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Tome cinquième.
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âppelloit alors en latin buticuldrius; commeon le voit dans une souscription du testa-ment de Philippe-Auguste , rapportée parBugord. Le grand boutilher étoit un descmq grands officiers de la couronne , qui“gstoit dans toutes les patentes des rois,ou du moins affistoit à leur expédition. 11âvoit séance entre les princes , & dispu-^oit sc p a s au connétable. 11 prétendoita voir droit de présider à la chambre desComptes ; & l’on trouve en effet fur lesregistres de cette chambre , qu’en 1397Jean de Bourbon , grand boutillier deFrance , y fut reçu comme premier pré-sident. Depuis même , cette prérogativefut annexée par édit du roi à la chargede grand boudllier ; mais soit négligencedu titulaire de cette derniere charge , soitdispôíition contraire de la part du souve-rain , ce privilège ne subsista pas , & lacharge de grand b&utillier fit elle-mêmeplace à celle de grand échanson. Au reste jcette dignité étoit fort considérable du >temps de Charlemagne j & Hincmar danslès lettres en parle comme d’un des prin-cipaux postes du palais de nos rois. íG)

, BOUTIQUE , f. f. s Commerce. ) lieu©u les marchands exposent leurs marchan-dises en vente , qui est ouvert fur la rue .& au rez-de-chaussée. On lappelloit au- jtrefois fenêtre & ouvroir } comme on levoit dans les anciens statuts des commu-nautés des Arts & Métiers.

On dit dans le commerce , lever 3 ouvrirboutique ; garder , conduire la boutique ;se mettre en boutique; garçon de boutique }fille de boutique , &c.

11 y a auffi des boutiques dans les foires,dans les salles du palais, &c. On appelleencore boutiques certains étaux portatifs,à l’abri dei'quels se mettent les petits mar-chands dans les foires. Voye\ ÉTAU.

Boutique se dit auísi du fonds d’tinRe négociant a vendu ou cédéc’eftTdi™ ' ?, «W» . i son aíïocié ,

teriersïnns'Sf ?„ “dSlti” lelés marchandises qu’on veut conserve^*** 6

Garde-boutìque se dit d’une vieille étoffedéfectueuse ou qui n’est plus de mode..

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BOUTIQUE, dans le commerce du poissond’eau-douce , est un bateau dont se ser-vent les marchands de poislòn pour levoiturer & le nourrir en attendant qu’ilsle vendent. Ces bateaux font percés dedivers trous au destòus du niveau de lariviere , & ne font soutenus fur seau quepar le vuide qui est à Pavant & à l’arriere.

A Paris, la plupart de ces boutiquesfont placées au port Saint-Paul & à ladescente du pont Marie. Le prévôt desmarchands & les échevins connoissent descontestations & délits fur le fait desditesboutiques . (GJ

BOUTIS , f. m. c’est ainsi qu’on appelleen Vénerie , tous les lieux où les bêtesnoires ont remué la terre ; on dit , cesforêts font toutes remplies de boutis.

5 BOUTISSE , f. f. terme d’Architecture >c’est une pierre dont la plus grande lon-gueur est dans le corps du mur. Elle estdifférente du carreau , en ce qu’elle pré-sente moins de face ou de parement, &qu’elle a plus de queue, f P)

BOUTOI , f. m. apri rojirum , f termede Blason. J bout du groin du sanglier quel’on nomme lorsqu’il est d’émail différent dela hure , ou lorsqu’il se trouve tourné versle haut de Pécu, car ordinairement la huredu sanglier étant posée en fasce , le boutoiest tourné au flanc dextre.

, Lsc Couetgousan en Bretagne ; S argenta la hure de sanglier de fable , le boutoitourne vers le haut de Vécu } la défense del émail du champ. ÇG. D. L. T. )BOUTOIR ou BOUTOI, s m. c’esten Venerie , le bout du nez des bêtesnoires ' on dit, ce sanglier a le boutoirsort.

BOUTOIR , outil de Corroyeur ; c’estune espece de couteau emmanché par lesdeux bouts , à peu-près comme la planedes Tonneliers , à P exception que les man-ches n’en font pas recourbes. Les Cor-royeurs sc fervent de cet instrument pourbouter les cuirs qu’ils veulent corroyer.

Ces artisans ont deux sortes de boutoirs ;l'un dont le tranchant est émouflé , &qu’on appelle pour cette raison un couteawsourd ; l’autre au contraire a le tranchantfort affilé, Uojt^CoRROYER.

Boutoir ; les Maréchaux appellent?