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Usages. Son fruit se mange au BìíTao,cuit sur les charbons ou fur le gril ,ensuite assaisonné avec du sucre & deí’eau de fleur d’orange. Sa décoction seboit contre la toux Lt Tasthme, provenusd’une cause chaude ; contre la pleurésie,la péripneumonie ou rinflammation dupoumon, celle des reins, & la dysurie.L’écorce de son fruit sec corrobore lesintestins. Les Egyptiens en mêlent ladécoction dans le café, pour réchaufferle cœur dans les sievres ardentes & pesti-lentielles. Us ordonnent la poudre decette même écorce infusée avec le café,dans les maux de cœur & d’estomac.
Les Portugais n’ofent, dit-on, couperces fruits avec le couteau , par supersti-tion, parce qu’en les coupant en travers,aïs croient, dans la figure qui s’y trouvemarquée, reconnoître la croix de J. C.,mais ce n’est qu’un Y : ils les coupent avecles dents. Au Bistào ils ne font pas scru-puleux sur cet article. On les mange crudsou cuits au four, ou coupés par rouellesen trois morceaux fur le gril, ou coupésen deux en long , & séchés au soleil. Onies mange au vin, à Peau, au sel; cuitsenfin avec quelque graisse que ce soit.On donne le nom d 'embagnan à une sortede bouillie qui se fait avec des bananes.Les habitants de la Grenade, en Amé-rique, en font une espece de pain qui estd’un grand usage parmi eux. Les bananescuites avec leur peau dans de Peau larendent sucrée ; après avoir ôté leur peau,on les brasse pour en faire une boissonAgréable.
Du reste le bananier reííèmble entiè-rement au tando.
Sa graine est noire : elle ne se semepas, parce qu’elle est trop long-tempsA croître.
Remarque. Les Egyptiens croient, aurapport de’Profper Alpin, que 1 obananierest une production artificielle dite à unegreffe de la canne à sucre dans le tuber-cule de la racine du coiocasia ; mais unepareille opinion mérite moins une réfu-tation qu’un mépris.
Quatrième espece. Gaba.
|écs Malays appellent du nom de gabba
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ou qùjsang gabba gabba une ggatríemeespece de bananier , dont Rumphe adonné une courte description sans figureà h page 13 i de son Herbarium Amboi-nicum , volume V.
U différé du bananier , en ce qu’il estun peu plus petit dans toutes ses parties.Son fruit a onze pouces de longueur ;mais il est plus menu, ayant quatre oucinq fois moins de largeur que de lon-gueur , verdâtre ou verd-clair, à chairfeche comme la moelle spongieuse desbranches du sagou, appel! ée. dabba-gabba.11 ne se niange point cru d ; mais rôtifous les cendres chaudes ou frit dans lapoêle. On en recommande Tissage à ceuxqui ont la diarrhée. Le cinga-bala dixMalabar paroít être de la même espece.
U y en a une variété appellée semelle ,dont le fruit n’a que dix pouces de lon-gueur , & est plus large & jaune dans famaturité.
Cinquième espece. Nera.
Le nera ou nera-nendera des Malaba-res, cité par Van-Rheede dans son HortusAlalabaricus , volume I, page 20 , fansfigure, approche beaucoup du gabba &du bananier , dont il ne semble différerqne par la couleur de son fruit, qui aenviron 12 pouces de longueur, fur troisfois moins de largeur ; mais dont Técorceest d’un rouge foncé , & la chair d’unrouge-pâle.
Variétés. Cette espece paroít avoirune seconde variété, appellée nenderabala , à fruit de même couleur, mais unpeu plus court, c’est-à-dire, de onzepouces.
Le curvo-codde du Malabar , est unetroisième variété du nera , à fruit rouge ,encore plus court, & d’environ 10 poucesde longueur.
Sixième espece. Cro.
Le cro ou croho , ainsi nommé àAmboine , & pijsang-ubi à Banda , a lefruit long de neuf pouces, presque troisfois moins large, assez droit, à trois ouquatre angles , verd extérieurement, jau-nissant très-tard , à moelle plus blanche,plus dure que dans les autres espsçes s