Band 
Tome cinquième.
Seite
29
JPEG-Download
 

B I B . ,,, .

àeMartinV, trà elleeft encore C”) 0 "™.™ 1 '

On convient généralement que le Vdoit une grande partie de sa belle bibliot c-que à celle de sélecteur Palatin, que lecomte deTilly prit avec Heidelberg en 1621.D’autres cependant prétendent, & ce sem-ble avec raison, que Paul Y qui étoit pourlors pape, n’eut qu’une très-petite &c memela plus mauvaise partie de la bibliothèquepalatine ; tous les ouvrages les plus estima-bles ayant été emportés par d’autres, ocprincipalement par le duc de Bavière.

La bibliothèque du Vatican, que Baro-nius compare à un filet qui reçoit toutessortes de poifions tant bons que mauvais,-/i j -...-ci nremiere efi

B I B 29

que M. Huet a prouvé être le même qu’E-fope : on y volt auffi une copie des cinqpremiers Uvres des Annales de Tacite,trouvée dansPabbaye de Corwey.

Outre le grand nombre d’excellens livresqui font l’ornement de la bibliothèque duVatican, il y a encore plus de dix millemanuscrits dont Angélus de Rocca a pu-blié le catalogue.

Quelques - uns rapportent que ClémentVIII augmenta considérablement cettebibliothèque , tant en livres imprimés qct’enmanuscrits; en quoi il fut aidé par FulviusUrfinus; que Paul V l’enrichit des manus-crits du cardinal Altems , ôc d’une partie

7 — ~ ~ k f ;, ,VT '

de poissons tant bons que mauvais, - u , . "' , . rV 7 . ,’ïïVu-,;,,

est divisée en trois parties : la premiere est de la bibliothèque : palatine, stpublique , & tout le monde peut y avoir VIII fit apporter du college des Orées de' - — v, Mir e, de certains Rome un grand nombre de livres grecs au

• j—, ;t dt í.éon AUatius bibho-

a ranci nomme uw- —□

Vatican, § dont 11 fit Léon AUatius biblio-

thé lî a vavoit plusieurs autres belles biblio-, y \ particulièrement celle

forte qu’onpourroltla nommer sanctuaire fXral François Barberini,du Fatical Sixte -Quint l’ennchit d’un «£ l ™, on prétend, v.ngt-c,nq m.ìle^vo^

très-gvand nombre d’ouvrages , soit manu - j umes imprimés, Ôc cinq 1 1 nalais Far-

crits, soit imprimés, Sc la fit orner de peim ^ au so \ e s bibliothèques d ptures à fresque par les plus grands maîtres > e desa ’ mte Marie inara çxh de lade son temps. Entr’autres figures emblema- .’ r ^ Minerve, des Augustin ,tiques dont le détail seroit ici trop long , ^"de Mratolre , des fuites, du feuon voit toutes les bibliothèques célébrés du ■ - - -

Ulstnsìp rpnrfSspntppc ripe livres DÊintS ,

publique, oc roui icmunuvrecours pendant deux heures de certainsjours de la semaine : la seconde partie estplus sécrété; & la troisième ne s’ouvre ja-mais que pour certaines personnes , deforte qu’onpourroitla nommer ìesancluairedu Fatican. Sixte-Quint l’enriehit d’i:

" —nVif mani

uu vouioutes ics vwuotneques -

monde représentées par des livres peints ,

Sc au dessous de chacune une inscriptionqui marque l’ordre du temps de leur fon-dation.

Cette bibliothèque contient un grandnombre d’ouvrages rares Sc anciens, en-tr’autres deux copies de Virgile qui ontplus de mille ans; elles sont écrites fur duparchemin,de même qu’une copie deTé-rence, faite du temps d’Alexandre SévereSc par son ordre : on y voit les actes desapôtres en lettres d'or. Ce manuscrit étoitorné d’une couverture d’or enrichie de pier-reries , Sc fut donné par une reine de Chypreau pape Alexandre VI, mais les soldats deCharles V le dépouillèrent de ces richesornemens lorsqu’ìls saccagèrent Rome. lj yu avfq une bible grecque très-ancienne , lesbonnets de Pétrarque écrits de fa propremain; les ouvrages de S. Thomas d’Aqumtradvutsen grec par Démétrius Cydohiusde Theílalonique^ une copie du volume queles Perses ont fait des fables de Locman ,

PP. de l’Oratoire , ues 7

cardinal Montalte, du cardinal Sforza ;celle des églises de la Sapienza, de laChìezanova , de Ían-Isidore , du collegeromain, du prince Borghese, du princePamphili, du connétable Colonna, Sc deplusieurs autres princes, cardinaux, sei-gneurs Sc communautés religieuses, dontsont nubliques.

gneurs Sc communaux- _

quelques-unes font publiques.

La premiere Sc la plus considérable clés

bibliothèques d’Efpagne, est celle de l’Es-curial au couvent de S. Laurent, fondéepar Charles V , mais considérablementaugmentés par Philippe II. Les ornetnqnsde cette bibliothèque sont fort beaux; laporte est d’un travail exquis, òc le pavé demarbre; les tablettes fur lesquelles les livresfont rangés, sont peintes d une infinité decouleurs, & toutes de bois des Indes : j eslivres sont superbement dorés; il y a cinarangs d’armoires les unes au dessus des au-tres, où les livres sont gardés ; chaque rama cent piésdelong. On y voit les portraitsde Charles V, de Philippe II, Philippe IU