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Tome cinquième.
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diamètre n’a pas trois lignes. Quelquefoisces corps font fermés par les deux bouts ;d’autres fois la plupart font ouverts parle bout inférieur , & vuides : ce font descoques de foie qui ont été formées par desvers qui s’y font métamorphoses. Les bour-dons qui viennent de ces vers après la mé-tamorphose , laissent les coques ouvertesen en sortant.

II y a aussi dans les gâteaux de petitesmasses irrégulieres ailéz semblables à destruffes , quoique moins dures : on trouvedms chacune un vuide au centre , danslequel il y a des œufs d’un beau blancun peu bleuâtre , longs d’environ une ligne& demie fur un diamètre pluss court desdeux tiers. Le nombre des œufs n’est pas leméme dans chaque masse ; il y en a trois,quatre , quinze , vingt , & même trenteensemble : mais lorfqu’ií y en a tant, ilsfont renfermés dans différentes cavités. Lamatière qui environne les œufs est unepâtée dont fe nourri fient les vers , aprèsqu’ils font éclos. Ces vers font a fiez sembla-bles à ceux des abeilles ; leur couleur estblanche , & ils ont quelques taches noiresfur les côtés : lorfqu’ils ont consommé unepartie de leur pâtée , il arriveroit quelque-fois qu’ils fe feroient jour au dehors , &qu’ils s’expoferoient trop tôt à l’air, si lesbourdons n’avoient foin d’appliquer denouvelle pâtée fur les endroits trop minces.Toute cette matière est de la cire brute :oay reconnoît les poussières des étamines ;elles font humectées par un miel aigrelet.Quoiqu’il fe consomme beaucoup de cettepâtée dans les nids , on ne voit que très-rarement les bourdons y revenir chargés decire ; ce qui fait croire qu’ils avalent lesétamines pour les digérer , & les dégorgerensuite.

II y a dans chaque nid trois ou quatrepetites cavités , remplies de miel : ce fontdes fortes de vases presque cylindriques ,au moins aussi grands que les plus grandescoques , faits avec la même matière quisert de plafond au nid. On ne fait st ce mielsert à ramollir les étamines pour faire la pâ-tée. Les faucheurs connoissent ces petits dé-pôts , & les cherchent pour en boire le miel.

Après avoir enlevé les gateaux d un nid ,on trouve au bout de huit jours, que les

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bourdons _ ont travaillé à en faire de nou-veaux : ils commencent par former dansle milieu du nid une petite mastè de pâtéede la grosseur d’une noisette, qui est poséesur un lit de moufle, & qui tient à unpetit vase plein de miel : c’est sans doutepour recevoir les œufs de la mere que cepremier travail fe fait.

Les vers ^éloignent les uns des antresà mesure qu’ils consument leur pâtée: ainstlorfqu’ils approchent du temps où ils doi-vent prendre leur forme de nymphe , ilsont chacun a fiez d’efpace pour hier leurcoque. Comme ces coques fe trouvent àdécouvert dans la fuite , il est à croireque les bourdons enlèvent les restes depâtée qui font au dehors. Tous les versdonnent à leur coque la méme position :le grand axe est perpendiculaire à l’horizon ,& chacun attache la sienne aux coquesvoisines en la commençant ; c’est par cetteunion que les gâteaux font formés.

Ces mouches au sortir de leur coquen’ont que des couleurs tendres , qui de-viennent plus foncées lorfqu’elles font ex-posées au grand air. En ouvrant dans destermes convenables les plus gros bourdons ,qui font les femelles, on trouve dans leurcorps un ovaire de chaque côté , & onn’y voit qu’une vingtaine d’œufs au plus ;cependant elles en pondent une plus grandequantité : tous ces œufs ne font pas sen-sibles dans le même temps. On croit qu’unnid de bourdons est commencé par une fe-melle qui le peuple peu-â-peu : ce qui rendcette opinion très-probable, c’est qu’à la sinde l’hiver on ne voit voler que des bourdonsfemelles, fans aucuns mâles ni ouvriers. Lespetits bourdons ont un aiguillon comme lesfemelles : les mâles n’en ont point j ils fontde grandeur moyenne. Mais il y a aussi desbourdons de cette même grandeur auin’ont point de sexe, & q ° e l’on doitregarder comme des ouvriers, de mêmeque les petits : ceux-ci paroissent plus actifs,& les autres plus forts. On a observé entreun bourdon de moyenne taille , qui étoitniale, Anne femelle, un accouplement quidura près d’une demi-heure. On s’est aussiassiu'é que les bo l urdons mâles n’ont pointd’aiguillon, & qu’ils ont des parties analorgués à celles des mâles de divers infectes.