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Tome cinquième.
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profond doivent être lies, afín qu’on puisseles retirer, & qu’ils n’y séjournent pointlans qu’on s’en appercoive. Voye\ fig . 8 .Ù 11. PI. II.

L’ufage des bourdonnets St de tous lesdilatans peut être fort nuisible ou fortavantageux , selon la façon dont on s’ensert. Si les bourdonnets ferment un ulcéréprofond -comme on ferme une bouteilleavec son bouchon , ib s opposent à Té-coulement des matières purulentes , &produisent la collection du pus qui cor-rompit les sucs que la circulation conduitvers I’endroit ou il croupit. L’obstacle queles bourdonnets font à l’iílue des matièrespurulentes peut en causer le reflux dans lamalle du íàng, où elles occasionnent,pour peu qu’eíles soient atteintes de pu-tréfaction , des colliquations fâcheuses quidétruisent 1a partie rouge de la malle deshumeurs, & qui rendent cette malle touteséreuse ; delà sont produites les évacua-tions continuelles , qui jettent le corpsdans le marasme & dans une extrême fòi-bleííè , qui est cnsin suivie de la mort.

Si on remplit un ulcéré de bourdonnetsdurs enta liés les uns fur les autres , l’irri-tation qu’ils causeront aux vaisseaux em-pêchera le paííàge des sucs : ils s’arrétent,s’accumulent & le condensent dans lesparois de l’ulcere & y forment des callo-sités qui le rendent incurable à moins qu’onn’en détruise les duretés.

Ces inconvéniens bien observés ont faitbeaucoup crier contre le tamponage desplaies : M. Belloste , dans son Traité duChirurgien d’Hôpital, s’est élevé contrel’usage des bourdonnets qu’il croit fortnuisibles j il blâme même l’attention qu’ona de garnir exactement les plaies caver-neuses avec des bourdonnets mollets : c’estcependant le seul moyen d’empêcher lacollection & le séjour du pus, & d exclurel’air de leur cavité. La charpie s’imbibe dematières purulentes, ces matières se dil-tribuent entre les filets qui les soutiennent,£c les empêchent de se rastèmbler en aucunlieu particulier. La charpie est pour cesmatières , selon l’expreísion de M. Quesnay,une échelle avec laquelle elles peuventmonter du fond de la plaie, jusqu’a ce«quelles trouvent une istue pour s evader 3

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a peu près comme il arrive dans ces dis-tillations qui se font par le moyen d’unelanguette de drap , ou les liqueurs montentjusques pardesiùs les bords du vase qui lescontient. ( T J

* BOURG, ÇHifl. anc. ù mod.J cemot vient du mot allemand burg , ville ,forteresse & château ; il est fort ancienchez les Allemands, comme on peut levoir dans Vegece au IV livre de re mili-tait , caflellum parvum quem burgumvocant y &c. Du temps des empereursCarlovingiens , il n’y avoir en Allemagneque fort peu de villes enfermées de mu-railles ; ce fut Henri l’Oiseleur qui com-mença à bâtir plusieurs forteresses ou bourgspour arrêter les incursions fréquentes desHuns ou Hongrois : pour peupler ces nou-veaux bourgs y on prenoit un neuviemedes habitans de la campagne , & l’on ap-pelloit burger ou bourgeois , ceux quidemeuroient dans les- bourgs ou villes,pour les distinguer des paylans. Aujour-d’hui par bourg, on entend un endroitplus considérable qu’un village , mais quiTest moins qu’un e ville

BOURG - EN - BRESSE , ( Géogr.JTamnum f Burgus Segujianorum , villecapitale de la Breííè, où iì parole que lesRomains rendoient justice aux Ségusiens :l’églife paroissiale & collégiale de Notre-Dame fut érigée en évêché en 15 n ,supprimé Tannée suivante , à la sollicitationde François I , rétabli ensuite en izzi ,& supprimé en 1536.

Sous la halle , qui est une des plus vastesdu royaume , est une chaire antique, où S-Vincent-Ferrier a prêché.

Bourg est la patrie de Meziriac , deClaude Faure , de Vaugelas , de NicolasFaret, & de M. de la Lande , célébré astro-nome de nos jours , qui a enrichi ceDictionnaire de plusieurs articles d’Astro-nomie. ( C J

BoURG-sUR-MER , c Géogr.J ville der rance en Guienne , avec un assez beauport, au confluent de la Dordogne & dsla Garonne, à 6 lieues de Bordeaux. Long.r 7. lat. û.$.

* BOURGACHARDS, f. m. (Histoireeccl.J espece de chanoines réguliers ré-formés , ainsi appelles de la maison de