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comme s’il n’avoit que 20 marches ou píusou moins , au lieu de 24 que les autresont ; on appelle celui - ci ruban boiteux.Voyei Retour.
Boiteux , se dit, chez les mêmes ou-vriers , d’un ouvrage , comme d’un ruban ,qui se trouve d’une couleur à un bord , &d’une autre couleur à l’autre bord ; c’est cequ’on appelle ruban boiteux.
* BOITÍAPO , (Hift. nat.) c’est ungrand serpent du Brésil ; il a sept ou huitpies de long ; il est de la grosseur du bras ,fa queue se termine en pointe ; il estcouvert de belles écailles d’un jaune oli-vâtre ; fa morsure est fort dangereuse ; sachair a , dit-on , la propriété de résisterau venin.
* BOITTE , s. f. en termes de Pêche ;c’est ainsi que les pêcheurs de morue nom-ment l’appât qu’íls mettent à leurs hame-çons. Les François du Cap-Breton se fer-vent du hareng & du maquereau , dont lamorue est friande , & qui est commun sili-ces côtes.
BOITZENBURG, ( Géogr. ) II y adeux villes de ce nom en Allemagne ; Tunelur l’Elbe dans le comté de Schwerin, àquelques lieues de Hambourg ; l’autre dansl’électorat de Brandebourg.
* BOKAS , f. m. ( Commerce. ) toilede coton que l'on tire de Surate. II y ades bokas blancs & de bleus.
BOL , f. m. ( Hifi . nat. ) terre graisseuse& argilleuse , pesante & styptique ; elleRattache promptement à la langue , & teint* es mains. II y a des bols de différentescouleurs , ordinairement de jaunes & der °uges. II y en aussi de blancs, &<r. Au-trefois on alloit chercher du bol dans leRêvant en Arménie , pour l’usage de laMédecine : mais on s’est à la fin convaincuque le bol que nous avons très - commu-nément en France , est auílì bon que celuid Armeme. o n en fait venir de Blois ,de Saumur de Baville , &c. VoyetTerre. ( I ) ' ^
Les plus connus d’entre les bols fontcelui d Arménie , .qui est maintenant fortrare. La description genérale de bol quiprecede, lui convient. On lui attribue lavertu alexipharmaque & de l’astringence.Il y en a de jaune & de blanc,
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Celui de Blois qui est une terre d’unrouge pâle.
Celui d’Allemagne, dont la couleur estun peu plus foible que celui d’Arménie. IIest parsemé de veines jaunes ; on le tiredes mines de Boheme. II n’a aucune pro-priété particulière.
Le bol blanc , qui vient de Cran enHongrie , & de Coltberg fur le territoirede Liege ; on le dit d’une efficacité singu-lière dans la dyísenterie.
Le bol de France', qui vient de Blois,de Saumur, & de la Bourgogne. Le jaunepasse pour le meilleur.
Celui de Transylvanie , il a tous les ca-ractères de celui d’Arménie ; il se fonddans la bouche comme beurre. II vient desenvirons de Toccai.
Les Doreurs , pour faire l’affiette del’or , se servent du bol d’Arménie. LesRelieurs l’écrasent avec une molette , enl’humectant avec un peu de blanc-d’œufmêlé d’eau, fur une pierre polie. Quandil est bien broyé, ils le renferment dansun petit pot pour en mettre dans l’occasionune couche très-mince fur la tranche dulivre, après qu’elle a été bien ratissée. Voy.Pinceau au Bol.
Bol , (Pharmacie.) forme fous laquelleon fait prendre certains médicamens , pourépargner aux malades le dégoût qu’ils ont ,qui souvent leur donne beaucoup de répu-gnance ; en effet le bol n’étant qu’unebouchée très-petite , est très-aisé à avaler.
Le bol doit être mou & un peu plusépais que le miel : on le compose avectout ce qui peut être pris intérieurement ;lorsque ce sont des substances seches oudes poudres , on leur donne une consis-tance molle , en les mêlant avec des con-serves ou des sirops. Lorsqu’elles sont li-quides & qu’on a intention de les faireprendre fous la forme de bol , on y jointdes poudres telles que la poudre de réglistè& autres, par le moyen desquelles on lesrend un peu plus solides.
Le sucre en poudre, est un des ingré-diens dont on se sert pour donner la con-sistance d’un bol aux médicamens gras &huileux , tels que les baumes.
On se sert de pain azyme pour en-velopper le bol f empecher qu il ne s’en