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Tome quatrième.
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vingt aunes , ce qui est quatre aunes debon ou de bénéfice fur chaque fois vingtaunes. Voye\ AunAGE. (G)

Bénéfice , f. m. (Hift. anc.) termedont les anciens se servoient pour signifierles fonds de terre qu’on donnoit aux vieuxsoldats ou vétérans, pour récompense deleurs services ; & c’est delà qu’on appelloitces soldats beneficiarii milites. Les Turcsen usent encore aujourd’hui de même àl’égard de leurs spahis ou timariots. Voyc\Spahi ù Timariot. (G)

BENEFICIABLE , adj. ( Chymie. )profitable ; il se dit ordinairement d’unemine. On dit cju’une mine est bénéficiable ,lorsqu’on veut dire qu’elle peut être exploi-tée avec profit ; qu’on en peut tirer dubénéfice. Pour rendre une mine bénéficia-ble , il faut en séparer ce qui détruiroit lemétal, ou ce qui Pempêcheroit de se sé-parer de sa mine. (71s)

BENEFICIAIRE, adj. pris subst, termede Droit } qui ne se dit cpi’en un seul cas ,à savoir en parlant de l’héntier qui a prisdes lettres de bénéfice d’inventaire. Voye\Inventaire.

En pays coutumier, l’héritier pur &simple en ligne collatérale exclut le bénéfi - jciaire ; se dis en ligne directe : mais enpays de Droit écrit , l’héritier pur &simple n’excjut pas le bénéficiaire , mêmeen collatérale.

L’héritier bénéficiaire a l'administrationde tous les biens de la succession , dont ildoit un compte aux créanciers & légataires ,pour le reliqua duquel, s’il se trouve re-devable , ils ont hypothéqué fur ses propresbiens , du jour qu’il a été déclaré héritierbénéficiaire. (H)

* Bénéficiaires , f. m.'fi.sJHifl.anc.)c’est ainsi qu’on appelloit dans les troupesromaines ceux qui servoient volontaire-ment , soit pour obtenir les. bonnes grâces& la faveur des consuls , soit pour obtenirquelque récompense des chefs. Ils étoientrangés fous les drapeaux dans les cohortes ;ils ne montoient point la garde ; ils étoientdispensés de travailler aux fortifications &aux campemens. Ils faisoient l’office decenturions, en cas de besoin , & portoientcomme eux la branche de vigne. Le termebénéficiaire se prend en diffe'rens sens, &

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tout ce que nous venons de dire de leursfonctions a été sujet à bien des changemens.

BENÉFICIAL, qui concerne les béné-fices. Cet adjectif ne fe trouve employéqu’au féminin , ainsi l’on dit des causes ,des matières bénéficiales : mais on nediroit pas des codes bénéfìciaux. (H)

BENEFICIAT URES, fi f. p!ur. (termede Droit eccléjiafiiq. ) fortes de bénéfi-ces amovibles , qui ne peuvent se rési-gner , & petivent vaquer par l’absence ,comme les bénéfices de chantres ou vicai-res , choristes, chapelains. Les bénéficia -turcs ne peuvent être appellées qu’impro-prement bénéfices ; ce font plutôt desplaces destinées* à des prêtres chargés pource de rendre un service actuel à l’église ,& que le chapitre peut destituer, -s’ils ymanquent pendant deux mois de fuite , finsqu’il soit nécessaire de faire précéder aucunemonition canonique ; moisirions sans les-quelles , suivant le droit commun , on nepourroit pas priver de son bénéfice un vé-ritable bénéficier.

On appelle auffi les bénéficiatures , béné-fices sers. Voyei BÉNÉFICE. (NJ

BENEFICIER , v. neut. en Chymie ,

; c’est exploiter les mines avec bénéfice ,avec profit. (M)

* BENESCHAU , ( Géogr.) il y a deuxvilles de ce nom ; l’une dans le royaumede Bohême , & l’autre en Silésie.

* BENEVENT, (Géogr.J ville d’Italieau royaume de Naples, près du confinentdu Sabato & duCalore. Long. gz. zj. lat.q.i. 6.

* BenevenT , (Géogr. J petite villede France dans le Limoíìn.

BENEVOL, adj. (terme de Droit ecclé-safiique.) est un acte par lequel un supé-rieur octroie une place monacale dans íamaison, à un religieux d’un autre ordre,qui est dans le dessein de se faire transférerdans le sien. II doit avoir ce bénévol ,pour être en état d’o b tenir le bref detranslation , de peur qu’il ne fe trouve fanscloître & fans demeure fixe. Voye \[Girovage. (H)

* BENFELD, (Géogr.) ville de France,en Alsace , sur ì’Ill. Long. z£. z), lat.a8. z a.

* BENGALE , (Géogr.) royaume