BEL
Culture. Le belam croît naturellementau Malabar dans les terrains sablonneux.
Qualités. Sa racine est légèrement amere& les fleurs sont fans odeur.
Usages. Sa racine pilée s’applique en |topique fur les plaies faites par la morsuredu serpent appellé cobra-capella. Les Ma-labares font prendre intérieurement & ap-pliquent extérieurement fes feuilles piléesdans l’huile de fefame , qu’ils appellentschirgelim , à leurs vaches & aux autresbestiaux lorsqu ils ont mangé quelque herbeempoisonnée ou qu’iis ont été mordus parune bête venimeuse.
Remarques. II n’est pas douteux que lebelam ne faste un genre particulier de plantequi fe range naturellement près de la ber-mudiane & de f iris dans la huitième sectionde la famille des liliacées où nous savonsplacé. Uoye\ nos Familles des plantespubliées en 1763 , volume II, page 6’o.Mais cela autorifoit-il M. Linné à ôter àcette plante son nom indien belam } pourlui substituer celui de ixia que les Grecsont donné de tout temps au gui de chêne ,vifcum , auquel nous pensons qu’on doit lelaisser ?
Une autre erreur dans laquelle M. Linnéest tombé au sujet du belam , c'est qu’ilFa confondu avec une autre espece quivient de la Chine, qui est infiniment pluspetite, plus touffue , & qui en diffèreassez dans toutes fes parties pour le laissersubsister comme une eípece différente.ÇM. Adanson.)
BELANDRE ou BELANDE , s. m.C Marine.) c'est un petit bâtiment fortplat de Varangue, qui a son appareil demâts & de voiles semblable à l’appareil d’unheu : son tillac ou pont s’éleve de poupe àproue d’un demi-pié plus que le plat-bord ;outre qu’entre le plat-bord & le tillac, ily a un espace d’environ un pié & demi quirégné en-bas, tant à stribord qu’à bâbord.Les plus grands belandres font de 80 ton-neaux , & fe conduisent par trois ou quatrehommes pour le transport des marchan-dises ; ils ont des semelles pour aller à labouline comme le heu. Voye\ Heu. (Z)
BELAPOLA , f. f. fHift. nat. botan. )espece d’elleborine , epipaclis , du Mala-bar , fort bien gravée, à quelques détails
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près , par Van-Rheede , dans son BonusMalabaricus , volume II } PI. XXXV ,p. 63. Jean Commelin dans fes notes furcet ouvrage , pag. 70 , a cru pouvoir ladésigner fous le nom de gladiolus indicuspalu/iris latifolius flore albicante.
D’un bourgeon semblable à une racinetraçante horizontalement , cylindrique ,longue de quatre à cinq pouces, une foismoins large , couverte d’une espece deduvet brun , jetant çà & là vingt à trentefibres blanches d’abord , ensuite rousses ,charnues , cylindriques , longues de trois àquatre pouces , fur deux lignes de diamètre ,& trois à quatre bourgeons en tubercules ,sphéroïdes, ou ovoïdes , d’un pouce à unpouce & demi de diamètre , charnus àchair blanc-verdâtre , tendre , légèrementvisqueuse , destinée à propager la plante ,s’élevent verticalement deux à quatre tigescylindriques , simples , fans ramifications rd’un pied & demi de hauteur fur trois àquatre lignes de diamètre , verd - foncé ,portant fur toute leur longueur environsept à huit feuilles dont les deux ou troissupérieures ressemblent à des écailles trian-gulaires , & les quatre inférieures font enfer de lance , longues d’un pié à un pié 8cdemi , cinq 011 six fois moins larges , verd-foncées , relevées en dessous de sept côteslongitudinales , blanchâtres , qui occasio-nent en destus autant de sillons , & formantà leur origine une longue gaine cylindri-que blanchâtre qui embrasse la tige , demaniéré qu’elles sont disposées alternative-ment & circulairement autour d’elle.
Le sommet de chaque tige est terminépar un épi conique , long de trois á quatrepouces , une à deux fois moins larges ,composé de quarante à cinquante fleursblanches très-serrées , longues de six à septlignes, ouvertes en cloche ou fous un anglede 4Ç degrés feulement, portées fur unpédoncule cylindrique un peu plus court ,accompagné d’une écaille triangulaire demême longueur. Les boutons de fleurs fontd’abord verds , ensuite blanchâtres & ren-flés fous la sixième feuille qui est striée.
Chaque fleur est hermaphrodite , poly-I pétale , incomplète , irréguHere , posée mrJ î’ovaire. Elle consiste en un calice à six' feuilles blanches portées fur l’ovaire, a fiez