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Tome quatrième.
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ïumierc, comme M. Bernoulli l’a remar-qué depuis : ainsi moins il y a d’air, plusLa lumière est grande & durable.

Quand le mercure de M. Bernoulli neseroit pas bien pur, l’air seroit toujoursia cause, sinon naturelle, du moins effi-ciente du défaut de lumière , puisque cemême mercure en produit étant enfermésans air dans le vuide. Mais M. Bernoullia trouvé un secret de le rendre net en lelavant bien avec de Peau : on met fur lemercure cette eau , environ la hauteurde deux pouces; on agite fortement lemercure qui fe mêle avec Peau , puis onle laisse reposer ; & il rejette à la surfacel’eau sale & noirâtre : on réitéré la lotionjusqu’à ce que l’eau ne paroisse plus ouçresque point noirâtre, & alors le mer-cure est net. L’efprit-de-vin le lave plusvite & mieux que Peau., il s’est mêmetrouvé un mercure fort épais, dans lequel51 y avoit apparemment quelque matièrehuileuse & sulphureuse mêlée avec sesparties ; ce mercure n’est devenu asternet pour rendre de la lumière qu'à forcede lotions d’efprit-de-vin. Le mercuredevient si pur par ce lavement mêmed’eau feule , qu’il rend quelquefois de la. lumière, même dans une phiole pleined’air : mais cette lumière est foible.

Ce mercure ainsi bien purifié , laissesortir de ses pores assez de matière sub-tile pour vaincre la résistance de Pair.

II tant bien sécher le mercure ainsilavé, en le faisant palier par un lingenet • car la moindre humidité nuiroit àPexpérience.

Quelquefois le mercure même aprèsl’agitation , conserve en ses pores unematière gluante cachée, qui en les fer-mant ou les rendant roides, empêche lamatière subtile de sortir, & par consé-quent la lumière de paroître. La roideurdes pores peut faire cet effet ; car il fautque les pores se rétrécissent souvent pourlaisser palier cette matière : or s’ils nefont pas flexibles ils ne pourront se ré-trécir-. Cela étant, il paroítquele mer-cure qn’on dit être devenu lumineux parla distillation à travers la chaux vive ,avoit cette roideur de pores causee parquelque matière gluante qu’il a laistcc

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dans la chaux, en s’y filtrant & s'y puri-fiant par-là ; & c’est à cette feule purifi-cation que M. Bernoulli en attribue lalumière, & non pas aux particules ignéesde la chaux ; de plus ces corpusculesignées ne lui paroissent guere vraisem-blables.

Ces parcelles ignées deviendroientenfin inutiles par le fréquent usage,comme on volt arriver aux autres phossphores qui font lumineux par le moyende ces particules ignées ; ainsi ce phos-phore perdrbit enfin sa vertu.

2°. Ces parcelles ignées assez petitespour fe loger dans les pores du mercure,s’échapperoient quand on secoueroit laphiole , par les pores du verre bien pluslarges que ceux du mercure.

) Q . Cela posé, la lumière paroîtroítégalement dans la descente & l’ascensioudu mercure.

Dans l’explication, au contraire , deM. Bernoulli, le mercure ne fait queprêter fes pores étroits à la matière sub-tile ; dès que cette matière en est sortiepar l’agitation, il en revient auííi-tûtd’autres par les pores du verre. Enfin M.Bernoulli gardoit depuis un an un de cesphosphores, qui n'avoit encore souffertaucune altération. Il croit même qu’imeliqueur auíli pesante que le mercure ,pourroit donner de la lumière : & celaposé, si on pouvoit rendre l’or fluide,il seroit, selon lui , le plus propre à endonner, étant le plus pesant de tons lescorps ; le plomb fondu même en pourroicdonner s’il étoit bien pur.

Quant au mercure qu’on rend lumineuxen le mêlant avec dn phosphore artificiel,M. Bernoulli attribue cette lumière auphosphore seul.

Toutes ces lumières artificielles fontextrêmement délicates. II n’est pas sûrqu’en maniant une phiole, la sueur de lamain ne passe , quoiqu’en très-petitequantité, au travers les jointures dubouchon , & ne nuise à la lumière. Ilfaut être dans ces expériences scrupuleux,défiant, & en quelque sorte superstitieux..Voici un exemple remarquable de ladélicatesse de ces phosphores. M. Ber-noulli avoit une phiole qui luisoit pas-