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tés de la Meque, au retour des carava- Jnés de pèlerins & marchands Mahomé- Jtans, qui vont là par dévotion au lieude la naissance de leur prophète. Elle atoutes les vertus du baume de Giléad , oude la Judée, & est probablement le mêmebaume , qui est seulement endurci, &dont la couleur est altérée.
BAUME du Pérou , est de trois espe-ces , ou plutôt un même baume a troisdifférents noms : savoir, baume d'incision,qui est une résine blanche & glutineuíerovenant d’une incision faite dans far-te , & ensuite épaissie & endurcie. II ehexcellent pour les plaies récentes, fraî-ches , & ressemble beaucoup à Yopo bal-sdrnum , à l’odeur près qui le distingue.Baume sec , qui fe distille des bouts debranches coupées, auxquelîes font atta-chés de petits vaisseaux pour recevoir laliqueur, qui est d’abord semblable à dulait, mais rougit étant exposée au soleil.Son usage principal est dans la composi-tion du lait virginal, qui fe fait beaucoupmieux avec ce baume , qu’avec le Jioraxou le benjoin. Enfin le baume de lotion , Jqui est noirâtre, est tiré de l’écorce, desracines , & feuilles de l’arbre hachées &bouillies ensemble : on s’en sert pour lesplaies comme du baume blanc , & il estfort en usage chez les parfumeurs , à causede son odeur.
BAUME de Copahu, ou de Copaiba ,vient du Brésil, dans des bouteilles deterre : il y en a de deux fortes; l’un estclair & liquide ; l’autre est d’une cou-leur plus sombre &: épais: le premier estblanc, d’une odeur résineuse ; 1 autre tireun peu plus fur le jaune ; tous deux fontadmirables pour les plaies; les Juifs s’enservent après la circoncision pour étan-cher le sang.
BAUME de Tolu , est une résine liqui-de, qui à mesure qu elle vieillit, devientde la couleur & de la consistance de lacolle de Flandre. Elle se tire par incisionde quelques arbres qui croistènt dans lanouvelle Espagne, où les habitants lareçoivent dans de petits vaisseaux de cirenoire : elle ressemble au baume de Giléad jpour le goût & pour l’odeur , selonqu’elle devient vieille ; elle prend la con-sistance d’un baume sec.
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BAUME $ ambre liquide, est une résineclaire & rouge , produite par un arbrede la nouvelle Espagne , appelle par lesnaturels du pays o/ó/ò/; il ressemble àl’ambre gris , fur-tout par l’odeur, d’oìxvient son nom. Le nouveau baume estliquide , & est nommé huile, d’ambre li-quide : mais quand il est vieux, on l’ap-pclle baume d'ambre liquide : il vient desdeux Espagnes en banals, & est très-rareparmi nous.
On le trouve souverain pour les plaies,particulièrement pour les fistules à 1 anus :il reííèmble au baume de Tolu par l’odeur& la couleur, & est exprimé, de la mòmemaniéré que l’huile du laurier, d’un fruitrouge qui croît dans l’île de Saint-Do-mingue.
Baume , est aussi appliqué à de cer-taines compositions faites par les chymis-tes & apothicaires, principalement lorf-qu’il y entre des ingrédients balsamiques&: consolidants, en imitation des baumesnaturels.
Ceux-ci font appelles par maniéré dedistinction baumes factices ou artificiels.Nous avons deux différentes compositionsde baumes , en imitation d u baume vé-ritable d Egypte ; l’un par Matthiole ,l’autre par Furicus Cordus. Borner a aussidonné une méthode d’imiter le baumenaturel.
Baume de Saturne , est un sel ou sucrede plomb dissous dans l’huile ou espritde térébenthine, genievre ou semblables,digérés jusqu à ce que la matière ait ac-quis une teinture rouge. On dit qu’il ré-siste à la putréfaction des humeurs , &qu’il est propre à nettoyer & cicatriserles ulcérés. ( N)
Baume de soufre; c’est une dissolu-tion du soufre par une liqueur huileuse.On peut employer pour cette opérationtoute sorte d’huile : mais de. toutes leshuiles, I huile de térébenthine est la plusconvenable pour tirer une teinture desoufre.
Le baume de soufre térébenthine cil leplus en usage. Pour le faire, on met dansun petit marras deux onces de fleurs desoufre, on verse dessus huit onces d’huilede térébenthine, on place le mat ras furj un feu de fable, & on fait un feu de
digestion