BAT
» "Lorsqu’il s’agit de combattre , les» officiers s’approchent autant qu’il est» possible du bataillon , & les rangs se„ serrent jusqu’à la pointe de l’épée ,
„ c’est-à-dire , que le second rang doitn toucher le bout des épées du premier,
>, ce qui ne donne guere que trois pieds„ pour Pépaisseur du rang & pour son» intervalle. Les files Rapprochent au->5 tant qu’il est possible, en conservant» la liberté du coude ■ ce qui veut dire,
» comme on l’entend ordinairement ,
,, que la file & son intervalle doivent„ occuper environ deux pieds. On volt», par-là que le bataillon occupe alors» beaucoup moins d’espace qu’aupara-», vant.
» Les officiers chargés du foin de for-w mer les bataillons , ne paraissent pas», s’embarrasser beaucoup à présent de la„ distance des rangs , parce qu’elle peut„ être changée fort aisément dans un» instant, & fur - tout diminuée , c’est,, pourquoi ils laistènt prendre n pieds„ pour cette distance : mais à l’égard de,, celle des files, comme il faut plus de„ temps pour la changer , ils la fixent à„ deux pieds pour Pépaisseur de la file &n pour son intervalle , ce qui est un espa-„ ce suffisant pour combattre.
,, II suit de-là que pour savoir Pespace», que le bataillon occupe sur le terrein», il faut compter deux pieds pour chaque„ homme dans le rang , & douze pieds„ pour Pépaisseur du rang, jointe à son„ intervalle.
„ Ainsi supposant un bataillon de six„ cents cinquante hommes fans compter« les officiers, & que ce bataillon soit>, composé de cinq rangs , on trouvera les», hommes de chaque rang, en divisant„ íix cents cinquante par cinq, ce qui», donnera cent trente hommes par rang ;« multipliant ensuite ce nombre par z ,„ on aura deux cents soixante pieds, ou,» quarante-trois toises deux pieds pour„ Pétendue de chaque rang.
,» A P égard de la profondeur des cinq», rangs, comme ils ne forment que quatre„ intervalles, elle est de quarante - huit,» pieds ou de huit toises, non compris», Pespace occupé par les officiers,
Tome IV.
BAT 537
„ Si le 'bataillon n’est que fur quatie», rangs, il n’aura que trente-six pieds», de profondeur , attendu que ses rangs», ne donneront que trois intervalles :
,» mais alors son front augmentera, car,, six cents cinquante divisés par quatre,
», donnent cent soixante-deux hommes», par chaque rang : multipliant ces hom-», mes par les deux pieds qu’ils occupent„ fur le terrein , on aura trois cents,, vingt - quatre pieds , ou cinquante-», quatre toises pour le front du même,» bataillon.
„ Ce modele de calcul ou de suppu*
,» ration peut servir pour toutes sortes», de bataillons dont le nombre d’hom-», mes fera connu , de même que celui,, des rangs : dans tous les cas il formera», toujours un rectangle beaucoup plus„ étendu fur une dimension que fur l’au-», tre. ,, EJfai fur la C a fl r a m étatì o n ,par M. le Blond.
Bataillon quarré , est un batail-lon dont lés soldats font arrangés demaniéré que les rangs sont égaux auxfiles, en forte que les quatre côtés quile terminent contiennent le même nom-bre d’hommes. Voye{ File.
11 y a deux sortes de bataillons quar-I rés ; savoir , à centre plein , & à centreyuide.
Le bataillon quarré à centre plein, estcelui dont les hommes sont placés toutde fuite , ne laissant que l’intervalle or-dinaire des rangs & des files.
Le bataillon quarré à centre vuide, estcelui qui laiíîe dans son centre un espacevuide de soldats, & qui est assez consi-dérable eu égard au terrein occupé parle bataillon.
Le bataillon quarré à centre plein esttrès-aisé à former. Ceux qui ont quelqueconnoissance de Pextraction de la racinequarre'e, n’y peuvent pas être embar-rassés ; car extrayant la racine quarréed u nombre d’hommes dont le bataillondoit être composé, on trouve d’abordla quantité dont chaque côté doit êtrecomposé.
J Ce bataillon est assez peu d’usage'dansla tactique moderne. _ ^
i°. Parce que le feu des ennemis, &Yyy