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Tome quatrième.
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religion & un très-grand mérite de dé-livrer les animaux des mains de ceux quiveulent les tuer.

La purification du corps est leur céré-monie la plus essentielle : c’est pourquoiils se lavent tous les jours jusqu’aux reins,tenant à la main un brin de paille que lebramine leur donne pour chasser le malinesprit ; & pendant cette cérémonie, lebramine les prêche. Ils regardent tous leshommes d’une religion différente de laleur comme impurs , & craignent telle-ment d’avoir communication avec eux ,que fi ceux-ci viennent à boire dans leurtasse ou simplement à la toucher, les Ba-nians la brisent ; & qu’ils tariroient unefontaine ou tout autre réservoir dans le-quel un Mahométan ou un Juif, &c. seseroient baignés : lors même qu’ils se tou-chent les uns les autres , il faut qu'ils sepurifient avant que d’entrer chez eux ,de manger, &c. Ils portent pendue à leurcou , une pierre nommée tamberan , per-cée] par le milieu , & suspendue par troiscordons. Cette pierre qui est de la gros-seur d’un œuf, représente, disent-ils,leur grand Dieu ; ce qui les rend fortrespectables à la plupart des Indiens. LesBanians font divisés en quatre-vingts-trois estes ou sectes principales, íànscompter les autres moins considérablesqui se multiplient presqu’à l’infini ; parcequ’il n’y a oresque point de familles quin’ait ses superstitions & ses cérémoniesparticulières. Les quatre premieres sectesauxquelles tortes les autres se rappor-tent , sont celj°s de Ceurawath , de 8a-marath , de Britiow, & de Gocghi. Voy.Ceurawath, Bpinow, &c. Mandeslo,tome IT. (TOle'arius. {G )

* BANlSTEIiE, C f. (fíisi. nat. bot.)plante américaine dont la fleur est en pa-pillon , & fait pace à une semence uniesemblable à celle de l’érable. Milet endistingue cinq especes : elles aiment leslieux chauds, les b>is, & Rattachent auxarbres & aux autres plantes. Quelques-unesont quatre à cinq pieds de haut, d’autrcss’élèvent à huit, dix, douze, quatorze.Si elles ne rencontrent point d’appui ,elles se rompent. Les trois premieres ef-peces sont communes dans les bois de la

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Jamaïque : les deux autres ont été trou-vées aux Indes occidentales, proche Car-thagene.

BANKARETTI, f. m. (Hist. nat. bot.)arbre épineux du Malabar , très - biengravé, à quelques détails près qui man-quent , par Van-Rheede, dans son tìortusMalabaricus . volume VI , page 35 ,planche XX. Les Brames rappellent dou-tiringoujfi , les Portugais cliché falja oajllva da prajo macho , & les Hollandoispraatjes.

Cet arbre ressemble en quelque sorteau caretti, c’est-à-dire, au bonduc desIndes , en ce que ses tiges , ses branches& les pédicules de ses feuilles sonthéristés,comme lui , d’épines coniques un peucourbes, comparables à celles du rosier ,d’une ligne & demie à deux lignes delongueur.

Ses feuilles font alternes , médiocre-ment serrées, pinnées, c’est-à-dire, ailéesfur un rang simple, composées de cinqà sept folioles impaires, elliptiques , ar-rondies à leur base, pointues à leur extré-mité , longues de deux à quatre pouces ,une fois moins larges, marquées de huitpaires de côtes alternes, & portées furun pédicule commun cylindrique , égal àleur longueur , à l’origine duquel sontdeux stipules elliptiques, pointues, aslèzgrandesdeux fois plus longues que larges.

De faisselle de chacune des feuilles su-périeures , sort une fleur hermaphrodite ,élevée, presque sessile ou portée sur unpédicule cylindrique, mince , extrême-ment court ; chaque fleur est longue &large de six à sept lignes lorsqu’elle estbien épanouie. Son calice est d’un verd-jaune, & ressemble à une cloche d’uneseule piece, divisée jusqu’aux deux tiersde fa longueur en cinq portions pr. squeégales & caduques : la corolle plus courted’un cinquième que le calice , consiste encinq pétales jaunâtres presqu’égaux , & encinq étamines prefqu’aussi hantes qu’cux,partant du fond du calice, du centre du—quel s’éieve un ovaire ellipticre portéfur un pédicule court & surmonté d unstyle rouge.

L’ovaire, en mûrissant devient un1 légume elliptique pointu aux deux bowts 3