Band 
Tome quatrième.
Seite
685
JPEG-Download
 

BEL

laissa son trône à son fils Merodach-Baladan. ( T-N.J

BELE S ME ou Bellesme, (Géogr.Antiq.J ville du Perche, qui passe pourla premiere & la plus ancienne de cettepetite province, à quatre lieues de Mor-tagne au sud , & un peu plus de Nogent-le-Rotrou à l’ouest. M. Baudelot, dansun Mémoire lu en 17x7 à Pacadémie desinscriptions , se plaint de ce que ceux quifont des descriptions particulières des villes& des provinces , en négligent souvent lesantiquités. M. de Bry de la Clergerie ,dans son Histoire du Perche, ne fait au-cune mention des deux inscriptions trou-vées dans la forêt de Belesme : la pre-mière ne contient que le seul mot Aphro-dstum. C’étoit Pinscription d’un temple oud’une chapelle du voisinage , consacré àVénus , nommée par les Grecs Aphroditedu mot titpfo ;, spuma , parce qu’on croyoisque cette déesse étoit sortie de Pécumede la mer, lorsqu’elle parut pour la pre-miere fois à Cythere , c’est-à-dire , lors-que les Phéniciens en établirent le cultedans Piste.

La deuxieme inscription est conçue ences termes :

DlIS IJSTFERIS

VeneriMarti etMercurio

SACRUM.

BELETTE , f. f. muflella domeflica ;C H st. nat. Zoolog. J petit animal qua-drupède dont on a donné le nom à ungenre entier de quadrupèdes , gémis muf-telinum. Les animaux de ce genre sont car-nassiers , mais ils différent des autres animauxcarnassiers , en ce qu’ils sont plus petits ,qu’ils ont le corps plus mince & plus long , latête plus petite & plus alongée, & les pattesplus courtes ; de sorte qu’ils semblent êtrefaits pour se gliíîer & s’infinuer à traversles plus petites ouvertures ; & en effet ilspénètrent dans des endroits dont l’entréeest fi étroite , qu’on ne croiroit pas qu illeur fût possible d’y entrer.

La belette est plus petite que le putois ;

B Ë L 68;

le dos & les côtés du corps font de cou-leur rousse , la gorge & le ventre sontblancs ; & cette couleur s’étend depuis lebout de la mâchoire inférieure , jusqu’àPextrêmité des pattes de derrière fur leurcôté intérieur ; car le côté extérieur, &presque tout le reste du corps est roux : lemuseau ressemble à celui du chien, de sorteque la mâchoire supérieure est plus avancéeque Pinférieure. La belette a des soies enforme de moustache. Ses dents sont aunombre de trente-deux ; fíx incisives, deuxcanines, & huit molaires dans chaquemâchoire ; les canines sont longues &fortes : les yeux font petits & noirs ; lesoreilles courtes & larges , arrondies , cou-vertes de petit poil fort épais : ce qu’il y ade singulier , c’est que la partie postérieurede la conque est double , c’est-à-dire ,composée de deux panneaux qui formentune sorte de poche dont I’entrée est aubord de la conque. La queue est astersemblable à celle d’un rat, quoique beau-coup plus courte : les piés sont larges àproportion de la grosseur de l’animal ; il ya cinq doigts à chaque pié , & un petitongle à chaque doigt. La belette est unanimal fort vif «St fort agile ; elle habitedans les greniers, dans les vieux murs, dansles étables, & sur-tout dans les trous enterre : elle cherche avec avidité les œufsdes pigeons , des poules , &c. pour lesmanger. Elle fe nourrit le plus souvent derats, de ferpens, de taupes ; elle les sur-prend dans leurs trous , parce qu’elle estfaite de façon qu’elle y pénétré aisément ;& elle est aster courageuse pour attaquerdes animaux plus gros qu’elle , comme sontles gros rats ; car on prétend qu’elle leurdonne la chaste de quelque efpece qu’ilssoient. L’agilité de la belette & la finesiède son instinct lui donnent aussi de Pavan-tage sur les chauvesouris & fur d’autres oi-seaux , dont on prétend qu’elle suce le sangaprès qu’elle les a tués. Ray. Aldrovartde.Voyei Fouine , Putois , Quadru-pède. (I)

La belette est d’ufage. Après en avoirôté les boyaux , I’avoir salée & fait sécherà l’ombre , deux gros de cet animal pré-paré comme on vient de dire , pastènt pourun remede efficace contre le venin du fer-