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Tome quatrième.
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pyramidale , & l’autre ronde , & diminuantde grosseur vers son extrémité. Elle sertà tourner le fil de fer ou de laiton commeil plaît à l’ouvrier , soit qu’il faíse descrochets, des portes , des claviers, & deshameçons. Voye^ ces mots à leur article.Cet outil se nomme aussi bec-d’áne &de canne. i

BEQUETTE de sondeur de petit plomb ;c’est encore une sorte de petite pince dontl’ouvrier se sert pour tirer la branche dumoule. V. Branche & Moule.

BEQUILLER , v. act. ( Jardinage. J estle même que béchotter , pour signifier lepetit labour que l’on donne tous les moisaux orangers & aux autres arbres encaistês,afin de rendre meuble la terre, qui est tropbattue fur la superficie d’une caisse, &que les arrosemens puissent pénétrer jus-qu’aux racines de l’arbre.

Ce labour doit être fort léger , fait à lahoulette autour d’un arbre encaissé , sem-blable à celui que l’on appelle binage entait d’entretien de bois & de pépinière.

On peut encore be'quiller une planche delaitue , de chicorée , de fraisier, d’asper-ges, avec une serfouette ; ce qui ne pro-duit toujours qu’un très-petit labour. (K)

BEQUILLON , f. m. terme de fleuriste ,qui signifie les petites feuilles arrondies quigarnilîènt le dedans de l’anémone , c’est-à-dire , qui sortent de la peluche de cer-taines anémones. Un béquilion pour êtrebeau , doit être large & arrondi par lebout , c’est une marque que la fleur estforte. (K)

* BER, (Hifl. nat. bot.) grand arbre oupommier des Indes, qui porte beaucoupde feuilles , de fleurs , & de fruits. II a lafeuille semblable à celle du pommier , d’unverd obscur & blanchâtre par le bas, &velue comme celle de la sauge ; la fleurpetite , blanche, à cinq pétales , & fansodeur ; & le fruit comme la jujube, maisplus agréable au goût. On le trouve fur lescôtes de Malabar & de Malaca. On lenomme aussi malaïo. On dit qu’on trouvefur cet arbre la gomme laque ; & l’on at-tribue à ses feuilles la qualité d’arréterlecours de ventre.

BERACA y ÇHifl. eccléf ) c’est le motqui désigne la bénédiction que donne, par-

B E R

mi les Juifs fur le boire & fur le manger,celui qui se trouve être le plus qualifié de'.'assemblée.

* BERAMS , f. m. ( Commerce. ) toiletoute fil de coton , unie ou rayée , quivient de Surate. La blanche porte dix-neufaunes fur sept huitièmes de large : la rayée ,qui est de couleur, a onze aunes j fur troisquarts.

* BERAR, ( Géogr. ) province del’em-pire du Mogol en Aíie , près du royaumede Bengale. Shapour en est la capitale.

* BER AUN , f Géogr. ) ville de Bohê-me , capitale du cercle du même nom, furune riviere. Long. jz. gg. lat. go. L.

BERBE , f. m. ( Hifl. nat. Quadr. )Nous nommons ainsi fur la côte de Guinée,une efpece de marte ou de fouine qui y estfort commune , fur-tout au Sénégal & àMadagascar, & dont Bofman donne unefigure au n°. z. de la page 252 de sonvoyage en Guinée. C’est le même animalque quelques voyageurs ont appelle genettede Madagascar, parce qu’elle ressemble àla genette par la couleur du poil & parquelques autres rapports. Les habitans deMadagascar Pappellent fofla , & M. deBuffon en a donné une bonne figure avecune courte description , au vol. II de sonHiftoire naturelle , édition m-12. de 1770,pag. 1 46’ , planche XIV, n°. z. sous lenom de foflane.

Quoique le herbe ait à-peu-près la cou-leur de la genette , il est cependant d’unblanc plus roussâtre, plus terne ; il n’a pas ,comme elle , de bandes noires fur la íàceautour des yeux ; il est plus petit : fa queueest beaucoup plus courte , à - peu - prèscomme celle de la fouine , mais moinstoussiie , enfin il n’a point entre les partiescette poche odoriférante qu’a la genette ,& qui la rapproche des civettes ; maislorsqu’il entre en chaleur il rend une odeurforte de musc qui se manifeste aussi dansses excrémens.

II a les yeux grands , la physionomietrès-fine , le corps médiocrement alongé ,& cinq doigts à chaque patte.

Moeurs. Le herbe s’établit dans les sou-ches d’arbres ou dans les rochers, & àleur défaut dans les trous des murs où iîfait son nid avec du foin ou de l’herbe