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Tome cinquième.
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artères méfentériques Sc cœliaques au foie ;en conséquence de quoi le sang a beaucoupde chemin à faire à travers les intestins,l'estomac, la rate Sc le pancréas, avantque de parvenir au foie. A infi fa vitesse estextrêmement diminuée, Sc les particulesqui doivent former la bile , ont un tempssuffisant pour s’attirer les unes les autres ,Sc pour s’unir avant que d’arriver aux vaisseaux qui les séparent. Mais la nature pré-voyante a encore cherché à diminuer cettevitesse du sang, en rendant les capacitésde tous les rameaux d'une artere prises en-semble plus grandes que celles de cette ar-tere : ainsi la somme des branches produitespar l’aorte , est a l’aorte comme 101740 à100000; Sc même comme si cette proposi-tion étoit encore insuffisante, elle a encorepris soin d’augmenter le nombre des bran-ches de I’artere mésentérique. En effet si onexamine ces branches dans un cadavre, ontrouvera que la somme des branches estplus que le double de celle du tronc : c’estpourquoi la vitesse du sang est moindre demoitié dans les branches que dans le tronc.Cet auteur montre encore par un autrecalcul, que le sang est au moins 16 minutesà passer de l’aorte au foie; au lieu que dansl'artere qui va directement de l’aorte aufoie, il n’est guere plus que la moitié d'uneseconde à faire ce chemin ; savoir le 1437 edu temps qu’il met à son autre passage :d'où il paroi t que le sang n’est pas en étatde former la bile quand il court directementde l’aorte au foie, Sc qu’il falloit plus detemps. Sc un mouvement plus lent, pourpouvoir séparer les parties bilieuses. íl ajouteque si les humeurs avoient excité dans lesglandes en même qualité qu’on les trouveaprès la sécrétion, la nature n’auroit pastant travaillé pour retarder la vitesse dufaner. D’ailleurs la bile tire un autre avan-tage de í’uíage de la veine-porte; car entraversant tant de parties avant que d’arri-ver au foie, este dépose beaucoup de salymphe; Sc par ce moyen les particulesétant forcées d’être plus proches les unesdes autres, sont plus vivement unies. Toutcela est bien systématique. .

Quant à la qualité de la bile qui fe séparedans le foie , nous ignorons, comme l’ob-ferve très-bien le docteur Haller, la vitesse

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avec laquelle le sang du mésentère circule;nous ignorons les causes qui peuvent leretarder ou l’accélérer : nous n’avons paspour nous guider des diamètres assez exac-tement pris, Sc qui soient assez constam-ment vrais, Sc toujours les mêmes; Sc parconséquent nous ne pouvons rien pronon-cer en général fur la quantité de bile qui sefiltre par le foie dans un espace donné, sansrisquer de nous tromper dans tous noscalculs.

Voyons maintenant les expériences queque l’on a faites fur la bile.

On fait par expérience que la bile mêléeavec des acides, change elle-même de na-ture avec eux. La plupart des esprits acidesminéraux Sc le mercure sublimé coagulentla bile , Sc la font diversement changer decouleur. Elle se dissout par les sels acides ,si ce n’est dans certains animaux herbivo-res , dans lesquels il doit naturellement fetrouver beaucoup d’acide ; SC c’est peut-être pour cette raison que l’huilç de tartrepar défaillance coagule la bile cystique dubœuf, suivant Haller; seul cas, à la vérité ,où cette humeur m'ait paru contenir en soiun acide , qu aucune autre épreuve ne dé-veloppe Sc ne manifeste, Sc qui est appa-remment si peu considérable , que la bilen’en corrige guere moins les qualités acef-centes des herbes dont vivent ces animaux;car d’ailleurs c’est un fait constant, que lesautres alkalis, Sc principalement les alkalisvolatils, augmentent les propres qualitésde la bile , son goût, fa couleur, fa fluidité ;indice évident de l’affinité qui se trouvegénéralement entre la bile Sc les matièresalkalines. Mais que la bile soit mêlée avecde l’eau , ou qu’elle soit pure , le mélangedes sels , même simples, la fait passer à-peu-près par les mêmes changemens, & àson tour elle ne communique pas moins sesvertus aux autres sucs qui fe mêlent avecelle dans les intestins. Au contraire, l’eauservant de dissolvant à la bile , la rend pluspropre à atténuer les huiles, la térében-thine , Sc tant d’autres corps gras, réfineux,ennemis de l’eau, Sc à les diviser en une sigrande ténuité , que tous ces corps qui nepouvoient auparavant fe mêler à l’eau, s’yunissent ensuite parfaitement. Ce n’est doncque par cette faculté de mêler les huiles