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Gusarate, sur la riviere de Nerdaba.
lat. 21. 55.
BAROCHÉ , adj. terme de Peinturedont on se sert pour exprimer que lepinceau n’a pas trace nettement un con-tour, & qu’il a éc’aboustê de la couleurfur le fond : on dit : vous baroche { tou-jours vos contours. Voyez Recham-pir. (R)
1 *BAROCO, ( Log. ) terme qui dé-signe le quatrième mode d’argument dela seconde figure. Un syllogisme en barocoa la majeure universelle affirmative, & lamineure & la conclusion particulièresnégatives. Voyez SYLLOGISME.
BAROMETRE, s. m. {Physi.) Lebaromètre est un instrument qui sert àmesurer la pesanteur de Tatmolphere &ses variations, & qui marque les change-ments du temps. Voye\ ATMOSPHEREù Temps,
Ce mot est composé de/ 3 a'p©-, poids,& de fj.íTpìv, mesure. On confond ordi-nairement , quoique mal-à-propos , lebaromètre avec le baroscope : celui - cicependant ne fait, suivant la significationd u mot, que marquer les altérations dupoids de Tatmosphere : le baromètre nonseulement marque ces altérations , maisencore les mesures. Voye% BAROSCOPE.
Le baromètre & ses usages font fondésfur T expérience de Toricelli, ainsi nom-mée de Toricelli son inventeur. On prendun tuyau de verre rempli de mercure,dont un coté est fermé hermétiquement,& dont Tautre bout qui est ouvert estplongé dans une cuvette remplie de mer-cure : quand le poids de Tatmospherediminue , la surface du mercure qui setrouve vers le bout inférieur, & furlaquelle Tair preste, se trouve moinscomprimée: ainsi le mercure qui est dansle tuyau descend ; & au contraire si lepoids de Tair augmente , le mercuremonte ; car la colonne de mercure sus-pendue dans le tuyau est toujours égalecn pesanteur au poids de Tatmosphere quipese dessus, comme il est démontré àl’article TORICELLI.
Dans cette explication nous supposonsque la pression de Tair vienne unique-ment de son poids, qui comprime les
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parties supérieures fur les inférieures,'Cependant il est certain que plusieurscauses concourent à altérer la pression deTair : en général la cause immédiate de lapression d’un fluide élastique tel que 1 air,c’est la vertu élastique de ce fluide , & nonson poids. On ne doit donc point attribuerla suspension du mercure dansl ebarometreau poids de Tair , qu’autant que ce poidsest la cause principale de la pression deTair. En effet le mercure du baromètre sesoutient aussi bien dans une chambreexactement fermée qu’en plein air : parcsque Tair de cette chambre , quoiqu’il neporte pas le poids de Tatmosphere , estcomprimé de la méme maniéré que s’ille portoit. Si Tair demeure de mêmepoids ; & que la compression de ses par-ties vienne à augmenter ou à diminuerpar quelque cause accidentelle, alors 1 omercure descendra ou montera dans lebaromètre, quoique le poids de Tair nesoit pas augmenté: Traité des fluides ,Paris , j 744. pag. 61.
Il y a différentes eqpeces de baromètre,dont nous allons détailler ici les prin-cipales.
Baromètre commun. La constructiondu baromètre commun est telle. On rem-plit de mercure un tuyau de verre, ferméhermétiquement par ffi partie supérieure,ayant son diamètre d’environ iode pouce,& sa longueur au moins de 31 ; on rem-plit ce tuyau de maniéré qu’il ne restepoint d’air mêlé avec le mercure, &qu’aucun autre corpuscule ne s’attaeheaux parois du tuyau. Pour y réussir , onpeut se servir d’un entonnoir de verreterminé par un tuyau capillaire , & rem-plir le tube par le moyen de cet en-tonnoir.
On peut encore chaste r les bulles d’airpar deux autres méthodes : la plus ordi-naire est de remplir de vif-argent tout letube , à la réserve d’un pouce environqu’on laisse plein d’air ; on bouche avecle doigt Torifice du tuyau , on le ren-verse , & en faisant promener la bulle,on lui fait entraîner avec elle toutes lespetites bulles imperceptibles , après quoion achevs de remplir le tube. Mussch,EJfl. de Phyfl