49 2 BAS
B ASILAIRE , adj. pris f. en Anato-mie , épithetes de différentes parties quifont considérées comme servant de bases :c’est dans ce sens que l’os sacrum & l’ossphénoïde ont été appelles os bafilaires.Voyei Os Sacrum & Sphénoïde. (L)Basilaire , ou Cunéiforme , apo-physe de l’os occipital, qui s’articule avecl’os sphénoïde. V. OCCIPITAL & SPHÉ-NOÏDE.
L’artere basilaire s’avance fous la pro-tubérance annulaire , où elle distribueplusieurs branches ; & lorsqu’elle est parve-•nue à l’extrémité de cette apophyse, elle sedivise en deux , & s’anastomose avec lesbranches postérieures de la carotide. V.Protubérance, Carotide, &c. (Z.)
BASILE (Ordre De S.) ordre reli-gieux, & le plus ancien de tous. 11 a tiréson nom , selon l’opinion la plus com-mune , de S. Basile, évêque de Césaréeen Cappadoce, qui vivoit dans le qua-trième íiecle, & qui donna des réglés auxcénobites d’orient, quoiqu’il ne fût pasl’instituteur de la vie monastique . dontlong-temps avant lui l’histoire de l’Eglisefournit des exemples fameux, sur-touten Egypte.
Cet ordre a toujours fleuri en orient ;& presque tous les religieux qui y fontaujourd’hui en suivent la réglé. II passaen occident environ l’an 1057. Le papeGrégoire XIII le réforma en 1579 , & mitles religieux d’Italie, d’Espagne & de Si-cile, sous une même congrégation.
On dit que S. Basile s’étant retiré dansla province de Pont vers l’an 357, y restajusqu’en 362 avec des solitaires auxquelsil prescrivit la maniéré de vivre qu’ilsdévoient observer en faisant profession dela vie religieuse. Ensuite Rufin traduisitces réglés en latin ; ce qui les fit connoî-tre en occident, quoiqu’elles n’y aient étésuivies qu’au onzième siécle. Dans lequinzième le cardinal Bessarion, grec denation,. & religieux de l'ordre de S. Ba-sile, les réduisit en abrégé , & les distri-bua cn 23 articles. Le monastère de S.Sauveur de Messine en Sicile est chefd’ordre de S. tìajìle en occident ; & l’onassure qu’on y récite l’office en grec. LeMire j de orig. ordm. relig■ (fi).
BAS
BASILE , f. m. ( Menuiserie. ) est lspente ou inclinaison du fer d’un rabot,d’une varlope , & généralement de tousles outils de Menuisier qui font montésdans des fûts, & qui fervent tant à drestèrle bois qu’à pousser des moulures. Lapente que l’on donne à ces fers dépend dela dureté des bois ; pour les bois tendreselle forme avec le destous du fût un anglede douze degrés, & pour les bois durselle forme un angle de 18 degrés. On re-marque que plus sangle est aigu, plus il ade force ; à moins que le bois ne soit sidur, qu’il ne puisse être coupé. Dans cecas, le fer se place perpendiculairementau fût; & au lieu de couper, il gratte.
BASILEE, ( Ge'ogr. ) Bajilia , fimrl-hîia ., nom d’une île que Diodore de Si-cile place à supposition de la Scythie,au-delà des Gaules. C’étoit dans cetteîle feule , selon cet écrivain, que les flotsde la mer jettoient l’ambre. Les anciensont débité fur cette matière des fablestout-à-fait incroyables , & dont l’expé—rience a découvert la fausteté. Mais la vé-rité est , ajoute Diodore de Sicile , quel’ambre se recueille sur le rivage de sîîeBasilée , & que les habitants de cette îlele transportent au continent voisin , d’oùensuite on l’envoie dans nos cantons.
La question est de savoir quelle étoitcette île , & où il faut chercher sa vérita-ble position? Au rapport de Pline, Pythéasnommoit ainsi une île que Xenop'hon deLampfaqueappelloitZùzÀA, & qu’il disoitêtre d’une étendue immense , à trois jour-nées de navigation du rivage des Scythes..On ne doute point que ces auteurs n’aientvoulu désigner la Scandinavie, que lesanciens ont pris long temps pour une île ,,quoique ce n’en soit pas une. ( f )Basilée Géogr. ) Bafilia , (ìus-Ìksiu. ,ville dont parle Ammien Marcellin , &cet auteur est le premier qui en fassemention. C’est au sujet de la construc-tion d’une forteresse auprès de cette villepar l’empereur Valentinien I, vers Paude J. C 374.
Les itinéraires ne connoissent pointBasilée , quoiqu’ils indiquent une routequi pastoit bien près de cette ville. La’destruction d’Auguste , capitale des Ran