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Tome quatrième.
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métal allié, qu’on ne peut former au tourà cause de sa trop grande dureté, commecelui des cloches qui est composé d’étain& de cuivre, ne vaut rien pour les for-mes dont nous parlons.

On peut préparer ces deux matières àrecevoir la íorme de deux maniérés, sui-vant qu’elles font malléables ou fusibles :elles demandent toutes deux des modelésfur lesquels elles puistènt être formées,arrmoins grossièrement d’abord, pour qu’onpuííse ensuite les perfectionner au tour. Lamatière malléable demande pour modeledes arcs de cercle, faits de matière solidesur les diamètres des sphères desquelleson veut les former. Celle qui est fusibledemande des modelés entiers de matièreaisée à former au tour; comme de bois,d’étain, &c. pour en tirer des moules danslesquels on puííse la jetter pour lui donnerla forme la plus approchante de cellequ’on désiré ; car il est ensuite fort aiséde la rendre régulière, & de la perfection-ner au tour.

Quoiqu’on puisse forger les formes delaiton ou cuivre jaune à froid au marteau,je conseille cependant de les mouler enfonte, & de leur donner même une épais-seur convenable à la grandeur de la spheredont on veut les former, aussi-bien qu’àla largeur de la superficie qu’on veut leurdonner : premièrement à cause qu’étantforgées & écrouées à froid, elles seroientaisément ressort sur leur largeur , &qu’elles altéreroient par ce moyen leurforme dans l’agitation d u travail ; ensecond lieu, pour empêcher par cetteépaisseur convenable que ce métal s’é-chaufïànt fur le tour, ne se roidisse contrel’outil, comme il fait pour l’ordinaire,se rejettant dehors avec violence jufqu’às’appîanir , ou même devenir convexede concave qu’il c toi t, s’il n’a pas uneépaisseur suffisante pour résister à soneffort.

Peur faire les modelés qui doiventservir à faire les moules de ces platines,on ne sauroit employer de meilleure ma-tière que l’étain, à cause qu’on peut lefondre avec peu de feu , & le tournernettement sans altérer fa forme. Le boispianmoins qui est plein , comme le poi-Tome IV.

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rìer ou le chêne , qui est gras & moinsliant étant bien sec, y peut servir assezcommodément : pour l’empêcher mêmede s’envoiler, & de se déjetter à l’humi-dité de la terre ou du fable qui serventà les mouler, auísi-bien que dans les chan-gements de temps, il convient de l’en-duire & imbiber d’huile de noix, de lin ,ou d’olive au défaut de ces deux pre-mières , laissant doucement sécher cesmodelés d’eux-mêmes, dans un lieu tem-péré & hors du grand air.

La meilleure maniéré de mouler cesmodelés, est celle où l’on emploie lefable. Tout cuivre n’est pas propre pourfaire ces formes ; on doit choisir celui quïest jaune , & qu’on nomme laiton doux:on peut auísi se servir d’étain pur d’An-gleterre, ou de celui d’Allemagne, alliéavec moitié d’étain de glace. Le fer biendoux est auísi fort propre pour faire lesbajsms à travailler les verres.

M. Colistier a trouvé une méthode dedonner aux bajjins & aux moules danslesquels il fond les miroirs de télescopes,telle courbure qu’il peut souhaiter, soitparabolique, elliptique, hyperbolique,ou autre dontl’équation est donnée. Cetteméthode sera expliquée dans un ouvrageparticulier qu’il doit donner au public ,fur fart de faire de grands télescopes deréflexion , d’en mouler les miroirs , demaniéré qu’ils sortent du moule presquetout achevés. Voye{ Lunetter,

Bassin d'empli, en terme de raffineriede Jucre , est un vase de cuivre qui nedifféré du bnffin de cuite que par son em-bouchure qui fait le demi-cercle. VoyeçBassin de cuite. On l’appelle baffin d’em-pli , parce qu’il sert effectivement à faireles emplis, & à transporter la cuite durafraîchislòir dans les formes. V. FORME& Rafraichissoir.

Bassin de cuite est, parmi les Raffi-neurs de Jucre, un vase de cuivre tenantà-peu-près deux seaux , de figure oblon-gue , arrondi vers son extrémité où il estle plus profond , &: angulaire vers sonembouchure. Il est garni de deux poi-gnées , & surmonté de deux hauts boxds,qui diminuent juíqu’à l’embouchiire oíiils n’excedent plus le fond. Ce bassin sert