494 BAS
enfin il y avoit une autre espece de basi-lic qui étoit produit par les œufs desvieux coqs, &c. Toutes ces absurditésn’ont été que trop répétées par les Natu-ralistes : on peut juger par ce que nousen avons dit ici, que de pareils contes neméritoient pas d’être rapportés plus anlong. (/)
Basilic, ocimum, ( Hist . nat. bot.)genre de plante à fleur monopétale , la-biée , dont la levre supérieure est rele-vée , arrondie, crénelée . & plus grandeque l’inférieure , qui est ordinairementfrisée ou légèrement échancrée. Il sort ducalice un pistil, qui est attaché commeun clou à la partie postérieure de lafleur , & environné de quatre embryonsqui deviennent dans la fuite autant desemences oblongues, enfermées dans unecapsule qui a servi de calice à la fleur.Cette capsule se divise en deux levres,dont la supérieure est relevée & échan-crée; l’inférieure est dentelée. Tourne-fort, Infl. rei. herb. Voye\ PLANTE. ( 1 )On distingue , en Jardinage , quatresortes de bajìlics : trois domestiques, dontl’un est appelle le grand bafilic ; l’autre,le petit ; le troisième , le panache ; 5 z lequatrième est le sauvage , qui se diviseencore en deux especes : tous fleurissentl’été, & viennent de graine.
Les bajìlics ne craignent point d’êtrearrosés en plein soleil : on les éieve furcouche & fous des cloches au mois deMai. Quand ils font en état d’être trans-plantés , on les porte en mottes dans lesparterres , & on en garnit les pots. II fauten excepter le petit bafilic , qui est tropdélicat & qui veut une terre plus légere,.& composée de deux tiers de terreau, &Pantre de terre de potager bien criblée.On l’arrose fréquemment ; on coupe avecdes ciseaux sa tête pour l’arrondir ; & onle fait sécher pour les courbiilons depoiílòn ; d’autres le. mettent en poudrepour servir à plusieurs sauces. (K)
BASILIC , ( Artillerie ) étoit autrefoisune piece de canon de quarante-huit li-vres de balle , qui pesoit environ septmille deux cents livres. Il ne s’en fondplus de çe calibre en France : mais il yA encore plusieurs arsenaux dans les-
Ê A S
quels il se trouve de ces anciennes piè-ces. (Q)
* BASILlCATE , (la) Ge'og. provin-ce d’Italie au royaume de Naples, bornéepar la Capitanate , la Calabre citérieure,les terres de Bari, d’Otrante , le golfede Tarente, & les principautés. Cirenzaen est la capitale.
B ASILICON , (Pharmacie ) nom queles Apothicaires donnent à un onguentsuppuratif. Voici comme il se prépare.Prenez résine de pin , poix navale , cirejaune, de chaque une demi-livre; huiled’olive , une livre & demie: faites -lesfondre au bain - marie ; pafíez ensuite letout. Cet onguent est nommé aussi te-trapharmacon : c’eíì un des meilleurs siip-puratifs que nous postêdions. Lemeryajoute à cette formule la térébenthinede Venise.
Bafiiicon veut dire royal , à cause desgrandes vertus de cet onguent. ( N )
* BASILICUM , {Hist. anc.) especed’ajustement ou de vêtement des anciens,dont la nature nous est encore inconnue.
BASILIDIENS, f. m. pi. {Hist. eccUfi)nom d’anciens hérétiques, sectateurs deBasiiide , qui vivoit vers le commence-ment duij. siecle.
Ce Basiiide étoit sorti de l’école desGnostiques, dont le chef étoit Simon leMagicien. Il croyois avec lui que J. C.n'avoit été homme qu’en apparence, &que son corps n’étoit qu’un fantôme; qu’ilavoit donné fa figure à Simon le Cyré-néen , qui avoit été crucifié en fa place.
Nous apprenons d’Eufebe, que cet im-posteur avoit écrit vingt-quatre livres furles Evangiles, & qu’il avoit feint je nsfais quels prophètes, à deux desquels ilavoit donné les noms de B arc ab a Sr deBarcoph. Nous avons encore les frag-ments d’un évangile de Basiiide.
Ses disciples prétendoient qu’il y avoitdes vertus particulières dans les noms ,& enseignoient avec Pythagore & avecPlaton qn’ils n’avoient pas été inventésau hasard , mais qu’ils signifìoient tousquelque chose de leur naturel. Basiiidepour imiter Pythagore, vouloir que sesdisciples gardaílènt le silence pendant Jans, Foy.NoM, PYTHAGORICIEN ,