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apparence qu’on les mange comme cellesdu tamara.
Le tubercule de ses racines se pile pouren faire , avec le beurre , un onguent quicorrige tous les vices des yeux. Le même !onguent, uni au gingembre & à la corian-dre , s’applique avec succès fur les hémor-rhoïdes.
Remarques. M. Linné a confondu fousle même nom le bem-tamara & le tamaradu Malabar ; mais nous regardons ces deuxplantes comme deux efpeces, d’après Van-Rheede qui remarque fort bien que letamara est plus grand & fans épines, qu’ila les fleurs rouges ou couleur de rose ,& beaucoup d’autres différences que nousdétaillerons à l’article de cette plante.
II y a de fl grandes différences entreles fruits ouverts du bem-tamara , & entréles capsules fermées du nénuphar, nymphœa ,qu’on ne peut s’empêcher d’en faire deuxgenres distincts , au lieu de les confondreavec le nénuphar, comme ont fait Tour-nefort, M. Linné & les autres botanistes.Voye^ nos Familles des plantes , vol. II }page y 6. (M. Adanson.J. * BEN , subst. m. C Hifl. nat. bot. ) pe-tite noix de la grosseur d’une aveline, defigure tantôt oblongue , tantôt arrondie ,triangulaire , couverte d’une coque blan-châtre , médiocrement épaisse, fragile, con-tenant une amande assez grosse , couverteâme pédicule fongu use , blanche , de laconsistance d’une aveline. On estime cellequi est récente , pleine , blanche , & sesépare aisément de sa coque : on l’apported’Egypte.
C’est le fruit d’un arbre appellé glansunguentaria , qui a deux fortes de feuilles,l’une simple & l’autre branchue. La bran-chue prise depuis l’endroit où elle tientà la tige, est composée d’une côte molle,pliante, cylindrique, grêle, semblable aupetit jonc ou à un rameau de genêt, maisune fois plus menue ; de cette côte sortentdes queues ou petites côtes d’un palme &plus de longueur, fort écartées les unes desautres ; mais toujours rangées deux à deux,garnies chacune de quatre ou de cinq con-jugaisons de feuilles , qui se terminent aussien une pointe fort menue. Le tout ensem-ble forme la feuille branchue : mais ces ra-
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meaux de feuilles en portent d’autres peti-tes à leurs nœuds , toujours posées deux àdeux , de figure Lc.de grandeur différentes ;car les premieres font à pointes mousses ,comme les feuilles du tournesol ; celles quifont au milieu font plus ffbintues & sem-blables à celles du myrte ; & celles quifont à l’extrêmité font plus petites & plusétroites , & approchent de celles de larenouée. Elles tombent toutes en hiver ;d’abord les petites feuilles , puis toute lafeuille branchue ; c’est pourquoi Aldmusl’appelîe feuille. Si c’étoit une branche ,dit cet auteur , elle ne tomberoit pas. Laracine de cette plante est épaisse , sem-blable en quelque façon à celle du navet ,noire en dedans , & peu branchue. Le fruit,selon Bauhin , est une gousse longue d’unpalme , composée de deux costès , cylin-drique , grêle, partagée intérieurement endeux loges , renflée depuis son pédiculejusqu’à son milieu , contenant une noisettedans chaque loge. Cette gousse est pointueou en forme de stylet, recourbée en bec àson extrémité, roussâtre en dedans , bruneou cendrée en dehors , cannelée & ridéedans toute fa longueur, coriace, flexible ,de la nature des écorces, insipide, un peuastringente & fans suc. Chaque loge con-tient une noisette de médiocre grosseur ,triangulaire , laquelle renferme sous unecoque & fous une pellicule blanche & fon-gueuse^ une amande triangulaire , grasse ,blanchâtre , un peu acre , amere , hui-leuse , & qui provoque le vomissement.
On trouve par l’analyse , que la noix deben contient beaucoup d’huile épaistè , unecertaine huile essentielle, âcre & brûlante ,en petite quantité à la vérité , mais unie àun sel ammoniacal : c’est cette huile subtile& âcre qui purge & fait vomir.
La noix de ben est contraire à l’estomac ,trouble les viscères, purge avec peine &lentement , Lc a quelque causticité. Lesparfumeurs vantent son huile, parce qu’ellese rancit difficilement , & qu’étant sansodeur , elle ne gâte point celle des fleurs-
Voici comment on tire les odeurs desfleurs par le moyen de cette huile : onprend un vaisseau de verre ou de terre »large en haut, étroit par le bas : on y metde petits tamis de crin par étage ; on