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Rarméciâes étoient une des plus illustresFamilles de l’Orient. Us faiíbient remon-ter leur origine jusqu’aux anciens rois dePerse. Quoique déchus de leur ancienéclat, ils tinrent toujours le second rangsous les califes de Bagdat, & ce furent euxqui firent construire à Balkh, cette su-perbe mosquée couverte de riches étoffesde foie, & entourée de cent soixante cha-pelles , où les pèlerins faisoient leurs dé-votions. Ceux qui avoient l’intendancede cette mosquée portoient le nom deb armée, parce que cette dignité, quidonnoit beaucoup de considération, étoitattachée à cette famille. Les Barmecidesoccupèrent toujours les premieres clv rgesâs l’empire , & puissants fans ambition,ils n’inspirerent jamais de défiance auxcalifes, qui les employerent avec succèsdans la guerre & les négociations. Yahyafut celui de cette famille qui jetta le plusgrand éclat. Il exerça la charge de visirlòu,s le calife Aroun Rashid, fie fit con-noître qu'il étoit également propre à com-battre & à gouverner. Il eut quatre filsqui furent les héritiers de ses talents &de ses vertus ; mais étant tombé dans ladisgrâce, ils eurent tous une fin égalementmalheureuse. Leurs parents & leurs do-mestiques furent enveloppés dans leurruine. Les peuples touchés de leurs mal-heurs , conservèrent un tendre souvenirde leurs fervi-ces &c de leurs vertus. Leshistoriens ont perpétué leur mémoireavec autant de foin que celle des plusgrands conquérants, & lè nom de Bar-me'cide est toujours précieux dans l’Orient.Rashid , après s’être fouillé de leur sanginnocent, défendit, sur peine de la vie,de prononcer leur nom Cette défense fitbeaucoup de prévaricateurs. Un vieillardnommé Mondìr , se rendoit tous les joursauprès de la maison qu il s avoient habitée,pour y iaire leur panégyrique. Le calife,étonné de cette audace, le condamne à lamort : Mondir apprend ton arrêt fansémotion , & il demande pour grâce deparler au calife. On le fait comparoirredevant son maître , qui avoit été sonjuge ; & au lieu de chercher à le fléchir,il expose, avec une éloquence intrépide,
Jes services que ceux de cette famille
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f avoient rendus aux califes de Bagdat.Rashid charmé de fa générosité, lui ac-corda la vie, & lui fit présent d’un vase! d’or. Le vieillard l’ayant reçu des mainsde son maître, fe prosterna , selon l’usagede l’Orient, & s’écria; voici un nouveaubienfait que je reçois des Barmecides. Ilsfont encore bienfaisants après leur mort.Ces paroles ont passé en proverbe , poursignifier des services qui s’étendent fur lapostérité. Mahomet fut le seul des enfantsd’Yahia qui ne fut point enveloppé dansla ruine de fa famille , dont la proscrip-tion fut prononcée l’an 187 de l’hégire.
(T-N.)
\ BARMOS , ( Musique des anciens. )ï Voyei Barbitons (f. D. C.)
B ARN ABITES, f. m. pi. ( Hijl. eccl. )congrégation de clercs réguliers ainsinommés de f église de S. Barnabé à Milan ,où ils firent leurs premiers exercices. Ilsreconnoistènt pour instituteurs JacquesAntoine Morigia , Barthelemi Ferrera ,& François Marie Zacharie de Cremone,gentilshommes Milanois, qui jetèrent lespremiers fondements de leur ordre en1533. 11 s furent alors approuvés par Clé-ment VII & par Paul III en 1553. Quoi-qu’ils soient vulgairement connus fous lenom de fí a ma b: tes , leur véritable titreest celui de Clercs réguliers de la congré-gation de S. Paul. Ils portent l’habitnoir, à-peu-près semblable à celui desJésuites. Cette congrégation a produitbeaucoup d’hommes distingués par leursavoir & leur piété. Les catéchismes, lesmissions , & l’instruction de la jeunessedans les sciences & les lettres, font leursemplois ordinaires. Ils ont plusieurs col-lèges en Italie en Savoie, & quelques-uns en France ; fur-tout celui de Montar-gis, fondé par la libéralité des ducs d’Or-léans. <■ G)
BARNACLE, BARNAQUE, voyerBernacle.
BARNACLES , ( terme de Blasonyínglois. ) Foyer Broyé..
BARNET , f. m. {Hijl. nat. Conchy-liologie. ) espece de coquillage du genredu buccin , le plus commun de tous ceuxqui fe trouvent fur les rochers de lapointe méridionale de l’ile de Corée.
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