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Tome cinquième.
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distances égales , autant qu’il est possible.II fait fur chaque pointe cinq ou six tours,en allant de l’une à l’autre , pour formerles coins. Voye\ Coins. II ôte les pointes,prend une aiguille enfilée de gros fil, lafiche en dessous dans les tours faits ; faitun tour fur un coin , ph e fi>n poil fur lefil de son aiguille ; retourne fur le mêmecoin , y arrête son poil en le pliant commeci-dessus , & gagne un autre coin où ilfait encore deux tours ; ainsi du reste juf-qu’à la croix. Voye^ CROIX. II arrête lepié du bouton avec le fil de son aiguille,& donne son ouvrage en cet état à unautre ouvrier qui f arrête. Arrêter , c’estfaire un point en croix fur les tours quiterminent le bouton. On fe sert pour cetesset de Paiguille, & d’un fil pareil à celuidu bouton.

Les Boutons à pierre ne sont autrechose que des cailloux , des pierres ou descrystaux , auxquels le Lapidaire a donnéla forme de bouton , & qui reçoivent duMetteur-en-œuvre une monture propre àf u sage du bouton.

Les Boutons en argent, or & cuivre ,ne sont autre chose que des feuilles minces& rondes de ces métaux, auxquelles ondonne la forme de boutons par le moyende tas où l'on a pratiqué à l’aide du poin-çon , des concavités dans lesquelles lesfeuilles écant frappées, elles prennent nonseulement la figure convexe , mais encorecette figure fur tous les ornemens qu’ona pratiqués en creux dans le tas.

Bouton plane, en terme de Bouton-nier , est un bouton d’un métal quelcon-que , en plein , monté fur un moule , &le reste du vuide rempli d’une efpece deciment. La matière de ces boutons esttantôt du plomb, tantôt de férain argenté,tantôt du cuivre & de Pargent, & plusrarement de Por. Les Boutonniers pren-nent les trois derniers métaux, Iun chezle Fondeur, & les autres chez POrfevre.Quant au plomb ou à l’étain argente , ilsfondent Pun & Vautre , & argentent ledernier chez eux. Leur moule est un mor-rçeau de fonte de la forme qu’il a plu delui donner , gravé d’un trou de la profon-deur que doit avoir la calotte. On jetteh matière fondue dans un mpule j on le

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penche austì-tôt de côté , pour verser famatière qui remplit la calotte : elle tombe J& ne laissent que celle qui s’est d’abordfigée aux parois du moule, il vient unecalotte creuse. Le cuivre , Pargent & Poren rubans, sont coupés à l’emporte-pieceen ronds de différentes grandeurs. Alorson emboutit tous ces métaux dans un tasuni ou gravé en creux, en frappant furdes bouterolles. Voyei BoUTEROLLES.On coupe le plus gros autour avec desciseaux. On passe la corde à boyau dansles moules , en commençant d’abord parun trou , & allant de Pun à Pautre jus-qu au quatrième ; ce qui forme deux toursfur le bouton. On fait les deux autres enpassant par les mêmes trous, & remplis-sant les espaces vuides. On fait fondre lemastic pilé dans les calottes exposées furle feu dans une platine de fer à bord ,d’un demi-pcuce de haut, & remplie defablon à une certaine épaisseur , qui sert àentretenir la chaleur, & à empêcher que lescalottes ne fondent. Le mastic fondu , ony met le moule. Voye\ Moule. On sertieles calottes autour du moule fur un tour ,

& avec des brunistoires : enfin on rabatla calotte avec une langue de serpenttranchante , en coupant l’extrêmité enbiseau , & l’appliquant le plus près dumoule qu’il fe peut. On polit pour dernierefaçon les boutons , de quelque métal qu’ilssoient, & on les attache par douzaines furun petit carton quarté.

*’ Bouton ( Moule de ), Arts md-çhaniques. Le travail des moules de bou-ton est un très-petit art , dont voici ladescription. Les moules de bouton sontassez ordinairement de bois de chêne. IIfaut se procurer des bûches de ce boisde six à sept pouces en quarté. On prendces bûches ; on a^ une efpece d’étau debois , entre les mâchoires duquel on lesplace les unes âpres les autres. Deux ou-vtsers ou scieurs , coupent avec une sciela bûche en tranches de l’épaisseur de 4 ,

5 > ® > 7 lignes. Ces tranches passent entreles mains d’un ouvrier assis fur une efpecede chevalet , jambe deçà , jambe delà , "

6 ayant devant lui le moule perçoit montéfur une poulie , & posé par ses deux ex?tpêmités fur deux appuis qui servent de