Band 
Tome quatrième.
Seite
671
JPEG-Download
 

BEL

De Faisselle de chaque feuille fort unevrille deux sois plus menue que le pédiculedes feuilles , s’étendant horizontalement,& qui, à la hauteur de ce pédicule , sedivise en deux branches aussi longues queles feuilles , & qui se roulent en plusieurstours de spirale autour des branches desarbres pour y soutenir ses tiges.

Les fleurs font androgynes , c’est-à-dire ,que les mâles font séparées des femellesfur le mème pie , de manière qu’elles nais-sent solitairement & séparément, une mâleà faisselle d’une feuille , & l’autre femelleà Faisselle d’une autre feuille du côté opposéà celui d’où sort la vrille. Ces fleurs ne lévoient que dans les feuilles supérieures dela tige. Le pédicule des mâles égale lesfeuilles en longueur , pendant que celui desfleurs femelles égale à peine le pédicule deces mêmes feuilles.

Chaque fleur consiste en un calice d’unefeule piece , à tube très-court , à cinqdivisions égales triangulaires ondées, quatreà cinq fois plus longues que larges , ou-vertes en étoile & en une corolle une foisplus longue , monopétale , à tube très-court , presqu’insenlible , à cinq grandesdivisions ouvertes horizontalement en uneétoile de deux pouces & demi de diamètre,elliptiques , concaves , deux fois plus lon-gues que larges, plus étroites à leur origine,obtuses & dentées, comme déchirées à leurextrémité opposée, blanches d’abord , en-suite jaunâtres , velues , transparentes ,relevées de trois nervures grossières. Aumilieu du tube de la corolle font attachéstrois filets d’étamines bien distincts, extrê-mement courts , portant à leur sommettrois anthères courtes , réunies ensemblepar leurs côtés , dont l’une n’est qu’à uneloge , pendant que les deux autres sontchacune à deux loges composées de troislignes qui serpentent côte à côte , & quis’ouvrent par un sillon dans toute leur lon-gueur. Telles sont les fleurs mâles qui tom-bent en se séparant de leur pédoncule, peuaprès leur épanouissement.

Les fleurs femelles diffèrent des fleursmâles en ce qu’elles sont un peu plus peti-tes ; que leur corolle , au lieu d’étaminesparfaites , ne porte que les apparences detrois filets extrêmement petits , & en ce

BEL 671

que cette fleur porte fur le sommet d’unovaire ovoïde, à peu-près aussi long qu’elle ,couronné à son centre par un style fortcourt , à trois stigmates hémisphériquesgrossiers, & fort peu plus longs que sontube.

Cet ovaire en mûrissent devient uneécorce ovoïde , longue d’un pie , une foismoins large , plus menue à son extrémitéinférieure , d’abord tendre , couverte depoils blanchâtres , ensuite ligneuse , jaunâ-tre , très-dure, épaisse de deux lignes ,charnue , comme fongueuse & aqueuse in-térieurement, partagée en trois loges quine s’ouvrent point & qui contiennent cha-cune urte centaine de graines elliptiques ,plus étroites à leur origine , légèrement:échancrées à l’extrêmité opposée , longuesde douze à treize lignes , une fois à unefois & demie moins larges , jaunes-brunes ,entourées d’un sillon fur chacune de leursfaces.

Culture. La belaschora croît par tout leMalabar : on la cultive aussi dans les jardins:elle fleurit dans la saison des pluies.

Usages. Son fruit lé mange ; son suc soprend avec un peu de cumin, polir dissipéeles lassitudes spontanées ou accidentelles ,& pour fortifier la respiration. La décoc-tion de ses feuilles avec le sucre se donnedans la jaunisse.

Remarque. II est d’autant plus étonnantque Jean Comme'in ait regardé cette plantecomme une efpeee de potiron , & mémecomme le potiron commun , pepo vulgaris ,qu’elle n’a aucun des caractères du potiron ,& qu’au contraire elle pcíscde tous ceuxde la calebasse, f A/. Adánson.)

BELATUCADRUS, f. m. (Myth.)nom d’une fausse divinité honorée autrefoisen Angleterre , dont il est fait mentiondans une inscription trouvée fur une vieillepierre dans la maison du sieur Th. Dikes ,dans le comté de Cumberland , qui porte :Deosanclo Belatucadro Aurelius Diatovdaram ex voto posuit. L. L. M. M. Ontrouve encore fur une autre pierre cetteinscription au même Belatucadrus : Bêla -tucadro Jul. Cìvilis Opt. V. S. L. M-& sur une troisième qui a échappé au re-cueil des inscriptions de Grutter, & queCambden a communiquée- On lit dans