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Tome quatrième.
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dérivent bedeau du Saxon bidet , crieur pu-blic ; c’est dans le méme sens que certainsanciens manuscrits Saxons nomment lesévêques bedeaux de Dieu , Dei bedalli.

Le traducteur du nouveau TestamentSaxon rend exactor par bydele ; & ce motest employé dans les loix d’Ecoíïè, poursignifier la méme chose.

Dans les églises & paroisses on nommebedeaux , de bas officiers laïques, vêtus delongues robes de drap , rouge ou bleu ,portant fur la manche gauche une plaqued’argent , ou un chiffre en broderie, quireprésente l’image ou le nom du patronde cette église ; ils ont à la main droite uneverge ou baleine, garnie de viroles & deplaques d’argent ; précédent le clergé dansles cérémonies , & fervent à maintenir lebon ordre pendant l’office , en chastàntles mendians , les chiens , Ùc. (G)

* BEDEGUAR, (Hift. nat. Mae. me’d.)nom que quelques auteurs qui ont écrit dela matière médicale , ont donné aux ex-croistànces spongieuses du laurier sauvage.On dit que les cendres du bedeguar fontbonnes dans la graveile , dans la dysurie,& quelles font dormir si on en tient sousl’oreiller.

* BEDER, s Geag. ) ville d’Asie dansles états du Mogol, capitale des Talingas.Long.Q$. io. Lat. zoL 50.

)NCO, ( Ge'ogr.)a source dans la

*BEDESE ouriviere d’Italie qui aToscane entre la Romagne , & se jettedans le golfe de Venise au dessus de Ra-venne.

* BEDFORD , ( Ge'ogr .) ville d’Angle-terre dans la province de même nom, avectitre de duché , fur l’Ouse. Long. 1 7. lat.£z. 8.

* BEDFORDSHIRE, (Ge’ogr.) petite

Í irovince d’Angleterre , dont Bedford esta capitale.

* BEDIZ - VELEZ ou BELZ, (Ge'ogr.étnc. (j mod.) ville d’Afrique au royaumede Fez , fur la côte de la méditerranée,avec port & château. On la prend pourI’ancienne Acrath.

* BEDOUINS, f. m. pi. ( Geogr. & Hift.mod. ) peuples d’Arabie , qui vivent tou-jours dans les déserts & fous des tentes. Usne íbnt soumis qu’aux émirs leurs princes,

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1 ou aux cheiks, autres seigneurs subalternes.Ils se prétendent descendus d’Isinaël. Ce-lui d’entre leurs souverains qui a le plusd’autorité , habite le désert qui est entrele mont Sinaï & la Mecque. Les Turcs luipaient un tribut annuel pour la íureté descaravanes. 11 y a des Bédouins dans laSyrie , la Palestine, l’Egypte, & les autresco itrées d’Asie & d’Afrique. Ils font Maho-métans ; ils n’en traitent pas plus mal leschrétiens. Ils font naturellement graves ,sérieux & modestes ; ils font bon accueil àl’étranger ; ils parlent peu , ne médisentpoint , & ne rient jamais ; ils vivent engrande union ; mais si un homme en tueun autre , l’amitié est rompue entre lesfamilles, & la haine est irréconciliable.La barbe est en grande vénération parmieux ; c’est une infamie que de la raser. Usn’ont point de gens de justice , l’émir ,le cheik ou le premier venu , termine leurdifférent. Ils ont des chevaux & des es-claves. Us font astèz peu de cas de leurgénéalogie ; pour celle de leurs chevaux ,c’est toute autre chose. Ils en ont detrois especes , des nobles , des mésalliés& des roturiers. Us n’ont ni médecinsni apothicaires. Us ont tant d’aversionpour les lavemens , qu’ils aimeraientmieux mourir que d’user de ce remede. Ilssont secs , robustes & infatigables. Leursfemmes font belles, bien faites , & fortblanches. Hoye\ le Diction 11. ge'ogr. deM. Hosgien. A juger de ces peuples furce qu’on nous en raconte, il est à présu-mer que n’ayant ni médecins , ni juris-consultes , ils n’ont guere d’autres loix quecelles de l’équité naturelle, & guere d’au-tres maladies que la vieillesse.

BEDOUSI, f. m. (Hift. nat. botan.)nom Brame d’un arbrisseau toujours verddu Malabar assez bien gravé, quoique fansdétails , par Van-Rheede dans son HortusMalabaricus , volume H,page $9,plancheL , sous le nom Malabare tsjerou kanneli.Les Portugais l’appellent fruita cauri d9mato , & les Hollandois wilde - dwerg -appelen.

C’est un arbristèqu de huit piés de hau-teur , à racine rougeâtre , fur laquelles’éleve une tige cylindrique de deux poucesde diamètre couverte du bas ea haut de