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Tome cinquième.
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poíee d’un calice en écaille, de six étami-de quatre ovaires.

Chaque ovaire en mûrissant, devient unebaie ovoïde, charnue , d’ahord verd-blan-châtre , ensuite verd-brune , puis cendré-noire en séchant, à une loge , contenantune graine ovoïde noirâtre.

Culture. Le bipali croît naturellementau Malabar, & se cultive dans plusieurs en-droits. II fleurit une fois seulement, tousles ans, dans la saison des pluies.

Qualités. Ses feuilles mâchées ont unefaveur légèrement acre & piquante.

Usages. Son épi de fleurs lé feche avantlafleuraiton. Les Indiens les pilent pour lesmaladies des yeux, & les fievres intermit-tentes.

Remarque. Quoique Van-Rheede diseque les fleurs du bipali font monopétales ,partagées en cinq à six parties , on volt qisiìa pris les étamines pour les divisions de Lfleur, & en suivant les autres parties de fadescription, il est évident que M. Linnés’est trompé , en rangeant cette plante dan:,le genre du poivre, piper, puilqu’elle nelui ressemble aucunement, & qu’elle a aucontraire les fleurs & les fruits du í’auru-rus, qui annonce qu’elle appartient à la fa-mille des arons Voyeq_ nos Familles desplantes , volume II, page 468.

M. Linné se trompe encore, quand i!cite pour le bipali , c’est-à-dire pour lepoivre-long , celui que Plukenet a fiiiigraver, planche C 1 V, n Q . 4, de fa Phy-tographie , page 297 de son Almagesie ,en le nommant piper longum pisiolochicefoliis, &c. Cette citation n’est ni vraie,ni exacte. Plukeneta dit ,piperílongosimi-li s pisiolochice foliis abfque pediculis Ma-derajpatana, ì $c c’est une plante fort diffé-rente, ainsi que le tsjabe ou le piper lon-gum , gravé par Rumphe, dans son Herba.-rium Amboinicum , volume V, pi. CXVI ,n®. 1 , page 533. (As. Adanson. )

BIPARTITION , voyei Dissection.

* B13 T DE, adj. & s. ( Hift. nat. ) un bi-pède est un animal à deux piés, commel’homme & l’oiseau.

B1QUADRAT1QUE, adj. ( Algèbre.)on donne ce nom à la puissance qui est im-médiatement au dessus du cube, c’est-à-dire au quarté- quarté, ou à la quatrième

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puissance. V. Puissance , Racine ,Quarre-Quarré, &c. (E)

BI-QUINT1LE, adj. ( Aflron. ) c’estun aspect de deux planètes quànd elles fontà 144 degrés de distance l’une de l’autre.Vcye* Aspect.

On appelle cet aspect bi-quintìle, parceque les planètes font alors éloignées Tunede l’autre de deux fois la cinquième partiede 360 degrés, c’est-à-dire de deux fois72 degrés, ou 144. ( O )

* BiR , ( Géog. ) ville de la TurquieAsiatique dans le sDiarbeck, avec un châ-teau fur l’Euphrate. Long. 55. 36. la t.36. 10.

B {RALA, f. m. {Jîifl. nat. botaniq .) nomBrame d’un palmier du Malabar, fort biengravé , avec la plupart de ses détails, parVan-Rheede, dans son Hortus Malabari-cus, volume 1, publié en 1688, plancheXI, page 15 , sous le nom Malabarefchunda pana. Rumphe en a fait gravermis en 1690, une bonne figure, qui n’aété publiée qu’en 1730, par les foins de M.J. Burmann , au volume I. de son Ilerba-rium Amboinicum, page 64 , planche XIV ,sous le nom de faguasier major , qui répondau nom Malays, nìbun befaar , c’est-à-dire ,nibun sauvage, les Brames Rappellent bi-rala & birala mado ; les Macaffars ramis 7les habitans de Baleya andudu ; ceux deTernate baroe ; ceux d’Amboine palanpa-run ; & ceux de Troesne walut. C’est lecaryota 1 urens , frondibus bipinnatìs , fo-liolis cunáformibus obliqué preemorsis deM. Linné, dans son Syjlema naturce ,édition 12, page 73 r.

D’un faisceau de racines fibreuses, à boismou,recouvertesd’une écorce roux-obscure,s’éleve un tronc cylindr ique, simple, haut detrente-cinq a quarante piés environ, furtrois piés de diamètre, à bois très-mou aucentre, dans la moitié de son diamètre,pendant que l’extérieur ou son aubier esttrès-dur, & recouvert d’une écorce liste ,cendrée, très-adhérente , & qui ne s enle-vé point. Ce tronc est couronné par une têtehémisphérique, une fois plus large quelongue, composée de deux a trois pairesde feuilles, comme> opposées en croix ,épanouies sous un angle de quarante-cinq.degrés.