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Tome quatrième.
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BANQUE , partie da bois de métierd’étosse de foie. C’est un plateau de noyerde deux pouces environ d’épaisseur, d’unpied de largeur, & deux pieds de long,dans lequel est enclavé le pied de devantle métier ; ce plateau sert à reposer lesnavettes pendant que l’ouvrier cesse detravailler, & il retient le tenant de l’en-suple de devant.

Banque , en terme de Tabletier-Cor-nes kr, est une especede banc triangulaire& a trois pieds, fur lequel l’ouvrier enpeignes travaille à califourchons, & quia les mêàes parties & le même usageque l’âne. Foyq Ane.

Banque , ( Commerce. ) c’est ainsiqu on nomme à certains jeux , comme àcelui d u commerce, les cartes qui restentâpres qu on en a donné à tous les joueursle nombre qu’exige le jeu. La banque s’ap-pelle a d autres jeux, talon ou fond. Jdoy.Talon & Fond.

BANQUE , adj. en Marine : quelques-uns appellent ainsi un navire qui va pêcherîa morue fur le grand banc.j. On dit aussi qu’on est banque', pour

banc ; & dé-lit banc.

( Commerce .)débiteur faitde tous les biens à ses créanciers pourcause d’infolvabilité vraie ou feinte ; caril y a deux sortes de banqueroutes, la ban-queroute forcée , & la frauduleuse.

La banqueroute forcée, qu’on appelleplus proprement faillite, est celle quelait nécessairement un marchand pourraison des pertes qui l’ont rendu insolva-ble. lAoye^ Faillite.

La banqueroute volontaire ou fraudu-leuse , qu’on appelle aussi simplementbanqueroute , est celle qui se sait avecfraude & malice ; l’insolvabilité du débi-teur n’étant qu’apparente, &: les estersqu’il abandonne à ses créanciers n’étantqu’une partie de son bien, dont il s’estréservé le reste.

La banqueroute frauduleuse est mise aurang des crimes: mais ce crime demeuresouvent impuni, parce que les créanciersaiment mieux traiter avec le banquerou-tier , & lui faire des remises, que deTome IJA

qu on elt lur le grandbanque , lorfqu’on a quitté

BANQUEROUTE, f. f.est I’abandonnement qu’un

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perdre toute leur dette ; & _ dès qu’ilsfont d’accord , la justice ordinairementne s’en mêle plus. Voyeç la peine que leslois décernent pour la banqueroute frau-duleuse au mot Banqueroutier. ( H)BANQUEROUTIER, f. m. ( Com-merce.. ) est la qualification d’un marchand,banquier, ou autre particulier qui a faitbanqueroute.

Toutes les ordonnances prononcent lapeine de mort contre les banqueroutiers :mais dans Tissage elles ne font point exé-cutées ; on se contente pour Tordinairede les attacher au pilori, & de les envoyerensuite aux galères.

BANQUET , s. m. (en termes de Cou-tumes. ) s’est dit autrefois du repas qu’uavassal étoit obligé de fournir à son sei-gneur une ou deux fois Tannée. ( H)Banquet , on appelle ainsi ( en manège& cheç les Epéronmers. ) la petite partiede la branche de la bride qui est au-dessous de l’œil, qui est arrondie commeune petite verge, astèmble les extrémitésde Tembouchure avec la branche, & estcachée fous le . chaperon ou le fonceau»Voyei Chaperon , Fonceau , ùc.Ligne du banquet, est une ligne imagi-naire que les Èpéronniers en forgeant unmors tirent le long du baquet , & qu’ilsprolongent de part & d’autre de haut enbas, pour déterminer la force ou la foi-bleste qu’ils veulent donner à la branchepour la rendre hardie ou flasque. La bran-che sera hardie , si le trou du touret estau-delà de la ligne du banquet, à l’égardde Tencoîure • & elle sera flasque ou foi-ble, si le trou du touret est au-deçà decette ligne à l’cgard de Tencoîure. Vòye%Branche , Touret , ùc. ( V)BANQUETTE, s. f. ( en Architecture.)est un petit chemin relevé pour les gensde pied le long d’un quai ou d’un pont,& même d’une rue, à côté du chemindes chariots & voitures, comme les ban-quettes du cours à Rome, & celle dupont-neuf, du pont-royal , & d’autres àParis. Les Romains appeîloient decurfo -ria toutes fortes de banquettes.

On appelle aussi banquettes, des appuisde pierre de 14 pouces de hauteur , pra-; tiqués dans Tépaisseur des croisées & dans

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