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faut faire passer le mercure par un cornet 1de papier dont l’embouchure soit fortétroite, il y dépose suffisamment ses im-puretés.
3®. Que le mercure soit bien purgéd’air: versez d’abord dans le tuyau untiers de mercure que vous devez em-ployer , puis chauffez-le doucement &par degrés, en Papprochant petit-à-pe-tit d u feu j en le remuant avec un fil defer, vous aiderez la sortie des bulles d’airqui font dans le mercure, & que la cha-leur pousse dehors ; versez un secondtiers auquel vous ferez de même , & en-fin un troisième auquel vous ne ferezrien. La purification des deux premierstiers suffit pour lè tout.
M. Duíáy ne s’est point apperçu qu’undifférent degré de chaleur donné au mer-cure, produisît de différence sensible dansla lumière. Foyrp, outre les ouvragesdéjà cités, la thejè de M. Bernoulli, deMercurio luccnte in vacun , soutenue àBâle en 1719, & imprimée dans le re-cueil de ses œuvres. Geneve, 1743.(0)
" Nous allons indiquer un nouveau,» moyen de faire un baromètre simple ,r> avec toute la précision possible, »
On prendra un tube bien net, de lalon-gueur de 36 pouces environ, & d’un dia-mètre quelconque. A Pextrêmité supé-rieure , on sou filera une boule ou bou-teille qui la fermera hermétiquement.Cette boule peut être plus ou moinsgrosse, pourvu qu"elle ne soit pas moindreque le triple de la capacité du tube. Al’aiitre extrémité , on soufflera une se-conde bouteille à peu près quadruple dela premicre : puis en courbant la partieinférieure du tube, on fera venir la bou-teille dans une direction parallèle au tube.Cette seconde bouteille destinée à servirde réservoir au mercure , doit rester ou-verte , & être à la distance de trentepouces environ de la boule supérieure.
Quand on voudra charger le baro -mettre, on attachera un fil de ter audessous de la boule supérieure , & onversera dans la bouteille inférieure autantde mercure bien purifié qu’il en faut pourremplir le tube & la boule supérieure. Oncouchera ensuite le tube de tqutc sa lon-Tome IV.
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gtfeur sur un brasier, & on le fera chaufferde maniéré que le mercure bouille for-tement dans la bouteille inférieure, &que le reste du tube soit prêt à rougir.Alors par le moyen du fil de fer on re-lèvera le tube, on le retirera de dessusle brasier, & on le tiendra dans une si-tuation verticale. Quand le tube fera re-froidi , on l'inclinera pour faire monterune partie du mercure dans la boule su-périeure ; puis on le reportera fur lebrasier, en observant de le coucher demaniéré que la boule inférieure soit dedeux ou trois pouces plus élevée que laboule supérieure. On excitera le feu prin-cipalement sous les deux boules, & quandon verra le mercure bouillant pastèr envapeurs de la boule supérieure dans I*boule inférieure, on relevera prompte-ment le tube, on l'ôtera de dessus lebrasier , & on le tiendra , comme la pre-mière fois, dans une situation verticale,jusqu’à ce qu’il soit refroidi.
Cette seconde opération pourrait suf-fire ; mais il est bon de la répéter plu-sieurs fois. La réglé la plus sûre est decontinuer à faire bouillir le mercure ,jusqu’à ce qu’il paroisse devenir insensibleau feu comme du plomb fondu , c’est-à-dire , jusqu’à ce qu’il cesse de bouil-*sonner : alors on est assuré qu’il est par-faitement purgé d’air & d’humidité.
Les baromètres construits selon cetteméthode , auront les avantages suivants.La surface supérieure du mercure seraplane , & permettra de juger avec pré-cision de la vraie hauteur du baromètre .'L’accord entre tous les baromètres cons-truits dr,la même maniéré , fera parfait;on s’il y a quelque différence , elle viendradu frottement : il ne s’agira que dedonner un petit coup fur ces baromètresou de les remuer un peu , pour les fairemonter au même niveau. Le mercurefera brillant dans les tubes, & l’on n’yverra aucune tache.
Observons que le mercure de la bou-teille inférieure., restant exposé à sair ,reprendra bientôt sair & 1 humidité donton l’avoit dépouillé ; c’est pourquoi ,lorsejue le baromètre sera fait & mis enexpérience, il faudra avoir l’attentioa ds
Kkk