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premiers instance de tous & chacun lesprocès & différents qui, pour raison demarchandises, assurances, Ùc. seroient musintentés entre marchands & trafiquansâ Toulouse , & par appel au parlementne ladite ville ; leur permettant d’acheterconstruire un bâtiment pour y tenir lajnrisdiction & les assemblées de ladite boursecommune.
Les marchands qu’ilest permis aux prieur& consuls de choisir & de s’alíòcier pourassister aux jugemens de la bourse , s’ap-pellent juges-conseillers de la retenue , &font au nombre de soixante. Voye\ JUGESVE LA RETENUE.
La bourse de Rouen , ou, comme onTappelle , la convention de Rouen , est deÇuelques années plus moderne que cellede Toulouse , n’écant que de l’année 1566,sous le régné de Charles IX , pour le resteelle lui est à peu-près semblable.
La plus nouvelle de toutes les boursesconsulaires est celle de Montpellier , éri-ge'e en 1691 par Louis XIV , pour lesmarchands de cette ville , & dont la juris-diction s etend dans les diocèses de Mont-pellier , Nîmes, Usez, Viviers , le Puy ,Mende , Lodeve , Agde , Beziers, Nar-bonne , & Saint-Pons. Ses officiers fontun prieur , deux juges-consuls , un syndic,& un certain nombre de bourgeois pouraílîster avec eux aux jugemens.
A Bordeaux , les consuls sont appellesjuges-consuls de la bourse commune desmarchands. Voye ç Consuls.
Jusqu’en 1714, le lieu d’assemblée oùles marchands, banquiers, négocians , &agens de change de Paris s’aslèmbloientpour traiter de leur commerce , étoit situédans la grande cour du palais , au dessousde la galerie dauphine , du coté de laconciergerie ; & on Tappelloit la place duchange. Mais alors on choisit Thôtel deNevers, rue Vivienne ; & aux bâtimensqui y croient deja , on en ajouta de nou-veaux pour la commodité des négociansbanquiers , &c & c'est ce qu’on nommeaujourd 11111 a Bans la bourse. On peut envoir les principaux régfemèns dans l’arrétdu conseil du 24 Septembre 1724, & dansle dictionnaire du Commerce de Savary ,tome J 3 page 1080 & suiv.
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La bourse d’Amsterdam est un grandbâtiment de brique & de pierre de taille ,qui a 230 piés de long fur 130 de large,& autour dnqael régné un perisiiso , audessus duquel est une galerie de 20 piésde largeur. Les piliers du péristile sontau nombre de quarante-íìx , tous numé-rotés depuis un jusqu’à quarante-fix , pourdistinguer les places où le tiennent lesmarchands , & aider à les trouver aux per-sonnes qui ont affaire avec eux ; ce quifans cela seroit fort difficile, puisque cebâtiment peut contenir jusqifà 4^00 per-sonnes. La bourse est ouverte tous les joursouvrables depuis midi jusqu’à une heure &demie ou deux heures ; on en annonceTouverture par îe son d’une cloche. A midi& demi on en ferme les portes; on y peutnéanmoins entrer jusqifà une heure enpayant un certain . droit à un commisétabli pour le recevoir.
Outre cette bourse , il y en a encoreune dans la même ville qu’on appelle Iábourse aux grains. C’est une halle spa-cieuse où les marchands de grains, facteurs,Ùc. s’astèmblent tous les lundis, mercredis,& vendredis, depuis dix heures du matinjusqu’à midi, & vendent ou achetent desgrains fous montre. II y a aussi à Roter-dam une bourse très-belle , & qui fait undes principaux ornemens de cette ville,quoique moins grande & moins spacieuseque celle d’Amsterdam.
Bourse a encore , dans le Commerce ,plusieurs significations , dont voici les prin-cipales.
II se dit de ceux qui ont beaucoup d’ar-gent comptant , qu’ils font valoir fur laplace en escomptant des lettres & billetsde change : ainsi on dit, ce marchand estune des meilleures bourses de Paris.
Bourse commune est proprement unesociété qui so fait entre deux ou plusieurspersonnes de même profession , pour par-tager par égale portion les profits , 011supporter les pertes qui peuvent arriverdans leúr trafic. On dit quelquefois tenirla bourse , pour tenir la caiste. Voye 3
Bourse commune s’entend auss de cequi provient des droits, de réceptions ,soit à l’apprentiífàge , soit a la maîtrise ,