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une amnistie, & leur laissa leurs privi-lèges.
Le siégé avoir duré long-temps , &le Czar avoir profité de cette circons-tance pour porter la guerre au sein dela Livonie. Tout se soumit : la seule villede Wenden lui ferma ses portes. Les ha-bitants aimèrent mieux s'ensevelir fousles ruines de leurs maisons, que de tom-ber tous le joug des Moscovites j ils creu-sèrent eux-mêmes des mines, y mirentle feu , & ne laiíiérent au vainqueurque des débris , des cendres & des ca-davres. Battori rassembla, des troupes detous côtés, & marcha à la rencontre desconquérants. Il commença par le siégéde Polocz ; la place fut emportée , & leroi empêcha ses soldats de venger par descruautés inouïes, celles que les Moscovi-tes a voient exercées fur les prisonniers.Ce trait d humanité lui gagna tous lescœurs. U avoir besoin d’argent , & laPologne paya gaiement de nouveaux sub-sides. Bientôt Pleskorv fut assiégée. Cesiégé est célébré par fa longueur , par laviolence des attaques, par la vigueurde la défense , où les Hongrois & lesPolonois se disputèrent de courage, oùSwiski, à la tête des Pleskoviens, renditson nom immortel. II fut terminé par letraité de Zapolia , qui fut l’ouvrage duJésuite Antoine Posíëvin.
Battori rentra dans ses états , & nesongea plus qu’à rendre la républiquesioriíîànte & redoutable. 11 attira par sescarcfles les Cosaques , peuple féroce,indomptable , qui , comme toutes lesnations guerrières , devoir fa n allianceà des ramas de brigands ; il leur don-na la ville & le territoire de Toch-timirow, & en sit, du côté du Boristhê-^ ' . I^^.pârt de la Pologne. Il donna
a la discipline militaire, trop négligéealors, une vigueur nouvelle , fit rentrerdans le devoir des habitants de Riga,qui vouloient se livrer aux Suédois, maî-tres d’une partie de la Livonie , conclutune treve avec cette puistànce , voulutpunir les habitants de Riga d’une nou-velle désobéistànce , exigea qu’ils se ren-dissent à discrétion , & à la vue de leursenvoyés, entra dans un tel délire de fu-
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reur, qu’il en mourut Pan 1500, après
un revne de dix ans, à la sieur de son âge.
L’impétuosité de son caractère ne s’étoitpoint décélée jusqu’alors ; & l’on est étonnéqu’un prince, qui s’emporta d’une ma-niéré si terrible à la vue de quelques dé-putés qui imploroient fa clémence , aitvu d’un œil froid , au siégé de Polocz ,la Dzwina teinte du sang de ses sujets,& promenant leurs cadavres mutilés, dé-chirés , palpitants encore, & attachésfur des planches. (M. de S act.)
BaTTORIE , f. f. ( Comm. ) nom queles villes Anséatiques donnent aux comp-toirs ou magasins qu’elles ont hors dechez elles. Les principales de ces batto-ries font celles d'Archange! , de Novo-grod , de Berghen , de Lisbonne , deVenise & d’Anvers. Elles en avoientaussi une à Londres : mais il y a déjà dutemps qu’elles s’en font retirées à causedes impositions excessives qu’on mettoicfur leurs marchandises. ( G )
* BATTRE , frapper ; ( Gramm. )Battre marque plusieurs coups ; c’estavoir frappé , que d’en avoir donné un.On n’est point battu qu’on ne loir frap-pe' ; on est quelquefois frappe' fans êtrebattu. Battre suppose toujours de l’inten-tion ; on peut frapper fans le vouloir.Le plus violent frappe le premier ; le plusfoible doit être battu. Frapper est tou-jours un verbe actif ; battre devient neu-tre dans je battre : car fe battre ne signifiepoint fe frapper soi-même de coups re-doublés , mais seulement combattre quel-qu’un. La loi du prince défend de se bat-tre en duel"; celle de Jesus-Christ défendmême de frapper.
Battre , en terme de U Art militaire ,signifie attaquer une place , un ouvrage ,&c. avec beaucoup d’artillerie. Voyeq_Batterie.
Battre en breche , c’est ruiner avec lecanon le revêtement ou le rempart dequelque ouvrage que ce soit, pour y faireune ouverture par laquelle on puiííè yentrer.
Battre par camarade , est quand plu-sieurs pieces de canon tirent tout à la foisfur un même ouvrage, soit d’une mémobatterie, soit de plusieurs.