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fa petitesse, & on sabandonne aux singes.ingt- h u itume. e'pece. SCKUNDILA.
Le íchundiía ou fchundila-canim-baladu Malabar, ne différé áuJacki qu’enceque son régime est'tout couvert de fruit,c’est-à-dire , de fleurs toutes fertiles.
Vingt-ncuvieme espece. BANGALA.
Les Malabaresregardent encore comme«ne espece de bananier , le bar.gala, qu’ilsappellent aussi bangala bala , dont lesfleurs font d un bleu tirant fur le brun.
Bcmarques, On voit par la descriptionde ces vingt-neuf especes de bananier,i°. que toutes ont des fleurs hermaphro-dites , dont les supérieures font stérilesdans la plupart; z°. que les fleurs fertilesne diffèrent des stériles qu’en ce que leurfleur est plus courte, & que leurs étami-nes font fans anthères.
M. Linné s’est donc trompé, lorfqu’ila désigné le bananier par la dénominationsuivante : Musa, x. paradifiaca , fpadicenutante , floribus mafculis perfìjlentibus,& le bacovier par celle de musa , z. sa-pienturn ,fpadice nutante , floribus maf-,'culis deciduis, puisque i°. ces fleurs nefont pas mâles, mais hermaphrodites com-plettes ; z°. ces fleurs hermaphrodites,qu’il appelle mâles, restent, pour la plusgrande partie , dans ces deux especes, &dans la plupart des autres, fous la formed’un cœur, comme nous savons expliqué.
11 y a encore deux autres erreurs dansîe caractère générique que M. Linné a di-gne au bananier, musa, dans son Syflemanatures, édition de ijóy , page 66y. Illui attribue six étamines ffllamenta sex ,quorum quinque perfecta ; mais il n y aque les grandes especes, comme le tando,ìa banane , &c. qui aient six étamines,celles à petit fruit, comme la bacove ,n’en ont que cinq , & toutes font com-plettes avec des anthères dans les fleursstériles, quoique M. Linné dise qu’iî n’yen a que cinq de telles. La quatrièmeerreur de cet auteur consiste en ce qu’ilprétend que les fleurs fertiles n’oni qu’unefeule étamine de parfai te ; piflilluni her-maphroditifilamento unicoperfeclo : maistoutes ont le même mombre de filetsoue les fleurs stériles, c’est-à-dire, cinq
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â six selon les especes, mais pas un daces filets n’a d’anthere.
Tant d’erreurs commises par un bota-niste de !a célébrité de M. Linné , non-feulement fur le bananier , mais encoresiir tant d’autres plantes étrangères , quin’étoient pas plus difficiles à bien caracté-riser, ne font que confirmer ce que nousavons dit ailleurs , qu’il falloic absolu-ment voir fleurir ces plantes dans leurpays natal, ou s’en rapporter entière-ment à ceux qui les y ont observées, sil’on ne veut pas risquer d’être trompépar les irrégularités que montrent cellesqui fleurissent par des chaleurs artificiel-les dans nos climats froids. [M. Ad^n-,son. )
* BAN ARA 07 BENARES , ( Géog. )ville d’A fie, au Mogol, dans le royaumede Bengale. Long. xoi. 30. lat. z6. zo.
BANAUÇON , f. m. en Architecture ,nom du troisième genre de machine desanciens , qui servoient à tirer des far-deaux. (P)
, * BANBURY, ( Géog. ) ville d’An-gleterre fur la riviere de Chernel , dansla province d’Oxford. Long. 16. 10. lat.52. o,
* BANC , f. m. ( Gramm. ) ce mot sbprend communément pour un long siégé,à dos ou fans dos, soutenu fur plusieurspieds ; & c’est du rapport que d’autresmachines ont avec fa figure ou avec fouusage, qu’elles ont pris le nom de banc.
BANC, terme de Jurisprudence , dansle chœur, est un des droits honorifiquesqui appartiennent au patron d’une église,ou au seigneur haut-juíticier dans la hantejustice duquel elle est située. Voyeç HO-NORIFIQUES [droits).
On appelle au palais meffieurs du grandbanc , les présidents au mortier, parcequ’en effet le banc fur lequel ils font astisest plus élevé que les sieges des aatresconseillers.
O11 appelle aussi bancs , au palais, desespaces de bureaux où fc tiennent lesavocats & procureurs pour parler à leursparties. (H)
Banc du Roi, (fíífl. mod. & Jurifp.)tribunal de justice ou cour souveraine enAnglçterre. On sappelle ainsi , parca