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Tome quatrième.
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blanc salé, taché cl’un gris purpurin ; eîîesnaissent par bouquets au bout des bran-ches , & paroiílènt à la fin de mai. Cetarbuste peut être employé dans les platesbandes des bosquets de ce mois , & danscelles des bosquets d’hiver.

Le tragacantha , n v . 2. vient naturel-lement dans les îles de Majorque & deMinorque : il s’éleve fur une tige épaisse& ligneuse, à environ deux pieds dehaut.

La troisième espece est indigène des•îles de l’Archipel ; c’est un humble ar-brisseau qui se divise en plusieurs bran-ches velues. Les sieurs font d’un blanc■sale , comme celles des especes précé-dentes, mais elles font plus petites.

La quatrième 'espece est encore plusbasse , elle est commune en Espagne : sataille ordinaire n’est guere que de cinq àsix pouces. Les sieurs font de la mêmecouleur, &: plus petites encore que cellesde l'espece n°. 3.

Ces plantes te multiplient par leurgraine, qu’on terne en mars, dans depetites - caisses, fur une couche tempérée.Le semis doit passer l’hiver fous des châssisvitrés ; au printemps on pourra trans-planter ces petits arbustes à part chacundans un pot ; que ces pots passent encoredeux hivers fous des châssis vitrés , rienn’empêchera ensuite de les en tirer avecla motte , pour les planter à la fin d’avrilen pleine terre , dans l’endroit qu’on leurdestine.

J’ai recueilli de bonnes graines d’unvieux pied de l’eípece n°. 1. que je cul-tive depuis quelques années. Cette especesupporte bien nos hivers ordinaires ; maisil est prudent d'en conserver toujoursdeux ou trois individus fous des abris.J’ignore si les autres especes font aussidure , & si leurs semences mûriroientdans les climats septentrionaux de laFrance.

Les barbes de renard peuvent aussi semultiplier de marcotes^M. Duhamel s’estservi de ce moyen, je l’ai essayé fansbeaucoup de succès jusqu’à présent, ilest vrai que j’avois négligé de faire despoches aux branches que j’avois enterrées.

Miller dit que les tragacantha se repro-

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I duisent de boutures. Vers la fin d’avril,peu avant la pousse , on détache les pe-tites branches que l’on débarrasse desfeuilles & des anciens pédicules qui gar-nissent le bas ; on les plante dans despots, fur une couche tempérée & om-bragée , en arrosant convenablement. Lesarbustes de boutures doivent être traités,les premières années, comme ceux pro-venus de graine.

Les tragacantha qu’on veut élever enplein air , ne résistent bien au froid , quedans des terres maigres & seches.

C’est fur Pline de ces especes que M. deTournefort dit que l’on recueille dansPile de Candie Ja gomme adraganthe : ily a apparence que c’est notre "troisième.M. Duhamel assure en avoir trouvé quel-ques grains fur un arbuste de Pespece/z Q . 1. chez un de ses amis , aux environsde Paris.

1 Cette gomme exsude des tiges de cesplantes au commencement de juin , &dans les mois suivants. Elle doit étrtìblanche, luisante, légere, sans goût niodeur, & exempte de toute ordure. Ellesc dissout dans Peau , & devient une es-pace de gelée ou de mucilage qui sert,en pharmacie, à donner du corps à plu-sieurs remedes, dont on veut former despillutes. Ce mucilage, mis dans un nouéede ling.e fin , dont on frotte le velin , lerend aussi uni que Pi voire.

On mêle cette gomme avec le lait,pour faire des crèmes fouettées ; les pâ-tissiers Pemploient quelquefois en placede blancs d’œufs.

En médecine, elle est humectante,rafraîchissante , incraífante , elle calme latoux , les douleurs de colique, & lesardeurs d’urine. On ne peut la réduire enpoudre, qu en faisant chausser le mortierdans lequel on veut la piler ; les teintu-riers s’en servent pour donner de Papprêtà la soie qu’ils mettent en couleur.

C’est M. Duhamel qui nous a fournices particularités, (monfìeur le baron deTschoudi.

* Barbe a plusieurs acceptions : voiciles principales. H se dit des petites arrêtesqu’on remarque aux poiísens plats, &qui leur servent de nageoires (voyeç