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couches chaudes, où on les arrosera fré-quemment , en observant de les trans-porter dans des couches nouvelles, à me-sure que les premieres prendront leurchaleur. Malgré ces précautions, je doutequ’elles levent la même année ; car j’enai semé qui íont restées en terre pen-dant trois ans.
M. Duhamel dit qu’après avoir arrachéun de ces arbres, il ne faut pas comblerta trou , parce que les bouts des racinestestées en terres poussent à leurs extré-mités des jets qui fervent à fa reproduc-tion. Cette pratique m’a mis fur la voied’une autre qui m’a parfaitement réuíîï.Ayant retranché, le printemps dernier,pluíìeurs racines de la grosseur du petitdoigt, à un bonduc très » vigoureux , jetas ai coupées par morceaux d’environ fixPouces de long chacun , & après avoirenduit de poix leur partie supérieure, jetas ai enterrés à deux lignes près dans unPot rempli de bonne terre , que j’ai misfur une couche tempérée & convenable-ment ombragée. Au bout de quelquessemaines , j’ai eu le plaisir de voir paroîtreau bord de la coupure supérieure quantitéde mamelons verdâtres : peu de tempsâpres, un ou deux de ces mamelons ontpoussé chacun une petite tige ; ce qui meconduit à penser qu’on pourroit multiplierde cette maniéré un grand nombre deplantes , d’arbres & d'arbusles.
La seconde espece croît dans les Indesorientales. Les habitans entortillent sesrameaux autour de quelque support voisin,& l’élevent ainsi à la hauteur de douzeou quatorze piés. Ses fleurs naissent en*°ngs épis jaunes , à faisselle des branches.
Le 72°. j donne des sieurs d’un jauneplus foncé ; ses folioles font pins petitesdt plus rapprochées , & chaque paire estarmée en dessous de deux épines courtesct courbées.
Le bonduc n°. q a àé découvert parJe docteur Houston à Campêche. U en aenvoyé, en Angleterre quelques parties
e echees , mais u n a pu en recueillir leslemences : ces arbres en étaient dépour-vus dans le temps qu’il étoit à portée detas voir. Ce bonduc s’éleve fur un troncdroit fort élevé ; les folioles font alternes ;
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c’est tout ce que ce voyageur nous enapprend.
La cinquième espece est naturelle del’iíle de Ceylan , & de la côte de Ma-labar , où elle atteint jusqu’à 2.5 ou 30piés. On racle íès racines, & on s’en sertcomme du raifort, dont elles ont le goûtacre & piquant. Les fleurs ont depuis cinqjusqu’à dix pétales. Les folioles font un peuvelues par dessous.
Les quatre dernieres especes demandentune couche de tan dans une ferre chaude,& ne veulent être arrosées que très-rare»ment pendant l’hiver : elles se multiplientde graine ; mais celle des deux premieresest si dure , qu’il faut la laisser tremperplusieurs jours dans l’ean , avant de lasemer , ou la placer sous les pots dans lacouche de tan pour en attendrir l’écorce.
La graine de la derniere est bien moinsdure , & leve par conséquent plus vîte ,mais il faut beaucoup de dextérité & d’at-tention pour transplanter cet arbuste d’unpot dans un autre , par la difficulté qu’ily a de conserver de la terre après sesracines qui font charnues & peu garnies defibres, s dd. le Baron de Tschgvei.)
La plante nommée bonduc est d’usage enMédecine. Ses baies font rondes & de cou-leur cendrée , blanches en dedans, ameres& insipides.
On s’en sert dans les hernies ; elles dissi-pent les vents , soulagent dans la colique,fortifient l’estomac, provoquent les réglés& chassent la pierre. D ale. ÇN)
^ BONELLES , ( Ge'ogr.J petite ville del’iíle de France à neuf lieues de Paris.
BONGEN , f. m. ÇHifi. nat. Ichthyol.Jnom que les Malays donnent à un poissondes iíles Moluques, assez bien gravé &enluminé par Coyett , dans la premierepartie de son recueil des poijjons d’Am-boine , 72 °. ZO/j.. ,
II a le corps médiocrement long, tres-cooiprimé ou applati par les côtés , latête •& les yeux grands , la bouche petite»
Ses nageoires font au nombre de huit ;savoir , deux ventrales petites , menues ,placées au dessous des deux pectoralesqui font étroites , assez longues , deuxdorsales triangulaires petites j ^ une analetriangulaire petite, enfin une a la quesue
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