714 BEL
quelque montagne ou terraiïè ; ce peut êtreaussi une éminence ou plate-forme élevée &soutenue par des talus de gazon, pour jouirde la belle vue dont le beíveder a pris sonnom. On voit un fort beau belvedèr enforme de palais, dans les jardins de Bagno-let, & dans ceux de Meudon, de S. Cloud& de Marly : on en trouve tout degazon. (K)
BelvedÉre , s. f. (Hifi. nat. bot.)plante qui doit être rapportée au genrenommé patte d’oie. Voyez PATTED’OlE. ÇI)
La belvederé , linaría , (Jardinage.) estune plante que les latins appellent Unaria ,qui jette plusieurs tiges à la hauteur de deuxpiés , garnies de feuilles semblables à cellesdu lin. Ses fleurs font jaunes, fermées endevant par deux levres en forme de mâ-choires. Il s’éleve du calice un pistil quise change en un fruit à deux baies rem-plies de semences.
Cette plante fe multiplie par la graineque I on seme en pleine terre pour la re-planter. On la trouve dans les lieux incul-tes , & on la met fur une plate-bande oudans des pots : elle aime assez sombre , &forme un buisson. ÇK)
* Belvedere , ( Géogr. ) ville deGrece, capitale de la province du mêmenom , dans la Morée. La province est situéefur la côte occidentale de la mer.
* B ELUS , ( Myth. ) c’étoit la grandedivinité des Babyloniens. S’il est vrai quela tour de Babel lui ait servi de temple ,le paganisme n’a point eu d’autels plus an-ciens que ceux de Belus. Les rois de Ba-bylone y amassèrent successivement destrésors immenses , que Xerxès pilla auxe' our de son expédition de Grece. Ce íutalors qu - le temple fut démoli : il en resteun belle description dans le premier livred’Hirodote. Les prêtres de Belus avoient ipersiadé aux habitans de Babylone , quele dieu honorait de fa présence toute viergeBabylonienne qui se rendoit dans un litmagnifique qu’on avoit dressé dans le lieudu temple le plus élevé ; & toutes lesnuits Belus avoit une compagne nouvelle.Ce Belus qui accueilloit si bien les fillesde Babylone , étoitle soleil pendant le jour,ou la nature elle-même qu’on adorait sous
BEL
son nom. Dans la fuite, le premier roi desAssyriens qui porta le nom de Belus , ayantété mis au rang des dieux , on confonditce Belus avec la grande divinité des Assy-riens. II y eut beaucoup d’autres princesde ce nom ; & Cicéron appelle du nom deBelus , le cinquième de ses Hercules.
* BELUTES (les) , f. m. plur. fGéogr.)peuple de voleurs & de vagabonds, quivivent fous des tentes, & se tiennent auxenvirons de Candahar, entre les frontièresde Perse, & l’empire du Mogol.
BELUTTA ADEKA MANJEN, s. m.C Hifi. nat. Botanique. ) espece d’amarantçtrès-bien gravée , avec tous ses détails ,fous ce nom Malabare, par Van-Rheede ,dans son Hortus Malabaricus , volume X,page j $ y planche XXXVIII. C’est Ya-marantnus fpicatus argenteus Americanusde Boerhaave , & s amarantkus fpicâ al-bescente halntioi e , figuré par Martyn ,dans ses Centuries , planche VII. M.Linné Pappelloit, en 1737 , celofia foinslineari-lanceolatis , dans son Hortus Clif-fortianus , page 43 ; en 1753 , celejìa z.argentea yfoliis lanceolatis , ptáunculis an~gulatis y fpicâ ovato - oblonga , dans sonSpecies plantarum y page :cO$ enfin dansson Syflema ha tu t te , édition 12 e , impri-mé en 1767 , il lu) donne le nom de ce-lofia l. argentea , foliis lanceolatis , jli-pulis fubfalcatis y pedunculis angulatis 9fpicis cariofis y page z S J.
C’est une plante annuelle qui s’élevedroite à la hauteur d’un pié à un pié &demi, sous la forme d’un buisson ovoïde tpointu , presque deux fois plus long quelarge, à tige cylindrique , verte , char-nue , seche , comme ligneuse , de troislignes au plus de diamètre , ramifiée unpeu au dessous de fa moitié supérieure ,en quatre ou cinq branches alternes ,longues , cylindriques , ouvertes à peinesous un angle de trente degrés.
Sa racine est blanche , fibreuse , longuede deux pouces au plus.
Les feuilles sont alternes , disposéescirculairement le long des tiges & desbranches , à des distances d’un à deuxpouces , elliptiques , pointues aux deuxextrémités , longues de deux à trois pou-ces , deux fois & demi à trois fois moins