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& d intelligence que de ses indignes en-nemis.
Maniéré de disposer les troupes dansune bataille rangée. Loríqu’on a forméle dessein d’aller à l’ennemi, & qu’on està portée de le pouvoir combattre , " il71 faut disposer les troupes pour arriver71 devant lui en bataille, fur deux lignes :73 l’infanterie au centre, & la cavalerie„ fur les ailes, si le terrein le permet;73 parce qu’il y a des pays si coupés & si?i fourrés, qu’il faut mettre les brigades33 d’infanterie ou de dragons aux flancs33 de la droite & de la gauche, pour em-v pécher l’ennemi d’en approcher. Il y ar> d’autres situations partagées par des73 plaines & des buissons , où l’on place„ dans les intervalles d’infanterie, des73 escadrons pour la soutenir & profiter13 d u terrein que l'on veut disputer.
» Quand il y a de la difficulté à péné-» trer l’ennemi, & que l’on veut em-73 porter un poste, forcer une droite,n une gauche, ou le centre, on doitdisposer les troupes de maniéré, qu’elles73 se présentent également de toutes parts71 à l’ennemi, pendant que le plus fort77 de l’armée arrive en colonne fur l’en-, ?i droit que l’on veut pénétrer,. qu’on33 attaque vivement & fans relâche. Unr> ennemi qui n’est point prévenu decette disposition , fe trouve bientôt-1 renversé par un nombre supérieur, &pi on le poursuit avec ordre, pour ache-73 ver de le mettre en déroute.
73 Il y a d’autres situations qu’il fautabsolument rechercher avant d’atta-?» quer l’ennemi. S’il est posté dans les?> pays fourrés & coupés de haies & def) fossés , où son infanterie peut avoir71 beaucoup d’avantage, il faut le tourner7 > ou le déplacer , de maniéré que la73 cavalerie fur laquelle on compte beau-73 coup, puisse agir & partager le mérite73 d’une action , qu’il vaut mieux différer73 quelque temps, que de s’expofer à la73 manquer. Lorsque le général a des73 troupes de confiance à la droite , &73 qu’il connoît que le terrein de la gau-73 che de son champ de bataille est avan-71 tageux, .pour les y faire combattre , il77 doit les y porter, & mettre à la droite
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33 les troupes de la gauche : ce font des73 dispositions qu’il faut faire quelquefois>3 pour mieux s’oppofer aux forces de33 l’ennemi, suivant l’avantage que la73 situation du lieu donne , & le projet» que le général forme pour attaquer ;
» c’est de quoi le coup-d’ceil décide.
73 II faut, autant qu’il est gofsibíe,.
73 avoir un corps de réserve composé de71 bonnes troupes , cavalerie & infante-37 rie. La cavalerie doit être en troisième33 ligne.en bataille , derrière le centre73 de l’infanterie de la seconde ligne73 pour être en état de se porter où elle se-73 roit utile, sans rien déplacer de la secon-73 de ligne ; il faut dérober, s’il est possible,
73 à l’ennemi la connoisíànce de cette dis-»
7 i position. Dans le moment que la pre-73 miere ligne s’ébranle pour combattre,.73 on fait aussi-tót passer les bataillons de73 la réserve par les intervalles de la cava-33 lerie de la seconde ligne , pour se7 i porter brusquement dans les inter-73 valles des escadrons de la premiere,
73 en joignant l’efcadron le plus proche33 de la droite & de la gauche de l’in-33 fanterie de cette ligne. Suivant cette73 disposition, qui peut être inconnue à73 l’ennemi , on peut par le feu de l’in—
7 i fanterie , mettre un grand désordre73 dans fa cavalerie, lorfqu’elle vient7 i au coup de main. Si l’infanterie reste.73 dans la même disposition , elle favorise73 toujours le retour de la cavalerie , ou.73 elle marche pour attaquer en flanc73 l’infanterie ennemie de la premiere,73 ligne qu’elle déborderoit.
71 II faut observer , en mettant en ba—» taille la premiere ligne, de laisser aux:.73 deux ailes de cavalerie des intervalles,73 astêz spacieux pour ne rien déplacer de-73 vant l’ennemi, lorsque l’infanterie de la7 i réserve vient s’y porter. Le général doit71 faire reconooître de fort près les flancs.71 de l’armée ennemie pour les déborder7 i & les entamer, & les replier fur le cen-13 tre, rien n’est plus avantageux, & ne73 décide plus promptement de la victoire pil l’ennemi ne peut plus s’étendre , ni dis—11 poser du terrein dont il étoit le maî—il tre , il s’y voit resserré : les troupes.?) n’y combattent plus qu’avec contrainte