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dérivé. Agricola l’appeile chrysocolla , enCjuoi il a été suivi par beaucoup d’auteurs ;nom qui paroît lui avoir été donné à causede Pusage qu’on en fait pour souder l’or.C’est mal-à -propos qu’on a confondu leborax qui est un sel naturel, avec le nitrequi n’est que factice ; & M. Geoftroi a très-bien prouvé qu’il est différent de la chryso-colle des anciens. Voye\ les mémoires dei Académie des Sciences , année tjyx,p. 549- peu de lumière qu’on a eu furla formation de ce sel, a fait croire à quel-ques auteurs qu’il n’étoit point une produc-tion de la nature, mais de Part : cependantla meilleure division qu’on en puiste donner ,c’est en borax crud ou groffier , & enborax pur ou raffiné. On dit que la premiereespece se trouve dans les mines d’or &d argent des Indes , de la Tartarie , de laPerse , & sur-tout dans Piste de Ceylan ,d’où les Anglois & les Hollandois en appor-tent beaucoup. II y en a de deux fortes ;l’une est grasse & rougeâtre, Pautre estgrise & verdâtre & se durcit à Pair. Ceborax qui se trouve brut aux Indes , sepurifie en Europe ; on donne la préférenceà celui qui a été raffiné par les Vénitiens ,qui en faisoient autrefois un grand débit :tout le secret consistoit, dit-on, à fairecalciner le borax - à le faire cuire & fondredans Peau avec un peu de chaux vive ; onle filtroit ensuite , & on en faisoit descrystaux attachés à des mèches de cotoncomme le sucre candi. Les Hollandois ontaussi une maniéré de le raffiner; mais ils enfont mystère: c’est d’eux que nous tironscelui dont nous nous servons.
II est bien surprenant que depuis qu’il ya un commerce aussi intime entre l’Europe& les Indes, on ait négligé des recherchesaussi faciles que celles qui auroient pu nousmettre au fait de ce qu’on doit penser surla formation d’un sel aussi nécessaire qu’estle borax.
Ceux qui ont regardé le borax comme unsel factice , ont prétendu qu’on le faisoitavec du nitre , du sel ammoniac & du selmarin . u autres ont voulu que cc fut avccdu nitre, & de 1 mine de jeunes garçonsbuvant vin.
Voici , suivant Agricola de re metall.tib. XII, la façon dont on fait le boraxTome V .
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en Egypte : " Ce dont on sait le nitren n’est autre chose que de Peau douce,„ filtrée par des terres nitreuscs, à la-» quelle on mêle une lessive de cendres de1 , bois de chêne ; on reçoit lune & Pautre» dans des bassins quarrés de cuivre, où» on les fait cuire jusqu’à ce que le nitre» s’épaississe. Le nitre, tant naturel que» factice , mêlé dans des cuves avec de» l’urine d’un enfant qui néa pas encore» l’àge de puberté ,jse cuit dans les mêmesn bassins de cuivre.Apr‘ès qu’il a été fuffi-» famment cuit, on le verse dans des cuves„ où l’on a mis des fils de cuivre , & en s’y» attachant il se fige & prend une con-„ sistance. C’est ainsi, continue cet auteur,» que se fait la chrysocolle , à qui nous» donnons le nom de borax, qui est arabe. „
Avant de faire usage du borax purifiéil est à propos d’examiner s’il n’est pointmêlé à de l’alun : en effet, on íe sert quel-quefois de cette matière pour le falsifier ;cc&ii qui est dans ce cas, n’est pas si blancni si léger, & n’enfle point au feu commecelui qui est pur ; on peut apssi en recon-noître la bonté à fa clarté & à fa transpa-rence ; en le portant fur la langue, il nedoit avoir que très-peu de goût après leraffinage.
Le borax est d’un grand usage , & a beau-coup de propriétés dans la Chymie & laMétallurgie : lorsqu’on le met íur le feu ,il enfle d’abord très-considérablement, &donne une écume blanche & iégere ; ildevient ensuite très-fiuide ; & lorsqu’il estrefroidi , il forme une espece de verreassez beau : il rend vitrifiables toutes lesterres auxquelles il est mêlé.
Mais fa propriété principale est de faci-liter infiniment la fonte de tous les métaux:cependant avant de s’en servir pour cetusage , il est important de commencer parle faire fondre à part dans un creuset dontil n’occupe tout au plus que le quart,parce qu’il s’éleve fort haut ; il faut aussi nefaire qu’un feu modéré tout-autour , & leretirer aussi-tôt qu’on n’entend plus debouillonnement ; car si on poussent trople feu , il se vitrifieroit & seroit moinspropre aux diffère n s u figes auxquels onl’emploie. Lorsque les métaux font divisésen particules déliées , séparées & éloignées