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Tome quatrième.
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BAL

chàrge de poudre ; le premier avec unearquebuse dont le canon avoit trois piedsdeux pouces six lignes de long, & laballe trois lignes | de diamètre ; le secondavec un fusil dont le canon avoit troispieds dix pouces trois lignes de long ; &fa balle sept lignes de diamètre : la grosseballe a percé les deux ais , & traversépar conséquent toute l’étendue de l’eauqui étoit entre eux j au lieu que la petiten’a percé que l’ais supérieur , & s’estarrêtée applatie fur l’ais inférieur : d’oùl’on a conclu que le fusil étoit plus proprepour l’expérience de la réfraction quel’àrquebufe.

On a attache au dessus du bassin depierre qu’on a décrit plus haut, un fusilíur deux appuis fixes, dont l’un étoit àcinq & l’autre à sept pieds de distancedu bassin : on l’a assuré & rendu immo-bile fur ces appuis : il faisoit avec l’ho-rizon, ou la surface de l’eau ou dubassin , un angle de vingt degrés ; il étoitchargé du poids de trois deniers vingtgrains de poudre , avec une balle de septlignes de diamètre, qui pssoit dix-septdeniers six grains. La balle a percé le car-ton , le premier ais , & s’est arrêtée dansle second : on a vuidé l’eau, & les centresdes trois trous se sont trouvés exactementdans la même direction.

La même expérience réitérée a donnéla même chose : en augmentant la charge ,on a remarqué que la balle entroit moins ;& chassée par sept deniers six grains depoudre, elle s’est applatie d’un côté, &a peu frappé l’ais du milieu.

Chassée de l’arquebufe avec la mêmecharge, elle s’est divisée en deux parties,chacune inégalement applatie , fans avoirtouché l’ais du milieu. Chassée de lamême arme avec la moitié de la charge,elle n’a point atteint l’ais du milieu , &:n’a perdu que peu de fa sphéricité.

Une balle de sept lignes poussée avecune forte charge dans un réservoir de 40pieds de diamètre, profond de six pieds,contre un linge parallèlement étendu àla surface de 1 eau , à deux pieds de pro-fondeur , est restée fur ce linge applatie,mais fort inégalement.

La balle de même calibre, chassée de

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la méme arme avec un tiers de poudrede plus, s’est divisée en plusieurs petitsmorceaux de la grosseur d’une lentille ,& diversement figurés.

La balle tirée perpendiculairement àla surface de 1 eau , s’est applatie astèzrégulièrement.

Quand on tire dans l’eau, il s’en éleveune quantité plus 011 moins grande, &plus ou moins haut, selon la charge :quand la charge est forte, Peau s’élevejufqu’à vingt pieds.

La balle de sept lignes chassée parquatre deniers de poudre ou environ ,entre assez avant dans l’eau fans perdrede fa sphéricité ; chaslée par huit deniersde poudre, elle en perd la moitié ; pardouze deniers , elle la perd entièrement;& par seize, elle fe divise en plusieursparties.

D’où il s’ensuit i°. que la commotioncommuniquée à l’eau par la balle est très-considérable ; en ester si l’on tire fur uneriviere, on en sentira le rivage ébranléfous ses pieds : 2®. que plus la charge estforte, moins la belle fait des progrès dansl’eau ; 3 0 . qu’il n’y a point de réfractionsensible: 4 0 . par conséquent qu’il ne fauttirer dans l’eau, ni au dessous ni au dessusde l’objet qu’on veut atteindre: i, 9 . qu’ilne faut employer qu’une petite charge.

Mais on fait qu’une balle qui paíîè àtravers un morceau de bois mobile futdes gonds , & fort épais, ne se défigurepresque pas, & ne lui communique au-j cune impulsion ; tandis qu’il est constantpar les expériences qui précédent, qu’elles’applatít fur l’eau, & occasionne un'egrande commotion à tout le rivage. D’oùvient, peut-on demander , la différencede ces phénomènes? l’eau seroit-elle plusdifficile à diviser que le bois.

Voici comment }e pense qu’on pour-roit répondre à cette objection ; qu’uncorps mû ne communique du mouve-ment , au moins de translation , à unautre , qu autant que cet autre lui résisteou s’opposc à son mouvement. Ayez uncorps, même mou, rendez-le résistant,& auísi- tût vous lui communiquerez beau-coup de mouvement, & à tout cô quil’environnera. Si vous enfoncez douce-

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