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Tome quatrième.
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ouvrage de les indiquer. Nous ne dironsqu'un mot des différentes eípeces de bat-teries.

Batteries a ricochet ne diffèrentpoint de celles de canon , & ce nom neleur vient que de la maniéré dont onl’y tire. La piece doit former un grandangle avec l’horison , & ne recevoir quede très-petites charges. Ce tir très-déli-cat, peu bruyant, mais très - destructifexige beaucoup d’art de l’officier d’artil-lerie qui doit combiner & varier sescharges & ses degrés fur la distance del’objet, son élévation & l’efset qu’il veutproduire. Il sert en général à détruire lesparapets, & renverser tout ce qui setrouve sur les terre-pleins, à plonger lesfoliés, à chastèr l’ennemi des défenses de laplace opposées aux attaques & des cheminscouverts, à prendre le derriere des flancs& des courtines qui peuvent s’opposer aupaíïàge du fossé : on attribue l’invention dutir à ricochet à M. le maréchal de Vau-ban qui l’employa pour la premiere foisau íîege d’Ath en 1697 ; mais il étoitconnu long-temps auparavant, commeon peut s’en convaincre en lisant la des-cription qu'en fait Moretti dans untraite' (TArtillerie imprime à Brejcia en1671. Lorfqu’on est loin du feu de laplace, les batteries à ricochet font quel-quefois à barbette.

Batterie a Barbette. L’épause-ment de ces batteries est , pour le ca-non , de la hauteur de l’affut, & n’apoint d’embrasures.

Batteriers d’Obusiers font lesmêmes que celles de canon. On peuttoujours les enterrer juíqu’à la genouil-lère. Couverture intérieure de leurs em-brasures doit être au moins de 2. pieds& demi de largeur, & leur fond d'uneinclinaison de 10 degrés au moins du der-riere au devant. Deux ou trois gabionssuffisent de chaque côté pour revêtirleurs joues.

Batteries de Mortiers et dePlERRIERS ; ne diffèrent de celles decanon , qu’en ce qu’on n’ouvre pointd’embrasures dans leur épauîement, &qu’on peut toujours les enterrer de plu-

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sieurs pieds. Les plateformes doivent êtrehorisontales & três-solides ; leurs centresdoivent être éloignés les uns des autresde 15 pieds, & se trouver tous à 12 piedsde l'épauîement: il suffit qu’eîles ayenttrois pieds de longueur plus que hurs af-fûts. On établit à cinq ou six toises enarriéré d’elles ; un petit magasin où l’oncharge les bombes , on le joint à la bat-terie par un boyau de communication ,qu’il est prudent de diviser par des tra-verses ; on ne doit jamais faire passer desbatteries fur d’autres batteries , & cellesde pierriers ne peuvent se placer au-delàde 50 toises de leur objet.

Batterie directe , celle qui batperpendiculairement la face d’un ou-vrage.

Batterie en écharpe, celle dontles tiers font une angle de vingt degrésau plus avec les faces ou les côtés despieces qu’elle bat.

Batterie de revers, celle qui batle derriere d’un ouvrage, & voit le dosde ceux qui le défendent.

Batterie d’enfilade ; celle quidécouvre toute la longueur de quelquepartie d’un ouvrage.

Batteries croisées , celles dontles feux se croisent faus un angle quel-conque fur une même face d’ouvrage.

Batteries de breche ou de che.

MIN COUVERT ; celles établies fur lacrête du glacis, ou dans le chemin cou-vert même pour détruire le revêtementdes ouvrages, & y ouvrir une brèche.

Batterie a redans ; celle dont lefront, au lieu d’étre dirigé suivant uneligne droite, présente à l’ennemi un ouplusieu A angles, elles font très-difficilesà bien construire , demandent plus detemps, donnent plus de prise par le nom-bre de leurs angles, ou par leurs jouesalternativement fort longues. Si l’on veutéviter les angles , les retours en fonttrop foibles , ou leur parapet devientimmense quand les redans ont de la pro-fondeur : s’ils n’en ont pas, pourquoi lesfaire ? Un retour à l’extrêmité de la bat-terie du côté où l’on craint Penfilade oules coups d’écharpe, & des traverses en.