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prestes & un bandage consentis, qui negène point la sortie de surine. II ne diffèrepoint de i’appareil de la lythotomie. Voye\Lythotomie.
L’objet de la Chirurgie est de guérir &non d’opérer : ainsi dès qu’on a fait laboutonnière au périnée, on n’a rempli qu’undes points du traitement, & le malade setrouve simplement dans une dispositionfavorable pour recevoir les secours qu’unchirurgien intelligent doit lui procurer.Cette opération permet siffue aux matièresgraveleuses , dont il faut aider la sortie pardes injections , & dont il faut quelqueioisfaire l’extraction lorsqu’il se trouve depetites pierres , dont le volume fera d’undiamètre plus grand que celui des ouvertureslatérales de l’extrêmité antérieure de lacannule. Voye\ Cannule. Les injectionsdoivent être appropriées à la nature & àl’état de la maladie qqi les exige , parcequ’il faut quelquefois mettre des fongus ensuppuration ; tantôt mondifier une vessiemalade , deterger ensuite les ulcérés ;d’autres fois fortifier les fibres qui ont perduleur ressort, &c. Lorsqu’on sera parvenu àrétablir les choses dans l’état naturel , parl’usage successif ou combiné des différonsmoyens qui seront indiqués , on supprimela cannule , & on met dans surette unefonde creuse ou cannelée , courbée en SÇ voye ç Algalie J par laquelle les urinescouleront d’abord en partie : à mesure quela plaie se resserrera , les urines ne pren-dront point d’autre route pouf s’e'couler ;& la plaie n’éfant plus mouillée par lesurines, elle se réunira bientôt.
L’administration des remedes doit êtrevariée , & n’est pas , comme on voit ,moins soumise aux indications dans letraitement des maladies chirurgicales, quedans celui des maladies internes: le manuelchirurgical même doit etre diffèrent ,suivant les circonstances qui se presentent.On sait que sart d’opérer , dépouille detout rapport à la guérison des maladies, &considéré simplement en lui - même ,demande des connoiffances anatomiquestrès-exactes : mais elles ne suffisent pointà un chirurgien. La structure de la partie ne jlui montre point déroutés nouvelles pourdiriger íes opérations : l’usage des parties &
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le méchanisme par lequel elles exécutentleurs fonctions, íbnt absolument nécessairesà savoir , pour qu’on puislè juger sainementde la maladie, qui consiste dans la lésiondes fonctions. C’est fur ces connoiffancesphysiologiques & pathologiques, qui suffi-lent à un habile homme dans l’autrebranche de fart de guérir, & qui dans laChirurgie doivent être soutenues de laconnoiíîànce exacte de la structure , duvolume , de l’etendue , des attaches desparties , _& de leurs différons rapports àcelles qui les environnent, qu’on fait setracer & qu on suit avec toute la certitudepossible, des voies d’opérer qui ne font pointdéterminées par les préceptes. Dans 1 opé-ration de la boutonnière , l’incision estcommune aux tégumens & à j’uretre ;cependant des circonstances particulièresdemandent qu’on étende & qu’on dirigedifféremment la section des parties. IIsurvint à un homme de quarante-cinq ans,par une rétention totale d’urine , unetumeur au périnée qui s’étendoit dans lesbourses , dans les aines , fous la peau quicouvre le pubis & la verge. Le progrès enfut si rapide , qu’en deux fois vingt-quatreheures il survint une suppuration gangre-neuse. On ouvrit en plusieurs endroits dupérinée , des bourses , & des aines ; lesparties se dégorgèrent, les urines coulèrenten abondance, les lambeaux gangreneux sedétachèrent ; on parvint enfin à guérirtoutes ces plaies , excepté une du périnéequi resta nstuleuse , & par laquelle lesurines couloient involontairement. Lemalade avoir déja souffert sopération dela boutonnière sans succès , lorsqu’il seconfia à M. Petit. Je supprime ici le détaildes complications & des traitemens préli-minaires que ce grand praticien mit enusage, pour me restreindre à sopération.M. Petit jugea par la sortie continuelle& involontaire des urines , que Forificeinterne de la fistule étoit au delà dusphincter de la veille , parce que quand letrou d’un-? fistule est en deça du sphincter,
1 urine ne peut sortir par la fistule qu’aprèsetre entrée dans suretre , & elle n’yj entre que par les efforts que le malade faitlorsqu’il veut uriner. Ce malade au con-traire, sans être averti du besoin d’urinèr,