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pétale % tube cylindrique très-menu , pres-que une fois plus long que ses quatre divi-sons qui font horizontales , triangulaires,trois à quatre fois plus longues que larges.Du sommet du tube de la corolle partentquatre étamines égales , de moitié pluscourtes que les divisions , menues , à an-thères jaunes. Le style quis’éleve du centrede l'ovaire, est un peu plus haut que lesétamines, & divisé en deux stigmates demi-cylindriques veloutés fur leur face inté-rieure.
L’ovaire, pendant que la fleur est épa-nouie , ne paroît au deíïïis de la fleur quecomme une portion du calice fous la formed’un hémisphère d’une demi-ligne au plusde diamètre ; mais en mûrissant par lasuite , il devient une baie ovoïde de cinqlignes de longueur fur une largeur moindrede moitié , d’un verd foncé d’abord, en-suite plus clair & jaunâtre , à chair blan-châtre , succulente , partagée intérieure-ment en deux loges qui contiennent com-munément chacune deux graines blanchâ-tres, triangulaires, longues de quatre lignes,une fois moins larges , à deux côtés plans& un convexe , attachées par le bas aufond du fruit. Quelquefois il avorte une deces loges , & quelquefois austì une , deux& même jusqu’à trois de leurs graines ; deforte que souvent on n’en rencontre qu’uneou deux dans chaque fruit ; alors ces grainesgrossissent aux dépens des sucs de celles quifont avortées, prennent plus de grandeur ,& une forme différente : elles deviennentovoïdes, arrondies dans tout leur contour.
Culture. Le bem-schetti croît au Malabardans les terrains graveleux & pierreux. IIfleurit pour l’ordinaire dès la premiereannée qu’on l’a semé , & continue ainsitous les ans.
Qualités. Ses feuilles ont une faveuramere astringente. Ses fleurs sont fansodeur. Ses fruits ont une saveur douçâtrefarineuse.
Usages. Ses baies se mangent. On pilecette plante & on en fait boire la décoc-tion avec le cumin pour dissiper les pustulesqui naissent dans le nombril. Le suc expriméde ses fleurs s’introduit dans les narinespour dissiper les douleurs de la tête.
Remarques. Quoique les Gentils Indiens
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ornent les temples de leur dieu Ixorctavec les fleurs du bem-schetti , ce n’est pasune raison suffisante pour autoriser M. Linnéà ôter à cet arbrisseau son nom de bem-schetti pour lui substituer ce'ui de leur dieuIxora ; au moins sommes-nous forcésd’avouer que nous ne voyons point dansce changement Peffet d’un raisonnementbien conséquent.
Au reste , le bem-schetti est une especedu schetti qui forme un genre particulierde plante qui se range naturellement dansla famille des aparines comme le café ,mais dans la section de celles de ces plantesqui ont pour l’ordinaire plus de deux grai-nes dans chaque fruit. Voye 3 nos Famillesdes plantes publiées en 1763 , volume II ,page 1 4 - 6 . (M. Adanson.)
BEM-TAMARA, f. f. (Hift. nat. Bot.)plante aquatique du Malabar , assez biengravée, quoique fans détails , fous ce nom ,par Van-Rheede dans son Hortus Mala-baricus , volume II , page 61 } plancheXXXI. Jean Commelin , dans ses notesfur cet ouvrage , l’appelle nymphceœ affinisMalabarica jolio & flore amplo , flore can-dido. M. Linné l’appelloit en 1753 dans sonSpecies Plantarum , page $11 > nymphœa4 nelumbo foliis undique integrìs ; & dansfa derniere édition du Syjiema naturceimprimé en 1767, il l’appelle (page 361)nymphcea 4 nelumbo 3 foliis pettatis 3undique integris.
Cette plante a d’abord l’apparence d’unnénuphar. Sa racine forme une espece detubercule hémisphérique de deux poucesenviron de diamètre , blanchâtre -, pro-duisant en dessus quantité de fibres blan-ches , longues de deux pouces, & uneespece de tige rampante horizontalementde la grosseur du doigt, cylindrique, blan-che , listé , longue de sept pouces , quiproduit à son extrémité un semblable tu-bercule d’où sort une pareille couronnede racines & une tige semblable rampante,qui produit à la même distance un autretubercule & ainsi de suite , de maniéréque la terre en est couverte en peu detemps. Ce tubercule est quelquefois double,quelquefois triple.
De chaque tubercule s’éleve une feuillé-pavoisée ou en parasol , portée sur un.