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Tome quatrième.
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BASSINOIRE, s- f- (<Ëcon. dom.)c’est un instrument de cuivre que l’onremplit de braise pour échauffer les lits.L’on en connoìt de deux sortes : les unesfont mobiles ; on les promene du hauten bas dans le lit par le moyen d’un longmanche de bois : les autres font fixées ;on les suspend dans une petite cage debois, que l'on appelle moine. Les An-glois réfléchissant fur le péril qu’il y ade mettre de la braise dans un lit,

& fur le danger qu’il y a de s’ex-poser à une chaleur seche , telle quecelle des charbons ardents, ont ima-giné de faire des bassinoires en étain plei-nes d’eau bouillante; ils donnent à cesbassinoires 14 ou pouces de diamètre,

4 ou 5 pouces d’épaistèur au centre, &

1 pouce ou 2 fur les bords : elles font enforme de lentille : l’on y met un manche.Pour remplir d’eau les bassinoires l’on ôtele manche , on devistè l’écrou qui l’atta-che à la lentille ; par ce moyen on peutremplir le wartningpan , c’est-à-dire, labassinoire d’eau bouillante ; on la pro-mené d u haut en bas dans le lit, ou bienon la suspend à la cage de bois au centredu lit. Un seul warming-pan , remplid’eau bouillante, peut échauffer six lits :on s’en sert dans les voyages en hiver ;ils conservent leurs chaleurs pendant septheures, à ce que l’on assure dans YAvûnt-coureur de 1770. Ces vrarming-pan fontfaits à-peu-près de même que les platsd’étain remplis d’eau bouillante, donton se sert pour maintenir les viandeschaudes fur les tables, excepté que ceux-ci n’ont point démanché, mais seulementdeux anses pour les porter, & que pourles ouvrir on dévisse íe couvercle de des-sus, qui se visse hermétiquement avec sonfond. ( V. A. L. )

BASSON DE HAUTBOIS oufimple-ment BASSON , ( Lutherie. ) Cet ins-trument de Musique à vent & à ancheest composé de quatre pieces de boisperforées dans toute leur longueur. Lapremiere est percée intérieurement d’untrou conique que l’on a ménagé en tour-nant l’extérieur de la piece. En s’élar-gissant , il forme un épaulement qui eupercé de trois trous qui communiquent

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au canal intérieur de la piece : aux deuxextrémités de cette piece font deux te-nons garnis de filaííè , pour les fairejoindre exactement. Les tenons font fi-xés fur íe corps de l’instrument par lemoyen de quelques vis qui le traversent& vont s’implanter dans le corps del’instrument. Ces tenons doivent êtretellement éloignés les uns des autres queIe crochet de la bascule puiísc prendredans Tanneau de la soupape. Au des-sous de la patte de la bascule est unressort qui la renvoie en haut; en sorteque le crochet de la bascule est toujoursbaissé, & par conséquent banneau de lasoupape dont le cuir est par ce moyentenu éloigné du trou. Mais lorsqu’oatient le doigt appliqué sur la patte dela bascule, on fait hausser son crochet& banneau de la soupape, & par con-séquent baifïèr cette même soupape,dont le cuir s’applique & ferme exac-tement le trou. Les trois clefs du bassonqui ferment les trous , font construitesde même ; elles ne diffèrent que par lesdifférentes longueurs de leurs bascules.

La groste piece comme la petite estpercée dans toute fa longueur d’un trouqui va en s’élargiííànt. Elle est termi-née de même par deux tenons. Le pre-mier garni de silaísc entre dans un trou.L’autre qui en est aussi garni reçoit lebonnet qui est entouré d’une fret te decuivre ou d’argent selon que les au-tres clefs ou frettes en font faites. Lebonnet est percé d’un trou dans toutefa longueur , lequel est la continuationde celui de la grosse piece. La groflè pieceest percée de trois trous qui communi-quent avec le trou intérieur. Ces troussc ferment avec des clefs brisées, lors-qu’on appuie le doigt fur la patte deleurs bascules.

A l’extrêmité de cette piece, on ajustele bocal qui est un tuyau de cuivre oud’argent courbe ; on fait entrer íe tenondu bocal dans l’ouverture de la petitepiece qui est garnie d’une frette , commetoutes les parties qui en reçoivent rì’au-tres.

A s extrémité du bocal , on ajuste bau-tre composée de deux lames de roseau

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