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* BASSORA, ou BALSORA, (Geo.)grande ville d’Asie , au-dessous du con-fluent du Tigre & de l’Euphrate , dansl’Irac-Arabi. Long. 66 . lat. 30. 2.0.
B ASTABLES (Terres) adjec. plut.
( Hijì. mod. ) terres contestées entre l’An-gleterre & l’Ecosse : il étoit autrefois in-certain auquel de ces royaumes elles ap-partenoient avant qu’ils fussent unis. Cemot a toute l’énergie de litigieux , &vient de battre
BASTAGAIRE , f. m. nom de quel-ques officiers des empereurs grecs , dontla fonction étoit de veiller fur les bagagesde l’empereur. On nommait aussi dansl’églifede Constantinople bafiagaire , celuià qui il appartenait de porter l’image dusaint de î’église, aux processions , & dansles fêtes folemnelles. En ce sens , bafia-gaire revient à notre porte-baniere , ouporte- bâton de confrairie.
BASTAN, ( Géog. ) ville d’Asie, dansle Chorafan , ou plutôt dans la petiteprovince de Komus. Les tables arabiquesdonnent à cette ville long. 89. 30. lat.sept. 36. 10. (-f)
BASTARNES, f Hifi. anc.) peuplesCeltiques , dont il est beaucoup parlédans les anciens auteurs : aucun n’en aparlé d une maniéré plus détaillée queTite-live , qui les fait venir d’un paysen-delà du Danube. ( -f* )
* BASTERNE , f. f. ( Hifi. anc. &mod.) voiture traînée par des bœufs, enusage fous les regnes antérieurs à celuide Charlemagne , St appellée bafierne , depeuples de ce nom qui habitoient ancien-nement la Podolie, la Beílarabie, la Mol-davie, & la Valachie. Grégoire de Toursdit que la reine Denterie, femme du roiTheodebert, craignant que ce prince nelui préférât une fille qu’elle avoit eued’un premier lit, la fit mettre dans unebasterne , à laquelle on attacha de jeunesbœufs qui n’avoient pas encore été misau joug, & qui la précipitèrent dans laMeuse. Ces fortes de litières étoientmême plus anciennes que ce temps ; &Ennodius parle dans un de ses vers de labafierne de la femme de Bastûs. Symma-que écrivant aux infants de Nicomaque, »les prie de tenir les bafiernes prêtes pour g.
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leurfrere. M. l’abbé de Vertot pense quenos premiers François , dans le tempsqu’ils demeuroient au - delà du Rhin ,avoient emprunté la bafierne des Cimme-riens qui habitoient les rives du Bos-phore, avant qu’ils en eussent été chasséspar les Getes. Voye\ le VIII. vol. desMetn. de VAcadémie des Inscriptions.
B ASTI, f- m. (en Architecture.) fie diede l’assemblage des montants St traver-sants qui renferment un ou plusieurs pan-neaux , en Menuiserie ou Serrurerie : c’est:ce que Vitruve appelle replum. ( P )
B ASTI, ( Géog. ) ancienne ville épis-copale d’Espagne qu’Ortellius croit avoirappartenu aux B asti tains, (-f )
* BASTIA , ( Géog. ) petite ville ma-ritime de la Turquie en Europe, dansl’Albaníe, vis-à-vis î’ile de Corfou , àl’embouchure de.la Calamou. zong. 38.5. lat. 39. 40.
Bastia , ( Géog.) petite ville, ou bonbourg d’Italie, dans une petite île queforme le Panaro , au duché de Modene ,au-destous de cette ville.
BASTIA , capitale de la Corse. Unemontagne fort haute & très-roide dontle pied fie perd dans la mer, domine cetteville qui occupe fur la place un espaced’environ 400 toises de long fur ioo toisesde large : vers le milieu de fia longueur ,la mer forme une anse fermée au nord—est par un môle terminé par un Phareque les François y ont élevé, & au fiud-est par l’eficarpement du rocher fur le-quel est bâtie la citadelle que les Corsesnomment terra nuova ; ils désignent laville par le nom de terra vecchia ; elle est:plus grande, plus peuplée que la cita-delle ; elle n’est fermée par aucuns mursni foliés , mais du côté de la montagneles maisons y font fi contiguës les unesaux autres, qu’elles lui forment une en-ceinte.
La citadelle dont les fortifications n’onCjamais valu ce qu’elles ont coûté, n’aque l’avantage de mettre ce qu’elle ren-ferme à fia bri d’un coup de main, Scde protéger le port par un feu bienplongeant qui le met hors de toute-insulte.
Le château ouréfidoit le gouverneur