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Tome cinquième.
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rétablissement des enfans ou jeunes élevé; delangue qu on instruit à Constantinople auxdépens du Roi : ils ont ordre de copier Scde traduire les livres turcs, arabes & per-sans; usage bien capable d’exciter parmieux de f émulation. Ces copies Sc ces tra-ductions sont adressées au ministre, qui ap rèss’en être fait rendre compte, les envoie àla bibliothèque du Roi. Les traduirions amíìjointes aux textes originaux, sonnent déjaun recueil assez considérable , dont la ré-publique des Lettres ne pourra par la fuiteque retirer un fort grand avantage.

M. l’abbé Bignon, non content des tré-sors dont la bibliothèque du Roi s’enrichif-soit, prit les mesures les plus sages pourfaire venir des Indes les li vres qui pouvoientdonner en France plus de connoissance qu’onn’en a de ces pays éloignés, où les Sciencesne laissent pas d’être cultivées. Les direc-teurs de la compagnie des Indes fe prêtè-rent avec un tel empressement à ses vues,que depuis 1719 il a été fait des envois assezconsidérables de livres indiens, pour formerdans la bibliothèque du Roi un recueil ence genre , peut-être unique en Europe.

Dans les années suivantes ,.la bibliothè-que du Roi s’accrut encore par la remised’un des plus précieux manuscrits qui puissentregarder la monarchie, intitulé .■ regijìre dePhilippe Auguste , qu’avoit légué au roi M.Rouillé duCoudray , conseiller d'état; &tpar diverses acquisitions considérables :telles font celles des manuscrits de S. Mar-tial de Limoges, de ceux de M. le premierprésident de Mesine; du cabinet d’Estam-pesde M. le marquis de Beringhen; du fa-meux recueil des manuscrits anciens Stmodernes de la bibliothèque de M. Colbert,la plus riche de l’Europe, si l’on en exceptecelle du Roi St celle du Vatican; du ca-binet de M. Cangé, collection infinimentcurieuse, dont le catalogue est fort recher-ché des connoisseitrs. ,

Pour ne pas donner a cet article tropd’étendue, nous avons cru devoir éviterd’entrer dans le détail des différentes acqui-sitions : nous renvoyons encore une foisau mémoire historique qui fe trouve à la têtedu catalogue de la bibliothèque du Roi.

M. Bignon, maître des requêtes, l’un

jdes quarante de l’académie francise, Sc

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descendant de MM. Bignon, à quî nousavons eu occasion de donner les plus grandséloges, héritier de leur amour pour les Let-tres, comme il l’est des autres grandes qua-lités qui les ont rendus célébrés, exerce au-jourd'hui avec beaucoup d’intelligence St.de distinction la charge de maître de la LUbrairie du Roi.

On a vu par ce que nous avons dit,, aveccombien de zele plusieurs ministres ont con-couru à mettre la bibliothèque du Roi dansun état de splendeur St de magnificencequi n’a jamais eu d’exemple. M. de Maure-pas est un de ceux lans doute, à qui elle aeu les plus grandes obligations. M. le comted’Argenson, dans ïe département de quielle est aujourd’hui, ami des Lettres St des-Savans, regarde la bibliothèque du Roicomme une des plus précieuses parties deson administration; il continue par goût Scpar la supériorité de ses lumières , ce quiavoit été commencé par son prédécesseur rchose bien. rare dans les grandes places.Qu’i -1 soit permis à- notre reconnoissanced’élever la voix, St de dire: Heureuse la.nation qui peut f aire d! auss grandes pertes >& les réparer aujsfacilement l

BIBLIQUE, adj,, terme que les théolo-giens emploient pour désigner un genre deméthode St de style consonne à celui de, l’écriture sainte. (C. ÇAj BI B LIS, (GéogrA fontaine de l’Afîet

i mineure, situes dans le voisinage de Milet.Cette fontaine est célébré par l’aventure dela malheureuse Biblis. Paufanias l’appelleBibhs en. un endroit, St Biblias en un autre.Voye{ t article suivant. (î )

Biblis St Caunus, { Myth .} étoientenfans de Milet St de la nymphe Cyanée.Biblis ayant conqu pour sonfrere un amourcriminel, chercha par toutes sortes demoyens à le rendre sensible ; mais il la mé-prisa , St se voyant fans cesse persécuté , ilalla chercher dans des lieux éloignés unetranquillité qu’il ne trouvoit plus dans Umaison de son pere. Biblis ne pouvant vi-vre sans lui, fe mit à courir le pays, Staprès savoir cherché long -tems inutile-ment, elle s’arrêta dans un bois., où pleu-rant continuellement, elle fondit enfin enlarmes, St fut changée en une fontaine ittntarissable qui porte son nom, ( f }