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Tome cinquième.
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ZOZ B O S

iîsforment une de leurs principales parties,& font valoir toutes les autres ; *c’est parleur moyen qu’on couvre toutes les vuesdésagréables. On leur donne toute forte defigures , telles que des étoiles, des quin-conces , cloîtres , salles vertes, galeries,labyrinthes , croix de 8- André , pattesd’oie , chapelets , guilloçhis, culs-de-facs,

carrefours , cabinets , uV.

Voici fous quels traits l’imaginationbrillante de le baron de Tfchoudy areprésenté le me me objet.

Si mon vaisseau long-temps égaré loindu bord.

Ne se hâtoit enfin de regagner le port ;

Peut-être je peindrois les lieux chérisde Flore.

Virg. Géogr. trad. de M. f abbé de Lille.

Qui ne s’est pas une fois trouvé sensibleLux aspects riants des campagnes ? ou estcelui qui n’a jamais esttiyé Ion front à ìafraîcheur des forêts , & ouvert l’oreille àleurs concerts ? que de fois je vous ai vi-sité , bocage dont les ombres s’étendentfur le ruistèau qui coule à Colombé, lansgloire & fans nom ! combien des sensnovices & l’instinct de l’innocence m’ontfait goûter de biens dans votre solitude,«ù j'ai pressé si souvent avec transportles mains généreuses de mon pere, lorf-qu’en me racontant fa vie , il m’infpiroitla vertu ! comme mon cœur palpitoitlorsqu’ari-ivant des contrées ennemies 'j’appercevois vos dômes hospitaliers ! Maisque l’aurore d’un nouveau sentiment em-bellit encore cet asyle! une sorte d’en-chantement en fie un élysée ; ou plutôtune joie que mon cœur ne pouvoir con-tenir , se répandoit comme une rosée bril-lante sur tons les objets qu’il m’offroit.

O vous qui ornez ma vie ! dirai-je ce qu’àpeine je suffisois à sentir, lorsque , les brasunis , nous parcourions les bords de cebois aimé ? Même à présent ces idées dé-licieuses se mêlent à celles qui naissent demon sujet. Est-ce donc que l’imaginationaime à rassembler tout ce qui plaît sousun même point de vue j le plaisir se com-Poseroit-il des souvenirs & de I’eípérance ?fans doute, car la nature sourit en vainaux cœurs arides j que font pour les indif-

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férents les beautés intéressantes & variéesî qa’elle étale ; les jardins où fart l’enrichit,ces bosquets même où elle repoie si mol-lement , & que je vais peindre , non paspour eux , non pas pour le peuple de nosCrésus ? Qu’ils adoptent, s’ils veulent ,une froide symmétrie ; qu’ils se plaisent ivoir sortir des figures bizarres sous leciseau , ou qu’ils enferment entre des mu-railles une pelouse monotone , peu réim-porte , je parle à l’ami de la nature de cequ elle m’a appris.

Ne voulez-vous que recueillir au frais lesoiseaux & vos pensées ? jetez des massesd’arbres & d’arbustes entre des sentierssinueux , tels que ceux où les amans & lespoetes vont rêver si volontiers : égarezune fontaine au plus épais de Pombrage :qu’elle tombe avec une douce harmoniedans un bassin irrégulier , bordé de roseaux& de rameaux fleuris qu’il puiflè réfléchir :ménagez un espace pour s’y asseoir fur leduvet de la terre , & semez la violette furdes sophas de gazon.: que les plantes amiesde l’ombre soient répandues çà & là: invi-tez le rosier à pencher ses fleurs avec grâcehors de la verdure : ossirez pour ì’aiíàncede leur ménage Paubepine au rossignol,& le genêt au linot : que le chevre-fèuilleembaume Pair qui circule fous la feuillée ;& que le tremble y frémisse voluptueuse-ment : là j’aimerois aussi à trouver la terrejonchée de prunes bigarrées , à écarter dupié la pomme & la poire , & à contesterla cerise aux loriots. Je ne fais trop si jeme plairois à y rencontrer des statues »même celles de Sylvain ou des nymphes,l’art seroit trop loin de moi ; mais j’ylirois fur les écorces , des vers dictés parun goût délicat : je serois heureux d’y mé-diter , Virgile ou Gefner à la main :jamais je ne voudrois y être interrompuque par la voix de l’amour ou la plaintede Phumanite j il m’y seroit verser de plusdouces larmes j & à la faveur du mystère ,elle m accorderoit d’y essuyer les siennes-

Prévenu que la variété est Porigine I*plus féconde des sensations agréables , q ueles contrastes font la coquetterie de f*nature & le charme de l’art , je réunirois& j’opposerois en quelque endroit le p* l3Sd'sssets qu’il me seroit possible ; ici les fleurs