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Banc à vert , en Amérique, près de lacôte méridionale de Terre-neuve, vis-à-vis des baies de Plaisance & des Tré-passés.
Banc j acquêt ou le petit banc , enl’Amérique méridionale , à l’orient dugrand banc.
Banc des perles , en l’Amérique méri-dionale, fur la côte de Carracas , entrela ville de Rio de la Gacha & le capde la Vêla.
Banc des perles , en Amérique, versla côte de Venezuela, en allant de l’îleMarguerite à celle de la Tortue.
Banc de S. Georges , en l’Amériqueseptentrionale, vers la nouvelle Angle-terre & le cap de fable, fur la côte del’Acadie. On l’appelle aussi banc auxAnglois.
Banc de Bìmìnì , en Amérique, prèsde Pile Bimini, une des Lucayes, &de celle d’Abacoa, vers la Floride, furla partie orientale de Bahama.
BANCA , ( Geog. ) île d’Asie dans lesIndes , entre celles de Sumatra & deBornéo, avec ville & détroit de mémenom.
BANCAL, f. m. ( Hijl. nat. Botaniq. )arbre d’un nouveau genre dans la familledes aparines & du café, ainsi nommépar les Malays, qui 1 appellent encorebancbal lacbi lacbi & daunbitsjil , ceque Rumphe a exprimé en latin par lenom bancalns mas & parvifolia , feubancal us major latifolia , au vol. III,page 84, de son Herbarium Amboini-cum , où il en a donné une très-bonnefigure, quoique fans détail, à la plancheLV, figure 1. .
C’est un arbre haut de 30 pieds , atronc droit, élevé de dix à douze pieds,d’un pied environ de diamètre, cou-ronné par une cime sphéroïde , très-denfe, débranchés ferrées, vertes, op-posées en croix, menues, médiocrementlongues, & ouvertes fous un angle de45 degrés.
Ses feuilles font opposées en croix,assez près à près, garnissant les branchesd’un bout à P autre, au nombre de troisp tires. Elles font elliptiques, pointuesaux deux extrémités, longues de quatre
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à cinq pouces, une fois moins larges,entieres , lisses , unies , relevées en-dossons d’une grosse nervure longitudi-nale , ramifiée fur fes côtés , en sept àhuit paires de côtes opposées & portéeshorizontalement fur un pédicule cylin-drique aslèz court. A l’origine de chaquepaire de feuilles, on voit fur les côtesdes branches deux stipules triangulaires ,deux fois plus longues que larges , quiy font appliquées & opposées comme lesfeuilles.
Au sommet de chaque branche o»voit une semblable paire de stipules,qui contient pour l’ordinaire une liqueurjaune & gluante. C’est d’entre ces deuxstipules, que fort un pédoncule égal hla longueur de la moiti í des feuilles,couronné d’une tète sphérique , de cincjà six lignes de diamètre , portant un©centaine de fleurs hermaphrodites, íétamines blanches, séparées les unes desautres par une écaille. Chaque fleur portefur le sommet de l’ovaire qui est tur-biné : elle consiste en un calice cylindri-que d’une feule piece , marqué fur fesbords de cinq dentelures égales , d’un©corolle blanche d’une feule piece , enentonnoir, à tube long , partagé en cinqdivisions triangulaires égales, & en cinqétamines plus longues que la corolle. Lestyle qui part du centre de l’ovaire, égalela longueur des étamines , & est divisé àson extrémité en deux stigmates demicylindriques, blanchâtres, veloutés.
Chaque ovaire, en mûrissant, devientune baie à une loge, qui contient plu-sieurs graines brunes, menues comme desgrains de fable. L’assemblage de ces ovai-res qui n’ont pas changé de place, a entotal l’apparence d’un fruit semblable àcelui de l’arbousier, de la grandeur d’unegrosse cerise bien mûre , c’est-à-dire,de sept à huit lignes de diamètre, ridée,comme tuberculée ou chagrinée , blanojaunâtre, assez ferme , peu charnue,tenace, comme visqueuse, difficile à sé-parer par éclats , & d’un goût amer.
Culture. Le bancal croît dans les forêtsdes plaines maritimes, aux îles Moluques.Ií fleurit en mars , & fes fruits font mûrsen mai : c’est alors qu’ils tombent, &-Vv ì