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fort sale ; d’une odeur agréable, tant soitpeu acre au goût, & fort employée dansles parfums. Elle vient des iíles Philippines& de Sumatra : les anciens ne font pasbien connue. Le benjoin convient dans lesasthmes, il atténue le phlegme qui embar-rasse les poumons , il est salutaire dans lesulcérés de ce viscère : mais on donne iapréférence à les Leurs dans les maladiesinternes.
On doit choiíìr le benjoin pur & débar-rasté de parties hétérogènes, autant qu’ilfera poílìble : on doit rejeter celui qui estnoir & fans odeur.
Préparation du. benjoin. La teinture debenjoin se fait en versant sur une quantitéde benjoin réduite en poudre de l’esprit-de-vin , & le faisant bouillir jusqu'à ce quela teinture soit fort riche. Cette teintureest chaude , odoriférante, amere, & balsa-mique : elle est cordiale , sudorifique, &c.Le lait virginal se prépare en versant quel-ques gouttes de cette teinture fur une grandequantité d’eau ; il en naîtra fur le champun mélange blanc, laiteux, opaque, appellépour cette raison lait virginal. Ce lait estun cosmétique innocent : íì on s’en lavele visage , il prendra une couleur douceôt vermeille , & se couvrira d’une peauclaire & brillante , si on le 1 aille sécherdestùs.
La résine de benjoin est bonne prise àfinténeur, pour fondre & résoudre les obs-tructions de la poitrine ; elle entre pourcette raison dans les pilules de Morton.
Les fleurs tirées par la sublimation sontpectorales , mais sur-tout dans l’asthme hu-mide : elles atténuent & résolvent les vis-cosités des bronches : on les prend foustoutes sortes de formes : elles donnent uneodeur agréable à toutes ks compositionsoù elles entrent. La dose est depuis troisgrains jusqu à dix ou douze. (~NJ
* On trouve de deux sortes de benjoindans les boutiques : le premier s’appelleamygdaloide ; il est pâle, d’un rouge-brun,& contient des grains blancs comme desamandes ; f autre est noirâtre & n’a pointde taches , ou très-peu. L’arbre qui donne,1e benjoin est grand, il a la feuille du ci-, tronnier , plus petite cependant , moins.luisante , & blanchâtre en dessous, &
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la fleur du laurier, & les porte renferméesau nombre de cinq , dans une enveloppecommune qui n’a point de pédicule , com-posée de quatre feuilles, & assez sembla-ble à celle qui entoure la fleur du cor-nouiller. Chacune de ces fleurs a un pédi-cule aussi long que f enveloppe , avec uncalice propre , découpé en six quartiersjaunes & très-étroits , huit ou neuf éta-mines de la longueur du calice , placéesautour d’un embryon ovoïde , surmontéd’un style simple. Cet embryon occupe lefond du calice , & les étamines naissent deses bords : ses fruits font des noix de lagrosseur des muscades , arrondies , appla-ties , composées d’une écorce charnue,moins épaisse que celle des noix ordinaires ,raboteuses en dehors , & cendrées , ver-tes en dedans , & d’une coque un peuapplatie, cendrée , dont la substance estplus mince & plus tendre que celle de lanoisette. Cette coque renferme une amandeblanchâtre ou verdâtre intérieurement ,& couverte d’une peau rougeâtre &cridée.
Quant à la maniéré de recueillir sa ré-sine , quand l’arbre a cinq ou six ans, onlui fait des incisions longitudinales & unpeu obliques , qui pénètrent jusqu’au boisdans la partie supérieure , à la couronnedu tronc, vers l’origine des branches. C’cstpar ces incisions que coule la résine , d’a-bord blanche, tenue, glutineufe, transpa-rente , peu-à peu elle se fige , se durcie& devient jaune & rougeâtre. Si on lasépare de l’arbre à temps, elle est belle &brillante; si l’on tarde trop , elle devientsale & brune. Le même arbre n’en donnepas plus de trois livres, & n’en donnequ’une fois ; on le coupe après la premiererécolte, & l’on en plante un autre , parceque les jeunes arbres donnent plus de ré.sine & la donnent meilleure que ce le desvieux arbres.
BENISSJE, f. m. ÇHifl. nat. IchthyoI.Jpetit poissen des istes Moluques , assezbien gravé & enluminé fous ce nom parCoyett, au n°. 1 34 de la seconde partiede son Recueil des poifiòns d’Ambome.Ruysch l’a fait graver auss depuis dans faColíeclion nouvelle despoijjons d’Amboine,imprimée en 1718 , page 7 , planche IV ,Aaaaa z