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» le terrein le plus avantageux pour Í’aíle
qui doit attaquer, & couvrir Pautre,» íì la chose est possible, par un ravin,w un canal, un bois, ou une montagne,» afin que ces obstacles détournent les55 ennemis de vouloir vous attaquer par55 ce cóté-là. Lorsque ces avantages ne55 se rencontrent pas, on peut couvrir’■> cette aile par des chevaux de frise,r> des tranchées ou retranchements de55 charrettes, beaucoup d’artillerie. „
La troisième disposition ne différé dela précédente, qu’en ce qu’on engage lecombat par la gauche, au lieu de le fairepar la droite.
La quatrième disposition consiste àengager le combat par les deux ailes, entenant le centre éloigné de Pennemi.
Pour réussir dans cette disposition sanscraindre pour Pinfanterie , qui se trouvepour ainsi dire abandonnée de la cavale-rie : voici ce qu’il faut faire selon M. lemaréchal de Puysegur , qui entre à cesujet dans un détail un peu plus cìreoní-tancié que Vegece.
« Quand les armées font à cinq ou six,, cents pas au plus l’une de Pautre, il„ faut que celle qui est supérieure enr> cavalerie faste doubler le pas à fes ailes« pour aller attaquer celles de Pennemi,„ & qu’en marchant, Ion aile droite se50 jette un peu fur sa gauche, pour dé--, border par les flancs celles qu’elles vont50 attaquer, en fe tenant un peu obliques-, pour ne pas trop approcher les efca-55 drons qui joignent Pinfanterie , afin55 de les obliger par-là de fe déplacer55 s’ils veulent vous venir attaquer. Alors55 s’ils le font , il s’enfuivra qu’ils ne fe-55 ront plus protégés de Pinfanterie. Dans55 ce cas il est constant que tout Pavan-55 tage est pour P armée dont les ailes55 iront attaquer ; & comme ces charges55 de cavalerie font bientôt décidées avant55 que les lignes 'de Pinfanterie en soient55 venues aux mains, le combat aux ailes55 fera fini. >5
M de Puysegur ajoute qu’il y a plu-sieurs exemples dé batailles dans lesquel-les les ailes de ca-.alerie fe font ainsichargées avant Pinfanterie: mais il croîtqua cela est arrivé plutôt par hasard que
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par dessein, à il en donne une raison biennaturelle , c’est que la cavalerie allantplus vite que Pinfanterie, si ceux quila conduisent ne la contiennent pas dansfa marche , elle est plutôt aux mainsque Pinfanterie.
Comme il est assez ordinaire, lorsquela cavalerie a ainsi battu celle de Pennemi,qu’elle s’emporte toute à la poursuivre,& qu’elle compte le combat fini pourelle. M. de Puysegur observe, « que ceux55 qui font habiles & qui ont des trou-55 pes dressées n’en laissent aller qu’une55 partie pour empêcher Pennemi de fe55 rallier , & qu’avec le surplus ils vont55 aider leur infanterie à battre celle de55 Pennemi en la prenant par les flancs55 & par derriere. »
La cinquième disposition ne diffèreguere de la quatrième , on couvre seu-lement le centre par des troupes légèresqui empêchent Pennemi d’en approcher.Cette précaution le met plus en fureté,& quel que soit l’événement de Patraquequi fe fait par les ailes, il n’est pas ab-solument abandonné à iui-même.
Observons à cette occasion que íesanciens faifoient de leurs troupes légé-res un usage différent de celui que nous>faisons des nôtres. Elles consistoient par-ticulièrement en archers & en frondeurs:ces troupes couvroient, clans P ordre debataille , celles qui étoient destinées àcombattre de pied ferme, elles fervoientà commencer le combat. Après qu’ellesavoient lancé leurs traits fur Pennemi,elles fe retiroient par les intervalles destroupes en bataille, pour aller fe placerderriere & agir suivant les différentesoccasions : ainsi le centre dans la dispo-sition dont il s’agit étant couvert deces gens de trait, trouvoit une protec-tion qui le mettoit à couvert d’une at-taque brusque.
La sixième disposition est presque sem-blable à la seconde & à la troisième. Danscet òrdre on choque pour ainsi dire 'Parmée ennemie perpendiculairementavec une aile fortifiée des meilleurestroupes, & on tâche de la percer & dela mettre en désordre. Suivant Vegece& M. le maréchal de Puysegur, çette
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