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Oti piece de linge en deux ou trois dou- 'blés , capable d’entourer le corps, voye ^fig. i. planche XXX , les extrémités secroisent & s’attachent l’une fur sautreavec des épingles. Ce bandage sert à lapoitrine & au bas-ventre: on le soutientpar le scapulaire. Voye ç SCAPULAIRE.
Bandage pour la compression de l’ure-thre, dont M. Foubert se sert à l’instantqu’il doit faire l’opération de la taille à saméthode. Planche IX, fig. <$. (T)
Bandage, terme de fonderie ; les Fon-deurs en grand donnent ce nom à unassemblage de plusieurs bandes de fer plat,qu’on applique fur les moules des ouvra-ges qu’on veut jeter en fonte, pour em-pêcher qu’iîs ne s’écrascnt & ne s’ébou-îent par leur propre pesanteur. VoyeiFonderie.
Bandage du battant, en Passe-menterie , est une grostè noix de bois plate,percée de plusieurs trous dans fa rondeur,& de quatre autres trous dans son épais-seur. Les trous de la rondeur fervent àintroduire , à choix & suivant le befcin ,dans l’un d eux un bâton cu bandoir, quitient & tire à lui la corde attachée aubattant. Lorsque le métier ne travailleplus, on détorîille cette corde d’alentourde ce bâton, qui s’en va naturellementpar fa propre force s'arrêter contre labarre d’en-' aut du châssis. Les quatretrous de l’épaisseur de cette noix, fontpour palier les bouts des deux cordes quitiennent de paît & d’autre au chaffis dumétier. Ces cordes font ferrées fortementpar les différents tours qn’on leur faitfaire avec la noix, au moyen d u bâton oubandoir qu’on enfonce dans les diverstrous de la rondeur, & qui mene la noix àdiscrétion. Deux cordes fontattachées à cebâton,& d autre part aux deux épées du bat-tant, qui de cette maniéré est toujours ame-né du côté de la trame pour la frapper.
Il y a encore le bandage du métier àfrange , lequel est attaché au derriere dumétier ; il sert par la mobilité d’une petitepoulie qui est à son extrémité, â fairelever & baisser alternativement les liíîet—tes des luisants & chaînettes qui ornent latête des franges.
BANDASCHE-KABBELAAW, si m.
BAN
( Trlijì. nat. Ichthyologie.) comme quidiroit cabliau de banda , nom que Ruyschdonne à un poisson dont il a fait graverune figure astèz médiocre à la plancheXV , no. y , page *.9, de sa Collectionnouvelle des poisons d'Amboine.
Ce poisson eíi évidemment une especede celui que nous appelions banda,d après lui & Coyett ; il en a la forme &la grandeur • il en diffère principalementen ce que fa nageoire dorsale est épineuse,ainsi que celle de sanus, & un peu plusélevée vers son milieu ; que son corps estverd , avec trois lunules pareillementvertes, & deux taches rouges de chaquecôté derriere la tête. II y a une pareilletache rouge de chaque côté vers laqueue , & deux lignes vertes foncées fousle menton. Sa queue est tronquée , &comme légèrement creusée en arc.
Il est commun à Banda, & c’est lepoisson le plus approchant de la morueou du cabliau, dont les Hollandois habi-tants d’Amboine lui ont donné le nom.{M. Adanson.)
* BANDE , troupe , compagnie ,( Gramm. ) termes syn on i mes, en ce qu’ilsmarquent tous multitude de personnesou d’animaux. Plusieurs personnes jointespour aller ensemble, font la troupe ; plu-sieurs personnes séparées de la troupe ,font la bande ; plusieurs personnes que desoccupations, un intérêt, un emploi réu-nifient , forment la compagnie. Il ne fan Lpas se séparer de sa troupe pour fairebande à part. II faut avoir l’esprit &prendre sintérét de sa compagnie. On diíune troupe de comédiens , une bande deviolons, & la compagnie des Indes. Ondit aussi une bande d’étourneaux , desloups en troupe, deux tourterelles decompagnie.
Bande est encore synonyme à troupe.On dit d’une troupe de soldats qui com-battent fous le même étendait, que c’estune bande.
Romuius divisa les légions par cohor-tes , & les cohortes en manipules, dunom de l’enseigne sous laquelle elles com»fcattoient, & qui étoit alors une poignéede foin au bout d’une pique manipulas „
Voyei Enseigne & Légion.