B I B
seul volume les ouvrages d’Hoinere, qui sechantoient auparavant par toute la Grecepar morceaux détachés & fans aucun ordre.Platon : attribue cet honneur à Hipparquefils de Pysistrate. D’autres prétendent quece fut Solon; Sc d’autres rapportent cetteprécieuse collection à Lycurgue & à Zeno-dote d’Ephese.
Les Athéniens augmenterent considéra-blement cette bibliothèque après la mort dePysistrate, Sc en sondèrent même d’autres.MaisXerxès, après s’être rendu maître d’A-thenes, emporta tous leurs livres en Perse.Il est vrai que si on en veut croire Aulugelle,Seleucus Nicanor les fit rapporter en cetteville quelques siécles aptès.
Zwinger dit qu’il y avoir alors une bi-bliothèque magnifique dans Piste de Cnidos,une des Cyclades ; qu’elle fut brûlée par l’or-dre d’Hippocrate le médecin, parce que leshabitans refusèrent de suivre fa doctrine.Ge lait au reste n'est pas trop avéré.
Cléarque, tyran d’Héraclée Sc disciple dePlaton Sc d’Ifocrate, fonda une bibhothe-que dans fa capitale : ce qui lui attira l’estìmede tous fes sujets, malgré toutes les cruautes qu’ilexerqa contre eux.
Camerarius parle de la bibliothèque d’Apamee comme dune des plus célébrés d«j antiquité. Angélus Rocca, dans son cata-logue de la bibliothèque du vatican, diq u elle contenoit plus de ^o mille volumesles anciens Grecs Ti’avoient que peu dtivres, les anciens Romains en avoienten-core bren moins Par l a fuite,ils eurent,aussi bien que les Juifs , deux sortes de bi-bliothèques ,\es unes publiques, les autre:particulières. Dans les premieres étoient le:édits 6c les loix touchant la police 6c le gou-vernement de l’état : les autres étoient celleique chaque particulier formoit dans fa mai-lon, comme celle que Paul Emile apportade Macedoine après la défaite de Perfée.
11 y avoit auffi des bibliothèques sacréesqui regardoient la religion des Romains, &qui dépendoient entièrement des pontifes^to":p S au 8 ures - Pour les livres dont ellesVn n :^ m P°fé es ,vqy H Livre.
appren,mn t ou£nt e ie qU ! 'T™
bliques des Romatns ï
particulières 3 \i estcertahi^qu’ifucunë
B I B 2f
nation n’a eu plus d’avantages ni plus d'oe-; casions pour en avoir de très-considérables,puisque les Romains étoient les maîtres dela plus grande partie du monde connupour lors.
Lh’istoire nous apprend qu’à la prise deCarthage, le sénat fit présent à la famillede Regulus de tous les livres qu’on avoittrouvés dans cette ville, Sí qu’il fit traduireen latin vingt-huit volumes, composés parMagon, carthaginois, fur l’Agriculture.
Plutarque assure que Paul Emile distribuaà fes eu fa n s la bibliothèque de Perfée, roide Macédoine, qu’il mena en triompheà Rome. Mais Isidore dit positivement ,qu’il la donna au public. Asinius Pollion fitplus, car il fonda une bibliothèque exprèspour Pufage du public, qu’il composa desdépouilles de tous les ennemis qu’il avoitvaincus, 6c du grand nombre de livres detoute efpece qu’il acheta : il l’orna de por-traits de favans, 6c entr’autres de celui deVarron.
Varron avoit aussi une magnifique biblio-thèque. Celle de Cicéron ne devoit pasl’être moins, si on fait attention à son éru-dition, à son goût, 6c à son rang; mais ellefut considérablement augmentée par cellede son ami Atticus, qu’il préféroit à tousles thréfors de Crésus.
Plutarque parle de la bibliothèque de Lu-cullus comme d’une des plus considérablesdu monde, tant par rapport au nombre devolumes, que par rapport aux superbesmo-numens dont elle étoit décorée.
La bibliothèque de César étoit digne delui, Sc rien ne pouvoit contribuer davan-ta geà lui donner de la réputation, qued’enavoir confié le foin au savant Varron.
Auguste fonda une belle bibliothèqueproche du temple d’Apollon, fur le montPalatin. Horace, Juvénal 6c Perte, enparlent comme d’un endroit où les Poètesavoient coutume de réciter & de depoí’e rleurs ouvrages.
Scripta Palatinus qutzcumqut recepitA polio ,
dit Horace.
Vefpasien fonda une bibliothèque prochele temple de la Paix, à Limitation de César6c d’Auguste,