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braïque mérite cette préférence. S'il n’étoltpas possible de porter une entiere lumièresur ces objets, on détennineroit du moinscequ’onen voit distinctement; on recher-cheroit jufqu’où l'on peut compter fur lafidélité des copies , des manuscrits, desversions, des éditions, & sur leur intégrité,s’il y en a d’authentiques outre la vulgate,ou si elle est la feule qui le soit; on n’ou-blieroit pas les versions en langues vulgai-res; on examineroit si la lecture en est per-mise ou défendue, & ce qu’il faut penserde l’opinion qui condamne les traductionsdes livres sacrés. La cinquième feroit em-ployée à l’examendu style de l’Ecriture, dela source de son obscurité, des différonssens qu’elle souffre, & dans lesquels elle aété citée par les auteurs ecclésiastiques; de1 usage qu’on doit faire de ces sens, soitpour la controverse, soit pour la chaire oule mystique: on y discuterait le point deconscience, s’il est permis d’en faire l’application à des objets profanes. La sixième& derniere question de la section premierede la premiere partie, traiteroit de la di-vision des livres en chapitres &en versets ,des différents commentaires, de l’ulaeequ’on peut faire des rabbins, de leurtalmudde leur geinare ôcde leur cabale; de quelleautorité doivent être les commentaires &
les homélies des Peresfur l’Ecriture- & ^
quel poids sont ceux qui sont venus depuis,& quels font les plus utiles pour l’intelli-gence des ticntures.
La fecondesectionseroit divisée en autant
de petits traités qu’il y a de livres dans l’Ecriture : on en feroit l’analyse Lc la critique -on en éclairciroit Fhisloire; on donneraitdes dislertations fur les auteurs, l es temnsprécis, & la maniéré dont ils ont écrit
La troisième section eomprendroit troisquestions : la premiere, des livres cités dansl’Ecriture ; on examineroit quels étoient ceslivres, cequ’ils pouvoient contenir, qui enétoient les auteurs, enfin tout ce que lespreuves & les conjectures en pourroientindiquer : la seconde, des livresapocryphesqu’on a voulu faire passer pour canoniques,soit qu’ils subsistent encore, ou qu’ils aientété perdus, soit qu’ils aient été composéspar des auteurs Chrétiens, ou des ennemis(de la religion ; la troisième, des monumens
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quì ont rapport à l’Ecriture, comrtTe lesouvrages de Philon, de Joseph, de Mer-cure srisinegiste, & de plusieurs autres;tels sont aufii le$ oracles des sibylles, lesymbole des apôtres, & leurs canons.
Tel feroit l’objet Sc la matière de la pre-miere partie; la seconde eomprendroit huittraités : le premier feroit de la Géographiesacrée : le second, de l’origine Sc de ladivision des peuples; ce feroit un beaucommentaire fur le chapitre X de la Genese:se troisième, de la chronologie de l’Ecri-ture, ou par conséquent on travailleroit àéclaircir l’ancienne chronologie des empiresd’Egypte, d’Assyrie, Sc de Babylone , quise trouve extrêmement mêlée avec celledes Hébreux : le quatrième, de l’origine SCde la propagation de l’idolâtrie ; celui-cine feroit, ou je me trompe fort, ni lemoins curieux , ni le moins philosophique,ni le moins savant: le cinquième, de Thìi-toire naturelle relative à l’Ecriture, despierres précieuses dont il y est fait mention,des animaux, des plantes, Sc autres pro-ductions ; on rechercherait quels sont ceuxde nos noms auxquels il faudrait rapportasceux fous lesquels elles font désignées : lesixième, des poids, des mesures, Sc desmonnoies qui ont été en usage chez lesHébreux, juíqu’au temps deNotre-Seigneur,ou même après les apôtres : le septième,des idiomes différens clés langues princi-pales, dans lesquels les livres saints ont étéécrits; des phrases poétiques Sc prover-biales, des figures, des allusions, des para-boles; en un mot, de ce qui forme unebonne partie de l’obfcurité des prophéties& des évangiles : le huitième feroit u»abrégé historique, qui exposerait rapide-ment les différens états du peuple Hébreujusqu’au temps des apôtres; les différentesrévolutions survenues dans son gouverne-ment, ses usages, ses opinions, fa politi-que, ses maximes.
Voilà une idée qui me parait assez juste& assez étendue pour exciter un savant à laremplir. Tout ce qu’il dirait là dessus naferoit peut-être pas nouveau : mais ce feroittoujours un travail estimable (k utile aupublic,que de lui présenter dans un seulouvrage complet, fous un même style,selon une méthode claire òt uniforme » 2>í