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Sa racine est fibreuse ou trés-ramisiée,à bois blanc recouvert d’une écorce pur-purine.
Les feuilles sortent alternativement &circulaírement le long des branches à desdistances d’un à deux pouces , portées hori-zontalement , ou pendantes fur un pédi-cule demi-cylindrique, trois à quatre foisplus court quelles. Elles font elliptiques ,obtuses , très-courtes ou presque rondes ,longues d’un pouce & demi à deux pouces,à peine de moitié à un quart moins larges ,épaisses , entier es , verd-noires en destùs& luisantes , verd plus clair en deílòus ,velues, laineuses, relevées de trois ner-vures longitudinales.
A l’origine de chaque feuille , fur sescôtés , sortent deux épines coniques, l’unedroite plus longue , l'autre courbée endestòus en crochet , une a deux ibis pluscourte que le pédicule.
Les fleurs font rassemblées au nombrede quinze à vingt à faisselle de chaquefeuille , en un corymbe sphéroïde égal àleur pédicule , portées chacune fur unpédoncule cylindrique un peu plus longqu’elles.
Chaque fleur est hermaphrodite, petite,verte ôt blanche , ouverte en une étoilede deux lignes de diamètre , & posée unpeu au destòus de l’ovaire ou de son disque.Elle consiste en un petit calice à cinq divi-sions triangulaires caduques ; en une corolleà cinq pétales blancs , elliptiques, striés deverd ; & en cinq étamines à anthères jau-nes alternes avec les feuilles du calice ,comme les pétales auxquels elles font oppo-sées. Du fond du calice s’éleve un disqueplat, ridé, autour duqueî sont placées endestòus les pétales de la corolle & lesétamines, assez loin de l’ovaire qui s’élevefar son centre , sous la forme d’un globuleipherique d’une ligne au plus de diamètre ,couronné par deux styles cylindriques ,dont le sommet tronqué & chagriné formeà chacun un stigmate.
L ovaire, en muristànt, devient une baieovoïde trés-courte ou sphéroïde , de huità neuf lignes ds diamètre , à peine d’unquart moins large , verte d’abord, ensuiterougeâtre , lisse , a une loge , contenantun osselet ovoïde très-dur , à deux loges,Tome V.
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dont il en avorte communément une,l’autre contenant une amande ovoïde blan-che à peau brune , composée de deuxcotylédons elliptiques , & d’une radiculeconique courte , qui pointe en bas vers laterre.
Culture. Le bori croît au Malabar, sur-tout autour de Paloerti, dans les terres fa.blonneuses. II commence à porter fruit dèsla dixietne année qu’il a été semé, & con-tinue ainsi jusqu’à cent ans à en porterdeux fois Pan ; savoir , en Mars & enSeptembre.
Qualités. Cet arbre n’a ni odeur nifaveur dans aucune de ses parties. Sesfleurs seulement ont une odeur forte assezdésagréable. Son fruit a une saveur légé-ment acide très-agréable.
Usages. LesMalabares mangent ses fruitsavec plaisir lorsqu’ils sont bien mûrs ; &ils marinent au sel & au vinaigre ceux quine sont pas encore en maturité.
Ses feuilles s’emploient pour frotter &polir les pierres fines.
La décoction de ses feuilles dans le laitse boit comme un doux astringent pourarrêter la gonorrhée violente. On lesfaitcuire auíîi, & on les applique en cata-plasme fur le nombril pour guérir les stran-guries & les difficultés d’uriner. La décoc-tion de fa racine dans l’huile fournit unbaume propre à adoucir les douleurs dela goutte, lersqu’on en frotte les membresqui en font attaqués. Le suc exprimé deson écorce passe pour 1e temede spécifi-que des aphtes. Celui qu’on >qre par expres-sion de sa racine , & qu’on mêle avec lepetit lait & la graine du ricin pilé en émul-íìon , lâche vigoureusement le ventre &entraîne avec lui les humeurs visqueuses.La poudre de fa racine s’unit à la farinedu riz & au beurre , pour former uncataplasme qui s’appíique fur le iront,pour calmer les délires & provoquer lesommeil. .
Remarques. Le bon est une eípece dejujubier particulière , fort approchante decelle qu’on appelle dom & fidom au Séné-gal , & qu’il ne faut pas confondre, commea fait Jean Commelin , avec le ber quidonne la laque , & qui est un arbre dela famille des pistachiers , ni avec le
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